PROPOS DES ACTES POUR LE
GABON
De
nombreuses attentes encore
!
Outre les "avancées
significatives" notées au cours de l'année qui
s'achève, le peuple gabonais attend davantage
d'actes. Son souhait est celui de voir le
gouvernement "coller" au projet de société du
chef de l'Etat, " Des Actes pour l e Gabon".
DANS son discours des voeux à
l'endroit du Premier ministre, chef du
gouvernement, Jean Eyéghé Ndong, lu dans un
hôtel de la place le lundi 8 janvier 2007,
Georgette Koko, vice-Premier ministre en charge
de l'Environnement, de la Protection de la
Nature, de la Recherche et de la Technologie,
reconnaissait que l'année 2006 "n'aura pas
été totalement négative".
C'est une assertion qui vaut
son pesant d'or, le numéro 2 du gouvernement
ayant également indiqué qu'en dépit des
"avancées significatives" tout au long de
l'année qui vient de s'achever, "beaucoup"
restait encore à faire. Ce qui l'a amené à
souhaiter par la même occasion, la mise en route
des chantiers prévus, dont les conventions ont
déjà été signées, qui pourraient s'avérer
indispensables à l'amélioration des conditions
de vie des Gabonais dont les attentes, à ce
jour, sont de plus en plus nombreuses et
pressantes.
Georgette Koko se réjouissait
de ce que lors de sa dernière tournée
républicaine, le président de la République, ait
procédé à la pose de la première pierre de
l'exploitation du gisement de manganèse de
Ndjolé (Moyen-Ogooué).
Un nouveau chantier dont
l'exploitation, à côté de bien d'autres déjà
confiés à des partenaires Chinois (tel le
gisement de fer de Belinga dans l'Ogooué-Ivindo),
va générer des emplois, apporter un souffle
nouveau d'espoir à de nombreux compatriotes, et
en conséquence un début de solution à l'épineux
problème de chômage dans notre pays.
Depuis sa mise en place en
janvier 2006, le cabinet Jean Eyeghé Ndong, a,
reconnaissons-le, donné le meilleur de lui-même.
Collant, en dépit de la conjoncture qui n'était
pas toujours favorable au plan budgétaire, à la
politique définie par le chef de l'Etat,
Omar Uongo Ondimba, dans son
projet de société "Des Actes pour le
Gabon". Lequel avait suscité l'adhésion
massive des Gabonais qui l'ont brillamment réélu
à la présidentielle des 24 et 25 novembre 2005
Ainsi au chapitre des actes
posés, peut-on citer le relèvement du point
d'indice de 400 à 425 F, et l'augmentation du
salaire minimum interprofessionnel garanti
(Smig) qui est passé de 44 000 à 80 000 F. La
construction des Centres de traitement
ambulatoire (CTA) et des hôpitaux régionaux dans
l'ensemble des neuf provinces du pays, etc.
VOLONTE ET SOUHAITS •
Toutes choses qui dénotent, si besoin en était
encore, la volonté désormais affichée par le
gouvernement de la République, de relever le
défi de traduire en actes concrets les
différents engagements pris par Omar Bongo
Ondimba, afin que les promesses faites également
pendant la présidentielle passée ne restent pas
au stade des simples professions de foi, faute
de "soldats valables, capables et susceptibles"
de relayer efficacement la vision politique du
chef de l'Etat sur le terrain.
D'aucuns se souviennent, que
le président de la République s'était promis de
s'impliquer personnellement dans un
"engagement total en faveur de la réduction
des inégalités et de la lutte contre la
pauvreté et l'exclusion" pour que "demain
soit meilleur qu'aujourd'hui" pour
l'ensemble des populations gabonaises qui
voient, ce qui est légitime, en ce nouveau
septennat d' "OBO" celui de toutes les réponses
à leurs multiples aspirations. Ce, d'autant plus
qu'après des années de crise économique et
financière, notre pays se présente au début de
ce nouveau septennat avec de meilleurs
indicateurs économiques et financiers.
Les prévisions à court et
moyen terme étant plus optimistes, il reste au
prochain gouvernement de réunir les moyens qui
s'imposent pour relancer les investissements et
poursuivre la lutte contre la précarité qui a
aujourd'hui gagné des pans entiers de la
société, principalement les couches les plus
vulnérables. Le gouvernement qui arrive devra
alors se mettre assez rapidement au travail pour
réaliser les autres projets attendus comme : la
construction des routes (dont celle qui part de
Fougamou jusqu`à Tchibanga, aujourd'hui en
piteux état), (érection du nouvel aéroport
international de Libreville à Malibé (route
Cap-Estérias), la construction annoncée des
universités dans trois villes de l'intérieur,
etc.
L'heure sera donc à la
concrétisation efficiente du projet de société
d'Oman Bongo Ondimba, pour "apaiser'', autant
que faire se peut, le coeur des populations
gabonaises qui avaient massivement voté en sa
faveur. Parce qu'effectivement, aujourd'hui plus
qu'hier et mieux que demain, le peuple gabonais
qui attend a besoin du concret dans "la création
des filières d'études et des sections de
formation professionnelle en adéquation avec les
emplois disponibles". Sans oublier la gratuité,
toujours attendue, des soins au Centre
hospitalier de Libreville (CHL),et l'accès à
l'habitat pour de nombreux ménages.