PRÉSENTATION DES VOEUX AU
PREMIER MINISTRE
Le
redressement
des
comportements devants s'impose
Jean Eyéghé Ndong qui recevait
hier les voeux de Nouvel An a demandé à ses
ministres et aux responsables des
administrations publiques et parapubliques de
lutter contre le laxisme et les dérapages divers
qui minent les services publics.
APRÈS
les voeux au président de la République vendredi
dernier, c'était au tour du Premier ministre,
chef du gouvernement, jean Eyéghé Ndong, de
recevoir les siens hier à l'hôtel
intercontinental Okoumé Palace de Libreville, au
cours d'une cérémonie solennelle qui a vu la
présence des membres du gouvernement, des
responsables des administrations publiques et
parapubliques, des hauts cadres de ces mêmes
administrations. Manquait à l'appel, toute fois,
le vice-Premier ministre en charge des
Transports, Paul Mba Abessole. Une absence qui a
tout de même laissé libre court à toutes les
supputations et croire à l'existence d'un remou
au sein du gouvernement.
Il n'empêche que le Premier
ministre a saisi l'opportunité de cette
cérémonie pour dénoncer le laxisme et les
dérapages divers observés au sein de
l'administration par un certain nombre de
fonctionnaires au travers des comportements
contre-productifs. Ce qui, on s'en doute,
déteint sur l'image et l'efficacité du service
public.
Face à de tels comportements
qui relèvent à l'évidence de la mauvaise
conduite des uns et des autres, le Premier
ministre prône une action urgente tendant à
redresser ces "comportements déviants". Car pour
Jean Eyéghé Ndong, "une bonne administration
vaut fondamentalement par la qualité des hommes
qui l'animent à tous les niveaux de la pyramide".
C'est pour cela du reste qu'il a cru
bon de féliciter et d'encourager le
personnel méritant des administrations
publiques et parapubliques qui se "dévoue
au quotidien pour assurer un bon
service public en tirant le meilleur
d'elle-même, par une gestion rigoureuse
des ressources humaines débarrassée des
considérations subjectives". Ce n'est que de
cette façon, a dit le tout nouvel élu
du 2e arrondissement de Libreville à
l'Assemblée nationale, que
l'administration se mettra au diapason
des défis à relever.
BEAUCOUP RESTE A FAIRE•
Au reste, le Premier ministre a fait part
aux -)lus hauts responsables de l'administration
de ce que la mise en oeuvre d'une décision
requiert que tous les dépositaires de l'autorité
de l'Etat impliqués dans les dossiers fassent
preuve d'engagement et de solidarité. Car, "il
ne suffit pas de prendre des décisions et des
textes de loi, il faut encore et surtout veiller
à leur application". Le gouvernement constituant
les relais hiérarchiques de l'aboutissement des
instructions du président de la République.
Cette occasion a également
permis au Premier ministre de faire, un bref
bilan de son action à la tête du gouvernement.
S'il ne se gargarise pas pour autant des efforts
fournis par son gouvernement, il note cependant
qu'il y a eu des acquis significatifs qui
constituent le fruit du travail d'équipe que le
gouvernement forme autour du président de la
République, Omar Bongo Ondimba. Parmi ces acquis
il y a l'allègement des coûts de l'offre de
santé et de la scolarité, le renforcement de la
protection sociale et le relèvement du SMIG,
ainsi que du point d'indice dans la Fonction
publique. Autant de mesures qui s'inscrivent,
selon le Premier ministre, dans la logique des
"Actes" que le président de la République s'est
engagé à réaliser pour le Gabon dans le cadre de
son projet de société qui intègre la lutte
contre la précarité et la pauvreté aux quelles
certains compatriotes sont malheureusement en
proie.
La lutte contre ces maux,
ainsi que la résorption du chômage, déclare Jean
Eyéghé Ndong, ne peuvent trouver de solutions
efficaces que si notre économie s'inscrit
résolument dans une perspective de croissance.
C'est pour cela qu'il a exhorté tous les acteurs
privés à plus d'efforts afin d'atteindre cet
objectif de croissance dont les fruits,
précise-t-il, engendrent des richesses qui,
équitablement réparties, peuvent au mieux
participer à l'amélioration des conditions de
vie des travailleurs et des populations.
Mais, le chef du Gouvernement
reste pour le moins conscient de ce que dans le
domaine social et dans celui des
infrastructures, notamment en ce qui concerne
les routes, beaucoup reste à faire.