Pour moi quoi...
CETTE crise du logement à
laquelle un écrivassier de mon Premier grand
quotidien a consacré un long papier hier nous
fait vraiment ressembler dans notre Gabon
d'abord là au serpent qui se mord la queue. On
voudrait la résoudre, en tout cas c'est ce que
clament les autorités, mais on ne s'en donne
véritablement pas les moyens, quoi.
Voyez vous-mêmes, mes chers
frères Makaya désespérés, le nombre de freins au
développement de la construction cités
par notre pisse-copie. Sans parler des autres
aberrations qui font que les quelques logements
neufs disponibles sont inoccupés non
seulement en raison de leur coût, mais parce que
dedans il n'y a ni eau, ni courant: Au nouvel
acquéreur de se débrouiller pour amener ça chez
lui !
Et puis, il y a ce
vrai sujet d'étonnement- On nous annonce à grand
son de trompe qu'on a trouvé tel partenaire qui
va nous aider à construire des milliers
de piaules. Mais quelques mois après, suiiii !
Plus rien ! Le partenaire a plié échelles et
truelles. Il semble qu'on soit trop gourmand,
que chacun à son niveau veuille bouffer. Ce qui,
un jour, avait valu chez le chef d'un pays frère
et ami cette formule embarrassante pour nous :
"Nous on sait mettre l'argent sur la table, pas
en dessous!"
Vous pensez qu'on peut
arriver à quoi avec ça ? Surtout avec une
société civile aussi molle et aussi peu
organisée. L'exemple qui nous vient donc du pays
de nos ancêtres les Gaulois n'a été rendu
possible que grâce à la pression des
associations. Il est vrai que le contexte s'y
prête : il ne faut pas badiner avec les choses
qui peuvent vous faire perdre une élection,
quoi.
Enfin, cette nouvelle année
est placée sous le signe, de l'espoir: Il
y aura peut-être à l'Assemblée une proposition
de loi au logement opposable, c'est-à-dire
susceptible de donner lieu à un recours devant
les tribunaux en cas d'impossibilité pour
quelqu'un de trouver un toit. Même si la loi;
ici comme ailleurs, ne règle pas tout, ça
pourrait amener les autorités à bouger un peu
plus, quoi ...
... Makaya