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Le quotidien l'Union du 06 et 07 Janvier 2007

 

PRÉSENTATION DES VOEUX AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Davantage d'efforts pour un Gabon prospère

C'est le principal message à retenir des discours prononcés par les présidents des institutions constitutionnelles, le maire de Libreville et l'archevêque de Libreville.

COMME à chaque début d'année, la nomenklatura nationale s'est, une nouvelle fois, réunie hier au palais de la présidence de la é publique, pour la traditionnelle cérémonie de présentation des voeux au chef de l'Exécutif gabonais, Omar Bongo Ondimba.

A cette occasion, des mots touchants, justes et aimables ont été également prononcés à l'endroit de la première Dame du pays, Edith Lucie Bongo Ondimba. Mgr Basile Mvé Engone, archevêque de Libreville, intervenante dernier au nom des confessions religieuses, a d'ailleurs promis de dire toujours des prières pour que Dieu le Tout Puissant décide du rétablissement définitif de notre First Lady.

Le premier orateur a été le Premier ministre, jean Eyéghé Ndong qui prononçait là son premier discours de voeux en tant que chef du gouvernement. Et pour un coup d'essai, il a bien tiré son épingle du jeu. Il est d'abord revenu sur la brillante réélection en novembre 2005 d'Omar Bongo Ondimba à la Magistrature Suprême.

Le Premier ministre s'est ensuite réjoui du bon déroulement des dernières législatives et a salué le bon score réalisé par le parti démocratique gabonais (PDG). Ce qui est un réel motif de satisfaction, a-t-il dit, pour le président de la République, en ceci que la majorité parlementaire obtenue par le parti au pou voir va contribuer, autant que faire se peut, à la matérialisation du projet de société : des "Actes pour le Gabon" sur la base duquel le chef de l'État, Omar Bongo Ondimba avait été réélu massivement en novembre 2005. Mais il estime cependant qu'il faut "renforcer l'éducation civique et dynamiser l'éducation populaire". Mieux, qu'il faut trouver des solutions à la précarité, au chômage et à l'exclusion qui sont de véritables plaies purulentes.

CAUSES, AVANCÉES ETSOUHAITS • Pour peu que ces maux, a dit Jean Eyéghé Ndong, sont à l'origine de "la désaffection observée des Gabonais à la chose politique", ce qui expliquerait le fort taux d'abstention noté aux dernières élections législatives. Mais l'année 2006 aura quand même été marquée par : la signature de l'exploitation du grand gisement du fer de Belmga, le relèvement du point d'indice, l'augmentation du Smig, le relèvement des pensions de retraite, l'ouverture du grand chantier assurance-maladie, etc., qui constituent, aux yeux du Premier ministre, autant d"'avancées sociales très significatives dont le peuple vous sait gré M. le président de la République". Le souhait d'Eyeghé Ndong est donc de voir se "poursuivre la Bonne gouvernance, la justice sociale et la cohésion sociale qui passe par une bonne redistribution. Tout cela pour la nécessité d'un un mieux Etat". Mais il est convaincu de ce que l'année 2007 offrira d'autres réelles opportunités de développe ment au pays.

Pour sa part, René Radembino Coniquet qui intervenait, pour la première fois au nom d'une institution de la République le Sénat, s'est simplement félicité de l'existence d'un Parlement bicaméral dans notre pays. Pour ce faire il a salué la sagesse et la vision politique du chef de l'État qui auront contribué à la mise en place du Sénat. Il a du reste rendu un vibrant hommage à la Première Dame, Edith Lucie Bongo Ondimba pour avoir créé "Horizons Nouveaux" qui est "un grand geste de solidarité vis-à-vis de la jeunesse gabonaise handicapée".

Le président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama n'a finalement pas été long dans son discours. Nous retiendrons de celui-ci que "le Gabon est un symbole de la stabilité politique et donc d'un havre de paix". Que le président "Omar Bongo Ondiba est un modèle rare de sagesse, dont les Gabonais sont tous fiers" car connu et respecté dans le monde entier à cause de sa diplomatie agissante.

D'entrée, Marie-Madeleine Mborantsuo a dit que l'année 2006 aura été "une année de deuil" pour le chef de l'État avec les pertes aussi brutales, que cruelles et inestimables de plusieurs hautes personnalités du pays. Mais en dépit de ces "déconvenues", Mme Mborantsuo est fière des avancées tout au long de l'année qui s'achève. En l'occurrence sur le plan politique. La concertation de la classe politique voulue par le chef de l'État, au mois de mai dernier, qui a permis le dégel de la situation politique, ayant conduit à des élections transparentes et crédibles.

RESPECTER L'ÉTAT DE DROIT • Le seul reproche qu'elle a fait c'est aux hommes politiques qui posent des actes négatifs après leur défaite. Ce sont là, a-t-elle dit, des pratiques d'un autre âge que la Haute juridiction, dont elle a la charge, sanctionne désormais conformément à ses prérogatives. Les sanctions d'inéligibilité prises dernièrement à l'encontre des candidats qui se sont mal comportés aux dernières législatives sont la parfaite illustration de la volonté de la Cour de mettre un terme à ce type d'agissements qui annihilent la bonne marche de notre jeune démocratie.

"Sans justice il n'y a pas d'État de droit, et sans Etat de droit il n'y a point de démocratie et de développement durable" a dit pour sa part le Premier président de la Cour de Cassation, Nguéma Essono. Le Corps judiciaire est par ailleurs convaincu qu'avec ce nouveau septennat ce qui reste à faire devra trouver un début des solutions.

Point de bilan, le nouveau président du Conseil national de la Communication (CNC), François Engongah Owono est simplement revenu sur la régulation des médias en périodes cruciales, notamment pendant les élections. Une invite a été faite au gouvernement quant à "l'accès équitable des partis politiques" à cet outil de communication en période dite ordinaire.

Antoine de Padoue Mboumbou Miyakou a réitéré ses sincères remerciements au chef de l'État, pour l'avoir nommé à la tête du Conseil économique et social. C'est une très grande marque d'attention à laquelle il n'entend pas faillir. Avec ses 99 conseillers de la République, il a souligné que le CES considéré comme un Gabon en miniature du fait de la configuration de son Assemblée qui regroupe des personnalités de tous bords (État, patronat, syndicats, etc.) reste une passerelle incontournable entre la société civile et le gouvernement. Entre autres missions constitutionnelles, le CES doit produire annuellement un Recueil des attentes et des besoins de la société civile, assorti de propositions. Ce document constituant de fait pour le gouvernement un baromètre fiable du vécu quotidien des Gabonais.

Le maire de Libreville, André Dieudonné Berre a dit son espoir en l'avenir et compte sur le président de la République, "pour des voiries urbaines nouvelles".

Dernier intervenant, Mgr Basile Mvé Engone, archevêque de Libreville, au nom des Confessions religieuses, s'est félicité de l'avancée à pas comptés de notre jeune démocratie et dont les signaux forts sont la quiétude des opposants, (installation de certaines "institutions démocratiques". Mais cela ne suffit pas a-t-il dit, car «il ne faut pas se satisfaire de leur simple existence, mais qu'il faut en plus leur donner tout leur sens, c'est-à-dire tous les moyens de leur existence».

Source : Journal L'Union Plus du 06 et 07 Janvier 2007

 



   

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Pour moi quoi…Makaya
C'EST vraiment un exercice savoureux, les vœux. Moi, Makaya, je me délecte