ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 08 Janvier 2007

 

PRÉSENTATION DES VOEUX AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Pour le retour de l'autorité de l'Etat

RÉPONDANT aux responsables des institutions constitutionnelles, au maire et à l'archevêque de Libreville venus lui adresser vendredi dernier leurs voeux de Nouvel An, le président de la République, Omar Bongo Ondimba, s'est indigné de l'absence de civisme dont font preuve certains compatriotes. derniers ont, en effet, -développé des comportements pour le moins blâmables, bravant souvent l'autorité de l'Etat en érigeant à chaque mouvement d'humeur des barricades et en se livrant à d'autres actes répréhensibles qui causent, bien évidemment, du tort au bon fonctionnement de la société.

Dans l'esprit du président de la République, un retour aux vieilles méthodes d'enseignement de l'instruction civique s'impose donc avec beaucoup d'acuité au regard de la perte de bien des valeurs qui fondent l'Etat de droit. La démocratie exige un régime fort qui impose le respect des lois et des institutions de la République "a martelé le chef de l'Etat qui ne comprend pas comment la société a pu faire, ce bond en arrière au point de perdre complètement tous ses repères.

Il est manifestement temps de sonner le tocsin, car l'absence de civisme est un réel frein à la construction de la nation gabonaise. Quel amour peut-on avoir, pour le pays lorsqu'on n'est même pas capable de chanter l'hymne national, encore moins de respecter le drapeau qui sont autant de symboles qui forgent l'esprit patriotique ?

Si l'on s'en tient au fait que l'exemple vient du haut, nul doute que c'est d'abord et avant tout à ceux qui nous servent de modèles au sein de la société qu'il faut en premier poser la question sur l'origine de ce glissement des valeurs. En tout cas les exemples fourmillent qui montrent clairement que certains responsables de notre pays ne sont pas du tout exempts de tout reproche quant au dépérissement des valeurs citoyennes. Comme en témoignent les comportements de certaines personnes influentes imitées par d'autres de statut social modeste qui narguent l'arrêté interdisant aux voitures de circuler avec des vitres fumées. Des comportements qui font souvent le lit, on s'en doute, à l'inobservation de la loi par les populations.

Au demeurant, les principes généraux du droit imposent une bonne moralité de la part des icônes de la société. Or, bien des personnalités ne peuvent nullement se prévaloir d'être des références en la matière au regard de leurs agissements (corruption, forfaiture, pots de vin, etc.) des actions que réprouve la morale et qui heurtent la sensibilité du plus grand nombre.

IMPUNITE• Ces actes répréhensibles restent curieusement impunis. C'est à se demander du reste à quoi sert la Commission de lutte contre l'enrichissement illicite créée justement pour lutter contre ce genre de maux. Ce phénomène de l'impunité est en réalité une vraie gangrène pour la société gabonaise. Une équation difficile à résoudre pour les gouvernants.

Aussi longtemps que l'Etat se montrera incapable de mettre en place des outils de justice efficaces, certaines personnes se sentiront toujours au-dessus d'autres, très puissantes et intouchables. Elles continueront de se moquer éperdument de la justice de notre pays et participeront activement à l'affaiblissement de l'autorité de l'Etat. Ainsi que l'affirmait fort justement le premier président de la Cour de Cassation, Antoine Nguéma Essono, la justice en tout temps est le socle sur lequel est bâti un Etat de droit. On ne peut nullement construire un pays, partant un Etat fort, sans l'instauration d'une justice tout aussi forte qu'équitable. "Sans justice il n'y a pas de démocratie et sans démocratie, il n'y a pas de développement durable"; a dit le Premier président de la Cour de Cassation.

Au demeurant, un Etat démocratique et fort ne se justifie pas seulement par la seule mise en place d'un cadre institutionnel. Celui-ci doit reposer davantage sur le strict respect des règles édictées pour son fonctionnement.

Aussi, en dépit de l'organisation actuelle de la vie politique basée sur l'institutionnalisation du pouvoir, la société devrait-elle, elle-même s'organiser en vue de limiter un certain nombre d'abus. Cela à travers la mise en place de véritables contre-pouvoirs. De sorte que le corps électoral, judiciaire, le Parlement, les syndicats, la presse bien évidemment et autres associations qui constituent autant d'entités de limitation des abus, ne soient pas de simples instruments au service des décideurs.

Bâtir une société équitable passe, certes, nécessairement par le fonctionnement de la justice, mais aussi par i'accomplissement par chacune de ces entités du rôle qui lui est dévolu. Dès lors qu'il y a connivence et compromission, la société démocratique, juste et équitable à laquelle les uns et les autres aspirent ne sera lamais qu'une simple vue de l'esprit. Et le retour de l'autorité de l'Etat que préconise le président de la République aura du mal à prendre corps.

Source : Journal L'Union Plus du 08 Janvier 2007

 



   

PRÉSENTATION DES VOEUX AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Le président Omar Bongo Ondimba veut un gouvernement dynamique

PRÉSENTATION DES VOEUX AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Pour le retour de l'autorité de l'Etat

PROMOTION DE L'ACCES AU LOGEMENT
La banque de l'habitat du Gabon lance officiellement ses activités

RÉSEAU ROUTIER/ RÉHABILITATION DE LÀ ROUTE DU PK8
« Les travaux en cours sont plus des reprises de chaussées que des bouchages de nids de poule »

CYCLISME / EN PRÉLUDE DE LA TROPICALE AMISSA BONGO
Conférence de presse, samedi dernier
Tout est fin prêt

Pour moi quoi...Makaya
A cause de notre route-Toile-de-Pénélope-là, la chose est passée inaperçue.