AVANT-PAPIER / SÉMINAIRE SUR
L'ÉCOTOURISME DU 15 AU 18 JANVIER 2007
Libreville abrite la plus grande rencontre
internationale sur les questions d'écotourisme
Du 15 au 18 janvier prochain,
un séminaire sur l'écotourisme, organisé en
collaboration avec l'Organisation mondiale du
tourisme (OMT), se tiendra dans la capitale
gabonaise, pour traiter des questions
d'écotourisme, d'environnement, de développement
durable.
LE Gabon abrite, du 15 au 18
janvier prochain, un séminaire sur
l'écotourisme, organisé en collaboration avec
l'Organisation mondiale du tourisme (0MT). Il
s'agira de la plus grande rencontre d'envergure
internationale traitant des questions
d'écotourisme, d'environnement, de développement
durable jamais tenue dans notre pays.
Le séminaire de Libreville se
démarque des précédents parce qu'il enregistre
la participation d'une importante équipe de l'OMT
qui sera conduite par le secrétaire général de
cet organisme onusien, Francesco Frangiali.
Le choix du Gabon pour
abriter ce rendez-vous se justifie, notamment,
par l'énorme potentiel biologique dont il
regorge, sa position géographique stratégique
et, surtout, par le rôle de pionnier qu'il loue
dans la sous-région d'Afrique centrale grâce à
son important réseau de parcs nationaux.
S'agissant de ce domaine,
faut-il rappeler que le président de la
République, Omar Bongo Ondimba, avait pris la
décision, le 30 août 2002, de créer 13 parcs
nationaux représentant 11 % du territoire
national, matérialisant ainsi la volonté de
notre pays de s'inscrire dans la logique de la
promotion et du développement de l'écotourisme.
Cette décision intervenait
après les rencontres mondiales e Rio (Sommet de
la Terre) en 1992 et de Johannesburg en 2002, au
cours desquelles le concept de "développement
durable'", longuement évoqué, était apparu comme
une préoccupation majeure de la communauté
internationale.
A la suite de ces rendez-vous
mondiaux, des chercheurs se sont penchés sur ce
paradigme pour tenter de comprendre comment
harmoniser la protection de l'environnement et
le développement socio-économique. Ainsi,
l'écotourisme est-il apparu comme la meilleure
solution à la préoccupation de ces acteurs.
Et c'est à ce titre qu'il a
été salué par l'Organisation des Nations unies
(Onu), à travers ses organes spécialisés
concernés par la question: l'Organisation
moniale du tourisme et le Programme des Nations
unies pour l'environnement (PNUE).
Notre pays n'est donc pas
resté en marge de cette donne mondiale. Et la
décision historique du chef de l'Etat s'inscrit
dans cette logique. On peut
en retenir deux choses. Primo, la rencontre que
Libreville abritera pendant quatre jours,
s'appuie sur la décision historique d'Omar Bongo
Ondimba de consacrer 11 % du territoire à la
conservation de la diversité biologique.
Secundo, elle devrait confronter les expériences
gabonaises et celles des autres pays dans le
domaine de l'écotourisme. De ce fait, elle aura
un volet pédagogique, puisque des experts de I'0
T apporteront leurs expériences au Gabon en
matière de gestion des parcs nationaux à des
fins écotouristiques.
On peut enfin dire que
l'importance de cette activité résulte du fait
qu'elle englobe les aspects économiques,
sociaux, écologiques et scientifiques. Et même
dans le cadre du Document de croissance et de
réduction de la pauvreté (DCRP), le tourisme est
considéré comme' un atout important de lutte
contre la pauvreté, les retombées devant aboutir
directement aux populations environnantes des
parcs nationaux.