PRÉSENTATION DES VOEUX AU
PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Le
président Omar Bongo Ondimba veut un
gouvernement dynamique
En demandant à ce pan de
l'Exécutif qui sera formé dans les tout
prochains jours de changer de fusil d'épaule, le
chef de l'Etat affiche clairement sa volonté de
voir les ministres prendre à bras-le-corps les
problèmes des Gabonais en accélérant la mise en
œuvre de son projet pour le Gabon.
LE
président Omar Bongo Ondimba veut un
gouvernement dynamique en invitant l'équipe qui
sera formée dans les tout prochains jours «à
changer de fusil d'épaule», c'est-à-dire,
revoir ses stratégies en vue de la mise en
oeuvre de sa politique de réduction de la
pauvreté, la précarité et la relance de
l'économie du pays.
Au terme de la première année
du mandat Présidentiel entamé le 19 janvier 2006
lors de sa prestation de serment à la cité de la
Démocratie, l'invite solennelle du chef de l'Etat
gabonais faite à l'occasion de la cérémonie de
présentation des voeux de l'ensemble des
institutions constitutionnelles du pays, exprime
son souhait clair de voir les ministres pendre à
bras-le-corps les problèmes des Gabonais,
confrontés à la précarité qui touche
principalement les couches les plus
défavorisées, qu'il s'agisse,. des familles sans
ressources, des indigents, ainsi qu'au chômage.
Il affirme son engagement ferme de voir ce
pan de l'Exécutif hâter davantage son action
pour répondre aux nombreuses attentes des
populations qui sont en quête d'un mieux-être.
Ce qui signifie, en d'autres termes, a la suite
des élections des députés à l'Assemblée
nationale les 17 et 24 décembre dernier,
débouchant sur la formation d'un nouveau
gouvernement, que le Premier ministre et les
ministres fassent preuve de davantage de
dynamisme, d'audace et de courage dans la
gestion des nombreux problèmes de développement
et surtout dans la satisfaction progressive des
attentes sociales et des espoirs des Gabonais.
CAPACITE
• Cela implique, au vu de l'espoir suscite
par les premiers actes posés en vue dé la
matérialisation, du programme «Mon projet,
des Actes pour le Gabon » ainsi que les
perspectives prometteuses en matière économique
avec le lancement attendu des grands travaux
dans plusieurs zones du pays, que l'ensemble des
hommes et femmes appelés à diriger les
départements ministériels et principalement le
Premier ministre, lui-même, fassent montre de
courage dans l'accomplissement des missions qui
leur seront assignées. Le courage étant la
première vertu des hommes politiques, il
illustre, tout à la fois, la capacité à
reconnaître ses erreurs et à accomplir des
réformes difficiles, au seul bénéfice des
populations et de la nation que l'on sert.
Assurément, l'appel du
président de la République exige, dans ce
contexte de renouveau et d'espoir qu'il entend
susciter dans l'opinion nationale, un véritable
aggiornamento dans la pratique gouvernementale.
Notamment dans la gestion quotidienne des
dossiers soumis à ces membres du
gouvernement qui ne devraient pas se complaire
dans l'attentisme et l'aisance matérielle que
procure la fonction ministérielle. La
matérialisation des axes majeurs du projet
novateur sur la base duquel il a été élu en
novembre 2005 doit amener chacun des
responsables des départements ministériels à
oeuvrer dans le sens de la mise en oeuvre
effective des axes de la politique de son
ministère. Car, dans l'opinion nationale où l'on
a le sentiment au fil des remaniements
ministériels que pas grand chose ne bouge
réellement depuis des années, en raison de
l'appréciation diverse qu'ils ont de l'action
politique, il est nécessaire aujourd'hui de
modifier la donne en s'attaquant plus que par le
passé de manière frontale aux nombreux problèmes
qui minent le quotidien des Gabonais.
Certes, diverses actions
significatives ont été posées durant la première
année du nouveau mandat de Bongo Ondimba à la
tête du pays, par l'équipe gouvernementale
conduite par le Premier ministre, Jean Eyeghé
Ndong. Même si dans l'ensemble elle n'a pu
donner, en douze mois, la peine mesure de sa
capacité à sortir le pays des eaux froides de la
crise, il n'en demeure pas moins que des acquis
sociaux importants ont été enregistrés au
courant dé l'année 2006. Pêle-mêle, on peut
citer, l'augmentation du Smig bloqué pendant
plus de deux décennies, la revalorisation du
point d'indice, les actions initiées en vue de
l'amélioration de l'offre de santé au Centre
hospitalier de Libreville (CHL) et des
structures sanitaires de l'arrière6pays, la mise
en place de l'assurance-maladie, la gestion
positive des pensions de retraite et autres
allocations, etc. Tout ceci concourant au
mieux-être des populations gabonaises.
ARGUMENT • Mais, à l'aube
de la deuxième année, le dynamisme
gouvernemental que souhaite sérieusement
impulser le président de la République à cette
équipe ministérielle, pourrait bien, s'il se
traduit concrètement, augurer de lus grandes
réalisations. 'efficacité reposera autant sur le
profil et la capacité des uns et des autres
compatriotes choisis pour faire partie de la
prochaine équipe gouvernementale. Si l'équipe
Eyéghé Ndong qui compte 49 membres répondait
dans sa formation et son ossature à la double
volonté présidentielle de satisfaire un plus
grand nombre d'acteurs ayant contribué à la
victoire du président Omar Bongo Ondimba en
novembre 2005 et de rester conforme à sa
constante volonté d'ouverture, c'est-à-dire,
associer le plus grand nombre de compatriotes à
la gestion des affaires de l'Etat. Cela sans
tenir compte des idées et des opinions
politiques des uns et des autres fils de notre
pays. Même si d'aucuns se refusent à faire le
lien entre le nombre des ministres et
l'efficacité, généralement à l'épreuve des faits
il est difficile de montrer la véracité de cet
argument.
Reste que pour autant que
cette question ne soit pas prise en compte dans
la formation de la prochaine équipe ministériel
en raison du maintien d'un certain nombre de
paramètres, seule la capacité et l'ambition
nationale de ce groupe permettront d'inscrire
action gouvernementale dans la logique ayant
sous tendu l'appel du président de la
République. A ce sujet, le gouvernement qui sera
constitué au sortir des dernières Législatives
que notre pays vient de vivre, ne saurait
compter en son sein des hommes et des femmes qui
se complaisent dans un immobilisme qui cause du
tort à l'efficacité gouvernementale. Cette
équipe ne devrait pas, non plus, compter une
classe de hauts cadres du pays qu'a fustigé,
d'ailleurs, Omar Bongo Ondimba, en parlant de
ces jeunes bardés de diplômes, dont on vante les
qualités intrinsèques, mais qui une fois appelés
au gouvernement, s'y comportent comme des
Attila, à savoir que rien ne repousse sous leurs
pas. Ou encore, ceux qui font du carriérisme,
jouant "perso" au détriment de l'indispensable
cohésion qui doit régner autour du président de
la République. Le chef de l'Etat déterminant, en
concertation avec le gouvernement, la politique
de la nation, doit compter sur des acteurs
politiques partageant tous autant qu'ils sont
l'ambition nationale et collective de travailler
pour le bien de la nation toute entière. Les
attentes sont nombreuses et pressantes. Aussi
bien en ce qui concerne la route qui suscite
aujourd'hui encore de sérieuses inquiétudes en
raison de la dégradation avancée de certaines
artères, notamment la Nationale 1 malgré les
fonds alloués tous les ans pour l'entretien
routier, que de la santé publique, l'éducation,
le logement et l'habitat, les transports et
l'emploi. De même que les autres secteurs
générateurs de richesses, l'engagement de
l'équipe gouvernementale devra se traduire par
une action vigoureuse et soutenue palpable sur
le terrain. D'autant, qu'après l'année d'état de
grâce dont aura bénéficié l'équipe
gouvernementale qui se retrouve ce matin à
l'hôtel Okoumé Palace de Libreville pour la
traditionnelle cérémonie de présentation de
voeux au Premier ministre, jean Eyéghé, aucun
sursis ne lui sera accordé, encore moins, à son
chef s'il est reconduit, par la suite, à la
Primature.