POINT PRESSE DES ETUDIANTS
La
dérive autoritaire dénoncée
Pour les étudiants, le Conseil
rectoral est responsable de la chienlit qui
s'est installée dans l'Institution.
LES
étudiants ont récemment animé un point de presse
sur la situation délétère qui prévaut à
l'Université Omar Bongo (UOB). Au regard du ton
utilisé, il y a lieu de dire que c'était une
réponse à l'échange entre le recteur et les
enseignants (voir article ci-dessus.)
Pour les étudiants, le
mouvement d'humeur du 17 mai, 2006 se justifiait
par la récurrence des problèmes qui minent le
fonctionnement normal de l'Institution,
notamment l'équipement en tables-bancs, bureaux
et chaises des salles de cours, la construction
et l'aménagement des toilettes publiques et
l'élection du conseil de la vie étudiante.
La séance de travail, à la
Primature, dans la perspective de la résolution
de ces problèmes a permis de trouver une
solution à certains d'entre eux: réhabilitation
de la climatisation, rétablissement de l'eau,
fourniture de nouveaux ouvrages, matériels
informatiques et bureautiques pour fa
Bibliothèque universitaire (BU), dotation d'une
salle en outils informatiques, pour les
étudiants de 2e et 3e cycles et acquisition du
matériel de reprographie pour les deux facultés.
Ces avancées ont décidé les étudiants à
suspendre ledit mouvement.
Toutefois, disent-ils, avec
l'arrivée des nouvelles autorités
universitaires, le principe de la continuité du
service public qui voudrait qu'aucune rupture ne
soit perceptible dans l'exécution des
revendications contenues dans le cahier de
charges n'a pas été respecté. "'C'est le
relus de collaboration qui constitue la cause de
la récente insurrection de la communauté
estudiantine qui débute le 7 décembre 2006';
ont déclaré les étudiants qui ont ajouté qu'à la
suite du durcissement dudit mouvement, les
autorités universitaires ont daigné les inviter
sept jours après à négocier.
La pertinence des différentes
revendications a été reconnue par le recteur de
l'UOB. Mais, ont-ils fait remarquer, au moment
où ils s'apprêtaient à examiner minutieusement
la faisabilité du cahier de charges, le Conseil
rectoral a versé dans la dérive autoritaire, en
organisant des conseils de discipline émaillés
de nombreuses irrégularités, rompant ainsi avec
l'esprit de dialogue.
Aussi, consciente de ce que
les décisions prises relèvent du non dit, la
communauté estudiantine interpelle-t-elle
l'opinion nationale et internationale sur les
conséquences de tels dérapages, lesquels ne
favorisent pas la sérénité et la paix sociale.
Elle invite les autorités administratives de l'UOB
et les plus hautes autorités politiques de la
République a prendre toute la mesure de cette
situation.