PRÉSENTATION DES VOEUX AU
PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Davantage d'efforts pour un Gabon prospère
C'est le principal message à
retenir des discours prononcés par les
présidents des institutions constitutionnelles,
le maire de Libreville et l'archevêque de
Libreville.
COMME
à chaque début d'année, la nomenklatura
nationale s'est, une nouvelle fois, réunie hier
au palais de la présidence de la é publique,
pour la traditionnelle cérémonie de présentation
des voeux au chef de l'Exécutif gabonais, Omar
Bongo Ondimba.
A cette occasion, des mots
touchants, justes et aimables ont été également
prononcés à l'endroit de la première Dame du
pays, Edith Lucie Bongo Ondimba. Mgr Basile Mvé
Engone, archevêque de Libreville, intervenante
dernier au nom des confessions religieuses, a
d'ailleurs promis de dire toujours des prières
pour que Dieu le Tout Puissant décide du
rétablissement définitif de notre First Lady.
Le
premier orateur a été le Premier ministre, jean
Eyéghé Ndong qui prononçait là son premier
discours de voeux en tant que chef du
gouvernement. Et pour un coup d'essai, il a bien
tiré son épingle du jeu. Il est d'abord revenu
sur la brillante réélection en novembre 2005
d'Omar Bongo Ondimba à la Magistrature Suprême.
Le Premier ministre s'est
ensuite réjoui du bon déroulement des dernières
législatives et a salué le bon score réalisé par
le parti démocratique gabonais (PDG). Ce qui est
un réel motif de satisfaction, a-t-il dit, pour
le président de la République, en ceci que la
majorité parlementaire obtenue par le parti au
pou voir va contribuer, autant que faire se
peut, à la matérialisation du projet de société
: des "Actes pour le Gabon" sur la base duquel
le chef de l'État, Omar Bongo Ondimba avait été
réélu massivement en novembre 2005. Mais il
estime cependant qu'il faut "renforcer
l'éducation civique et dynamiser l'éducation
populaire". Mieux, qu'il faut trouver des
solutions à la précarité, au chômage et à
l'exclusion qui sont de véritables plaies
purulentes.
CAUSES, AVANCÉES ETSOUHAITS
• Pour peu que ces maux, a dit Jean Eyéghé
Ndong, sont à l'origine de "la désaffection
observée des Gabonais à la chose politique", ce
qui expliquerait le fort taux d'abstention noté
aux dernières élections législatives. Mais
l'année 2006 aura quand même été marquée par :
la signature de l'exploitation du grand gisement
du fer de Belmga, le relèvement du point
d'indice, l'augmentation du Smig, le relèvement
des pensions de retraite, l'ouverture du grand
chantier assurance-maladie, etc., qui
constituent, aux yeux du Premier ministre,
autant d"'avancées sociales très significatives
dont le peuple vous sait gré M. le président de
la République". Le souhait d'Eyeghé Ndong est
donc de voir se "poursuivre la Bonne
gouvernance, la justice sociale et la cohésion
sociale qui passe par une bonne redistribution.
Tout cela pour la nécessité d'un un mieux Etat".
Mais il est convaincu de ce que l'année 2007
offrira d'autres réelles opportunités de
développe ment au pays.
Pour sa part, René Radembino
Coniquet qui intervenait, pour la première fois
au nom d'une institution de la République le
Sénat, s'est simplement félicité de l'existence
d'un Parlement bicaméral dans notre pays. Pour
ce faire il a salué la sagesse et la vision
politique du chef de l'État qui auront contribué
à la mise en place du Sénat. Il a du reste rendu
un vibrant hommage à la Première Dame, Edith
Lucie Bongo Ondimba pour avoir créé "Horizons
Nouveaux" qui est "un grand geste de solidarité
vis-à-vis de la jeunesse gabonaise handicapée".
Le président de l'Assemblée
nationale, Guy Nzouba Ndama n'a finalement pas
été long dans son discours. Nous retiendrons de
celui-ci que "le Gabon est un symbole de
la stabilité politique et donc d'un havre de
paix". Que le président "Omar Bongo
Ondiba est un modèle rare de sagesse, dont
les Gabonais sont tous fiers" car connu et
respecté dans le monde entier à cause de
sa diplomatie agissante.
D'entrée, Marie-Madeleine
Mborantsuo a dit que l'année 2006 aura été "une
année de deuil" pour le chef de l'État avec les
pertes aussi brutales, que cruelles et
inestimables de plusieurs hautes personnalités
du pays. Mais en dépit de ces "déconvenues",
Mme Mborantsuo est fière des avancées tout
au long de l'année qui s'achève. En l'occurrence
sur le plan politique. La concertation de la
classe politique voulue par le chef de l'État,
au mois de mai dernier, qui a permis le dégel de
la situation politique, ayant conduit à des
élections transparentes et crédibles.
RESPECTER L'ÉTAT DE DROIT
• Le seul reproche qu'elle a fait c'est aux
hommes politiques qui posent des actes négatifs
après leur défaite. Ce sont là, a-t-elle dit,
des pratiques d'un autre âge que la Haute
juridiction, dont elle a la charge, sanctionne
désormais conformément à ses prérogatives. Les
sanctions d'inéligibilité prises dernièrement à
l'encontre des candidats qui se sont mal
comportés aux dernières législatives sont la
parfaite illustration de la volonté de la Cour
de mettre un terme à ce type d'agissements qui
annihilent la bonne marche de notre jeune
démocratie.
"Sans justice il n'y a pas
d'État de droit, et sans Etat de droit il
n'y a point de démocratie et de développement
durable" a dit pour sa part le Premier
président de la Cour de Cassation, Nguéma Essono.
Le Corps judiciaire est par ailleurs convaincu
qu'avec ce nouveau septennat ce qui reste à
faire devra trouver un début des solutions.
Point de bilan, le nouveau
président du Conseil national de la
Communication (CNC), François Engongah Owono est
simplement revenu sur la régulation des médias
en périodes cruciales, notamment pendant les
élections. Une invite a été faite au
gouvernement quant à "l'accès équitable des
partis politiques" à cet outil de communication
en période dite ordinaire.
Antoine de Padoue Mboumbou
Miyakou a réitéré ses sincères remerciements au
chef de l'État, pour l'avoir nommé à la tête du
Conseil économique et social. C'est une très
grande marque d'attention à laquelle il n'entend
pas faillir. Avec ses 99 conseillers de la
République, il a souligné que le CES considéré
comme un Gabon en miniature du fait de la
configuration de son Assemblée qui regroupe des
personnalités de tous bords (État, patronat,
syndicats, etc.) reste une passerelle
incontournable entre la société civile et le
gouvernement. Entre autres missions
constitutionnelles, le CES doit produire
annuellement un Recueil des attentes et des
besoins de la société civile, assorti de
propositions. Ce document constituant de fait
pour le gouvernement un baromètre fiable du vécu
quotidien des Gabonais.
Le maire de Libreville, André
Dieudonné Berre a dit son espoir en l'avenir et
compte sur le président de la République, "pour
des voiries urbaines nouvelles".
Dernier intervenant, Mgr
Basile Mvé Engone, archevêque de Libreville, au
nom des Confessions religieuses, s'est félicité
de l'avancée à pas comptés de notre jeune
démocratie et dont les signaux forts sont la
quiétude des opposants, (installation de
certaines "institutions démocratiques".
Mais cela ne suffit pas a-t-il dit, car «il
ne faut pas se satisfaire de leur simple
existence, mais qu'il faut en plus leur donner
tout leur sens, c'est-à-dire tous les moyens de
leur existence».