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Le quotidien l'Union du 06 et 07 Janvier 2007

 

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR / UOB

Réunion sur la situation préoccupante de l'institution à l'ENS

"Montrer de la fermeté envers les étudiants exclus"

C'est l'appel lancé par le recteur, Fidèle-Pierre Nzé-Nguéma aux enseignants qu'il a récemment réunis à l'auditorium Tremblay de l'Ecole normale supérieure (ENS) de Libreville.

FACE à l'infinie dérive de l'Université Omar Bongo (UOB) due à la disparition des normes et valeurs communes à ses membres, le recteur de cette institution a réuni les enseignants. But: réfléchir sur les soubresauts que connaît la plus ancienne des Universités gabonaises et affirmer le soutien de la communauté universitaire à la décision décanale portant délibération du Conseil de discipline de la Faculté de lettres et sciences humaines (Flsh).

Par rapport aux soubresauts, le recteur dit qu'ils sont le fait de quelques étudiants manipulés par des politiques en mal de popularité. Ces mains invisibles ont fini par faire de ces étudiants des "Seigneurs du chahut et de la contestation stérile ". On en veut pour preuve, le dernier acte qu'ils viennent de poser.

En effet, ils ont purement et simplement cadenassé le rectorat et le bureau de l'Agent comptable. Au motif, disent-ils, que les législatives étant terminées, il y aura formation d'un nouveau gouvernement de la République où ne devrait plus figurer l'actuel ministre de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur.

Selon leur logique, il faut donc empêcher que le recteur, nommé par le Pr Albert Ondo Ossa, ne fasse son travail. N'ai je pas été choisi pour remplir certaines fonctions au sein de l'Institution ?", s'est-il demandé.

II faut dire que la dérive de l'UOB l'a décidé à saisir les autorités politiques. Dans le but de requérir la force publique aux fins de rétablir l'ordre au sein du campus. Parce qu'il n'existe malheureusement pas de police universitaire.

DISPOSITIONS STATUTAIRES• Mais, force est de constater qu'à ce jour, aucune réponse ne lui a été donnée. Pourtant, Fidèle-Pierre Nze-Nguema déclare n'avoir agi que par rapport aux dispositions statutaires de l'Institution qu'il administre ! Pour répondre au souci de tout le monde : le fonctionnement normal de l'UOB.

A côté des étudiants, il y a le personnel "ATOS" qui a érigé des barricades. Comme si leur syndicat, le Satoug, était frappé de forclusion. "Nous faisons tout pour organiser au mieux la vie étudiante et instaurer le dialogue social au sein du campus... ; a affirmé le recteur.

S'agissant de la décision décanale, il y a lieu de signaler qu'elle fait état des sanctions prises à l'encontre de trois étudiants :Ghislain Ledoux Mbovoué Edou, Oswald Bertrand Ngomo Abessolo et Patrick Zoghé Ndo. Ces derniers sont convaincus d'entrave au fonctionnement des activités universitaires, en violation des dispositions de l'article 53 de la loi n° 21/2000 déterminant les principes fondamentaux de l'enseignement supérieur en République gabonaise, d'avoir organisé des mouvements associatifs non autorisés, en violation de l'Arrêté n° 0060/MESRS/ Cab du 14 septembre 1998 portant réglementation des mouvements associatifs étudiants au sein des Universités gabonaises et d'avoir été incorrects envers les membres du corps enseignant et du personnel administratif, en violation du Règlement intérieur de la Flsh. Si les deux premiers cités sont exclus définitivement de la Flsh, le dernier ne l'est que temporairement: six (6) mois.

La grande interrogation des enseignants, au cours de cette réunion, était de savoir ce qu'ils sont capables de faire face à cette situation préoccupante - la violence des étudiants - et face à l'indifférence des autorités politiques et militaires.

En réponse, ils ont décidé de ne pas faire de cadeau aux étudiants sanctionnés. Pour les enseignants, il faut anticiper les mesures décanales par l'interpellation des syndicats et la mobilisation Dans tous les départements. A cause de ce qu'il y a un anti-intellectualisme qui veut s'installer pour convaincre l'équipe rectorale d'impuissance et d'ignorance face à la complexité abyssale de l'Institution.

A l'unanimité, ils ont affirmé que l'Université doit se montrer ferme vis-à-vis des étudiants exclus. Ils ont demandé, à cause de ce qu'elle est celle de toute l'Université, que la décision soit publiée par voie de presse et communiquée au procureur de la République.

Source : Journal L'Union Plus du 06 et 07 Janvier 2007

 



   

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Pour moi quoi…Makaya
C'EST vraiment un exercice savoureux, les vœux. Moi, Makaya, je me délecte