COMMUNIQUÉ FINAL DU CONSEIL
DES MINISTRES
SOUS
la haute présidence de S.E El Hadj Omar Bongo
Ondimba, président de la République, chef de
l'État, le Conseil des ministres s'est
tenu jeudi 11 janvier 2007 à partir de 10 heures
dans la salle habituelle au palais de la
présidence de la République.
A l'ouverture des travaux, le
Conseil s'est félicité de ce que le Gabon ait
été choisi par le Fonds monétaire international
(FMI) ainsi que les autres pays de la
sous-région Afrique centrale, pour abriter le
Centre d'Assistance Technique de l'Afrique
Centrale « Afritac ».
Il s'agit là d'une importante
victoire diplomatique, fruit de l'engagement du
Président de la République à oeuvrer davantage
dans le sens de la dynamisation d'une
coopération toujours plus accrue avec les
institutions internationales, au nombre
desquelles le FMI.
Le Conseil a par ailleurs
noté que la rencontre de Libreville est «
porteuse d'espoir » eu égard d'une part, à
l'engagement pris par les différents Etats de la
sous région d'intensifier leurs efforts de lutte
contre la pauvreté, tels que contenus dans le
document stratégique de réduction de la pauvreté
adopté par caque Etat, et d'autre part au
soutien que le Fonds monétaire international
(FMI) apporte dans le cadre du renforcement des
capacités et de la lutte contre la pauvreté.
Par la suite, le Conseil
a pris acte de ce que le Centre «Afritac» aura,
dans un premier temps comme champ d'actions :
la gestion de la dette et ses
implications ;
la supervision bancaire ;
les réformes budgétaires ;
le suivi de la trésorerie ;
le renforcement des
administrations douanières et fiscales.
Aussi, le Conseil s'est-il
particulièrement réjoui de ce que notre ays ait
été retenu à la présidence du Conseil
'orientation du Centre « Afritac » en la
personne du ministre délégué Hugues Alexandre
Barro Chambrier.
Il convient de souligner
qu'au cours des entretiens que le chef de l'Etat
a eu avec le directeur général du Fonds
monétaire international (FMI), il a été convenu
de la reprise des négociations entre le Gabon et
le FMI en vue de la mise en place d'un programme
à moyen terme.
Ces négociations, dont le
cadre général a déjà été arrêté, reprendront
courant février 2007.
Dans la suite des travaux, le
Conseil des ministres a à nouveau marqué
l'engagement de notre pays à soutenir
l'initiative du Président de la République
Française, consacrant une taxe sur les billets
d'avion sur les vols internationaux, en vue de
financer la lutte contre la pandémie du SIDA, un
des thèmes majeurs qu'abordera le prochain
sommet France-Afrique.
AU TITRE DES PROJETS DE TEXTES
LÉGISLATIFS ET RÉGLEMENTAIRES
MINISTERE DE LA CULTURE, DES
ARTS ET DE L'ÉDUCATION POPULAIRE
Le Conseil a adopté le projet
de décret fixant la composition et les modalités
de fonctionnement de la Commission nationale
pour la décoration des édifices publics et à
usage du public.
Pris en application de
l'article 3 de la Loi n° 10/85 du 29 Janvier
1986, le présent projet de texte vient combler
le vide juridique concernant le taux de
quote-part dû aux artistes et artisans nationaux
lors de la décoration des édifices publics et à
usage public.
Aussi, les chapitres qui
composent ledit projet de décret traitent
respectivement de la composition et des
modalités de fonctionnement de la Commission
Nationale pour la décoration des édifices
publics et à usage du public ;
de la fixation de la
quote-part à au moins 1 % du coût total de
chaque marché public ainsi que de la
rémunération des artistes et artisans nationaux
retenus pour la décoration des édifices publics
et à usage public.
Au sens du présent décret, on
entend par édifice public et à usage du public,
tout ouvrage de bâtiment ou d'infrastructure
réalisé sur commande de l'État ou des
Collectivités locales, à usage administratif,
culturel ou social ;
par décoration, on entend la
réalisation d'oeuvres originales de différentes
natures dans toutes les formes d'expression
artistique et artisanale, notamment la peinture,
la sculpture, la tapisserie, la céramique, le
paysagisme, les arts graphiques, les arts
numériques ;
par artiste, on entend une
personne qui pratique un des beaux arts, un de
leurs prolongements contemporains ou un des arts
appliqués et qui est reconnue comme telle par
l'autorité de tutelle ;
par artisan enfin, on entend un
professionnel qui exerce à son compte un métier
manuel lié à la décoration des édifices.
MINISTÈRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE
Sur présentation de Mme le
ministre d'État, le Conseil a adopté le projet
de Décret fixant les modalités de prise en
charge des malades dans les formations
sanitaires publiques, et ce, en application des
dispositions de F article 109 de l'ordonnance n°
01/95/PR/MSP du 14 Janvier 1995.
Composé de trois (3) chapitres,
le présent projet texte traite respectivement
des formations sanitaires publiques, des usagers
et des prestations concernées ; des modalités de
prise! en charge ; des dispositions verses et
finales. S'agissant des formations sanitaires
publiques visées par ledit texte, elles
comprennent les centres hospitaliers de type
universitaire ; les centres hospitaliers
régionaux ; les hôpitaux régionaux ; les centres
de santé urbains ; les centres médicaux ; les
dispensaires ; les cases de santé ; les
établissements spécifiques.
Ces dispositions s'appliquent
aux agents publics civils et militaires et leurs
ayant-droits ; aux membres des institutions
constitutionnelles et à leurs ayant-droits ; aux
retraités de l'Etat et leurs ayant-droits ; aux
élèves et étudiants ; aux ministres de culte et
assimilés ; aux rsonnes économiquement faibles
telles que définies à l'article 7 de la loi n°
10/82 du 4 Septembre 1983 portant Code de
Garantie Sociale et à leurs ayant-droits ;
aux assujettis de la Caisse
Nationale de Garantie Sociale ;
aux personnes non affiliées à
un organisme de protection sociale ;
aux usagers assurés sociaux
de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale dans
les conditions prévues par l'ordonnance
n'29/77/PR du 07 juillet 1977 instituant une
couverture des frais d'hospitalisation dans les
formations sanitaires de type universitaire ou
de première catégorie.
Aussi, les prestations de
santé et de maternité concernées par le projet
de texte contiennent
les soins externes ;
la couverture des frais
d'hospitalisation ;
les, prestations de
maternité.
Au sens du présent texte, il
faut entendre par soins externes, l'ensemble des
soins requis par l'état de santé d'un malade non
hospitalisé ; qu'il s'agisse de consultations
médicales, de soins infirmiers, de soins
dentaires, d'examens radiologiques, d'examens de
laboratoire, de petite chirurgie ou de toutes
autres prestations à caractère médical ou
paramédical.
Sont également considérés
comme soins externes, les examens périodiques et
les visites médicales subis en application d'un
texte législatif ou réglementaire.
Quant aux modalités de ri se
en charge, en cas d'hospitalisation, les frais
sont couverts par la formation sanitaire
publique concernée ainsi qu'il suit totalement,
pour les personnes économiquement faibles de
nationalité gabonaise et leurs ayant-droits, les
élèves, les étudiants, les ministres de culte et
assimilés et les assujettis de la Caisse
Nationale de Garantie Sociale ;
partiellement, pour les
agents publics, civils et militaires, les
membres des institutions constitutionnelles,
ainsi qu'à leurs ayant-droits.
La quote-part de ces frais
restant à la charge de ces assujettis constitue
le ticket modérateur, qui est acquitté par un
pourcentage prélevé sur le salaire de
l'assujetti.
EN MATIERE DE POLITIQUE
GENERALE
VICE-PRIMATURE, MINISTERE DE
L'ENVIRONNEMENT, DE LA PROTECTION DE LA NATURE,
DE LA RECHERCHE ET DE LA TECHNOLOGIE
Dans le cadre du suivi des
dossiers relatifs à la protection de la couche
d'ozone, Mme le vice-Premier ministre a
sollicité et obtenu du Conseil, l'organisation
d'une réunion des points focaux africains
francophones chargés de l'ozone, du 19 au 22
février 2007 à Libreville.
MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
Le ministre d'Etat a informé
le Conseil, qui en a pris bonne note, de la mise
à disposition de vin deux (22) médecins cubains
dans le cadre de la coopération entre Cuba et le
Gabon. Ces médecins, spécialistes dans les
domaines de l'Anesthésie, de la Radiologie, des
urgences, de la pédiatrie et clé la médecine
intégrée dont seize (16) sont attendus en
remplacement de ceux qui sont en fin de contrat
et six (6) en complément d'effectifs.
MINISTERE DU COMMERCE ET DU
DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, CHARGE DU NEPAD
Le Conseil a marqué son
accord au ministre pour l'organisation de la 3e
édition de la foire syrienne à Libreville, du 15
mars au 15 avril 2007.
MINISTERE DE LA PROMOTION DU
SECTEUR PRIVE, DE L'ECONOMIE SOCIALE ET DE L'ARTISANAT
Pour faire suite aux
recommandations du séminaire sur l'Economie
sociale, le Conseil a marqué son accord pour la
tenue, du 19 au 21 janvier 2007 à Libreville,
des premières journées socio-éducatives sur les
activités du Secteur de l'Artisanat dont les
thèmes retenus portent sur :
les procédures de création et
les mécanismes de financement des micro-projets
;
le fonctionnement et la
gestion d'une entreprise artisanale ;
le fonctionnement et la
gestion d'une coopérative artisanale.
Par ailleurs, le Conseil a
autorisé un certain nombre de missions à
l'étranger des membres du gouvernement. La
notification de chaque mission sera faite aux
différents ministres par le Secrétariat général
du Conseil des ministres.
Le Conseil des ministres a
entériné les mesures individuelles suivantes
MINISTERE DE LA PLANIFICATION
ET DE LA PROGRAMMATION DU DEVELOPPEMENT
COMMISSION NATIONALE DES
TRAVAUX D'INTERET PUBLIC POUR LA PROMOTION DE L'ENTREPRENARIAT
ET DE L'EMPLOI
Secrétaire permanent : M.
DAMAS Richard, précédemment coordonnateur de
la cellule des Projets d'ajustement des secteurs
urbains et des transports (PAPSUT).
Chef de l'unité technique
d'exécution : M. EDZO'O NDONG Gabriel,
ingénieur génie civil, précédemment inspecteur
général au ministère des Transports.
Chef de l'unité administrative
et financière : Mme NKAMA NZE Annick Sylvie,
maîtrise en gestion et administration des
entreprises, précédemment gestionnaire comptable
à CECA-GADIS.
Chef de l'unité de suivi
évaluation : M. EWOMBA jocktane Yves,
ingénieur génie civil, précédemment chef de
mission de contrôle à la Société nouvelle
gabonaise d'études.
chef de l'unité chargé de
l'information, de l'éducation et de la
communication : M. MOUANAMBATSI Yves Roger,
didacticien, enseignant du second degré général,
précédemment en service au lycée Paul Indlendjet
Gondjout.
CABINET DU MINISTRE D'ETAT
Chargé d'études : M. PIRON
Serge Christian, architecte, précédemment
directeur technique à la cellule des Projets
d'ajustement des secteurs urbains et des
transports (PAPSUT).