RESSOURCES HALIEUTIQUES
• Pénurie de poisson à Gamba/Eclairage
Montée
des eaux, matériels et techniques de pêche
inadaptés en cause
MONTEE
anormale des eaux, matériels et techniques de
pêche inadaptés: Gamba, le chef-lieu du
département de Ndougou, fait face, depuis
quelque temps, a une pénurie de poisson, denrée
riche en protéines qui constitue l'un des
produits de base de la cuisine gabonaise.
Et, selon la loi économique
qui veut qu'en économie libérale lorsque l'offre
est inférieure à la demande les prix montent, le
prix du poisson,jusque-là abordable, a pris
l'ascenseur dans une ville enclavée où le coût
de la vie est déjà très élevé.
Selon la direction générale
des Pêches et de l'Aquaculture (DGPA), les eaux
gabonaises, en général, et celles de Gamba, en
particulier, demeurent toujours très
poissonneuses. Seulement voilà, les pluies qui
tombent actuellement dans le pays ont pour
conséquence une montée anormale des eaux dans la
lagune Ndougou. D'où la raréfaction des
ressources halieutiques observée dans la région.
En pareille circonstance, les
pêcheurs doivent changer leur matériel et leurs
techniques de pêche pour continuer à attraper du
poisson en abondance et ainsi mieux
approvisionner les marchés.
Mais, à en croire la
direction générale des Pêches et de
l'Aquaculture, les intéressés se font, depuis
des mois, un peu tirer l'oreille pour renouveler
leurs équipements de pêche en raison,
soutiennent-ils, du coût élevé de ceux6ci. Or,
c'est ce renouvellement de matériel qui leur
permettra justement de pratiquer la pêche dite
"dignes de fond" (grandes cordes avec
plusieurs hameçons appâtés) et fui cadre
parfaitement avec la situation du moment.
Comme on le voit, insiste la
DGPA, la pénurie actuelle n'a rien à voir avec
mesure qui frappe les étrangers, leur
interdisant de pratiquer la pêche dans certains
cours d'eau du pays.
Pour mémoire, la décision "Portant
interdiction de la pêche aux étrangers dans les
rivières, fleuves et lacs en République
gabonaise ; prise en avril 2001, entre dans
le cadre de la protection et de la conservation
de nos ressources halieutiques.
Le gouvernement entend, plus
que jamais, améliorer la contribution des
ressources halieutiques à l'autosuffisance
alimentaire et faire participer davantage les
nationaux aux activités de ce secteur.
C'est dans cette perspective
qu'il a sollicité et obtenu de la BAD, en
juillet 2006, un prêt de 21 millions de dollars,
environ 12,6 milliards de francs, pour le
développement de nos ressources halieutiques.
L'objectif du "Projet
d'appui au secteur des pêches et de
l'aquaculture" (PSPA) est de contribuer à la
diversification de l'économie gabonaise par la
gestion durable des ressources halieutiques à
travers l'amélioration des conditions de
production, en vue de l'accroissement de la
production et des revenus.
Les principales activités du
projet concernent :'amélioration et le
renforcement du cadre institutionnel et
réglementaire du sous-secteur des pêches et de
l'aquaculture ; la mise en place
d'infrastructures de base pour promotion du
développement de la pêche artisanale et de
l'aquaculture; Ie renforcement des capacités du
personnel de l'administration des pêches et de
l'aquaculture, de même que des populations
vivant de cette â activité.
Le projet vise à porter la
production annuelle à plus de 60 000 tonnes
contre 44 00(7 tonnes actuellement.
Il devrait bénéficier à plus
de 7500 pêcheurs artisanaux, 500 aquaculteurs,
ainsi que 12 000 autres intervenants dans la
filière, notamment la commercialisation et la
transformation.