ÉDUCATION NATIONALE/GRÈVE DU
SENA
Vers une
reprise imminente des cours
La rencontre de jeudi
dernier avec le chef de l'Etat laisse présager,
au vu des discussions, une suspension de la
grève des enseignants du Sena. La
décision officielle pourrait être connue lundi
prochain après l'assemblée générale des
bureaux provinciaux.
ILS
demandaient avec insistance l'arbitrage du chef
de l'Etat. Ils l'ont obtenu. Le bureau
exécutif du Syndicat de l'Éducation nationale
(Sena) s'est déclaré hier, lors d'un
point de presse à son siège de la Peyrie,
satisfait de l'entretien qu'il a eu avec
le chef de l'Etat. "Au regard de la
volonté affichée par le président de la
République, chef de l'Etat, à régler les
problèmes des personnels de l'Education, le
bureau du Sena a promis de faire un compte rendu
fidèle à la base pour appréciation, avant de se
prononcer au cours d'une déclaration officielle",
a indiqué Yolande Bilouka.
Les bureaux provinciaux
devront, en effet, se prononcer cette semaine,
après assemblée générale respective, sur
l'éventualité d'un début de cours. La décision
finale pourrait intervenir, selon le secrétaire
provincial du Sena pour l'Estuaire, Fridolin Mve
Messa, au plus tard lundi. D'après le bureau
exécutif du Sena, le président de la République
a, au cours de cet entretien, reconnu la
pertinence des revendications des enseignants
grévistes.
Il aurait ainsi donné son
accord de principe pour l'ensemble des points et
décidé, dans la foulée, de retirer le dossier à
la Primature et de créer une commission
technique délibérante placée sous sa direction.
Cette commission sera
composée de la présidence de la République, de
la Primature, des ministères des Finances et de
l'Economie, de la Fonction publique, de l'Education
nationale et de l'Enseignement supérieur, et du
Sena.
Elle aura pour mission
principale le règlement du conflit opposant le
gouvernement et le Sena, relatif à la
plate-forme revendicative des enseignants et
dont les conclusions seront soumises au chef de
l'Etat.
La présente rencontre fait
suite a l'échec du gouvernement, au premier rang
duquel le ministère de l'Education nationale et
de, l'Enseignement supérieur, de régler ce
conflit qui paralyse, depuis le 22 novembre
dernier, l'enseignement primaire, et dans une
moindre mesure, le secondaire.
Depuis le dépôt de leur
plate-forme revendicative de 28 points, le 13
mars 2006, aucune avancée significative n'a été
enregistrée, déplore le Sena. Et ce, malgré
toutes les tentatives d'appel à la négociation.
Sit-in, marche de
protestation, boycott du vote ...Presque tous
les recours avaient été utilisés. En vain.
Jusqu'à cette rencontre tant souhaitée avec le
chef de l'Etat.
A noter que cette rencontre
au palais présidentiel s'est déroulée en
présence des ministres Toungui (Economie et
Finances), ,pi (Travail), Mabignath ( Education
nationale) et du directeur de cabinet adjoint du
président de la République, Patrice Otha.