MUNICIPALITÉ / A LA SUITE DU
REJET DU BUDGET PRIMITIF 2007
Le
gouverneur aux notables : "soyez rassurés"
Le premier responsable
provincial, Jean-Marie Béka b'Obame; a été
sollicité afin qu'il use de son autorité pour
que la crise qui a élu domicile au sein du
Conseil municipal, à la suite de la rencontre du
29 décembre dernier trouve son dénouement. Il a
donné certaines assurances à ses interlocuteurs,
dans le souci de concilier toutes les positions.
LE
gouverneur de la province de l'Ogooué-Maritime,
Jean-Marie Béka b'Obame, a reçu, à son cabinet,
une forte délégation de notables venus lui
soumettre leurs inquiétudes de ce qui va
advenir, dune part de la ville de Port-Gentil
et, d'autre part, du maire de la commune, me
Séraphin Ndaot-Rembogo, suite au vote négatif du
budget intervenu le 29 décembre dernier au
Conseil municipal.
Désigné par ses pairs et
traduit par un interprète car parlant en langue
omyènè, c'est Ambroise Okand'Onero qui a pris la
parole pour exprimer au représentant de
l'Exécutif dans la province les préoccupations
des notables.
De son propos, on retiendra
que les notables sont venus exprimer leur
indignation au premier responsable administratif
de la province, face au traitement qui a été
fait à l'édile de la commune de Port-Gentil, Me
Séraphin Ndaot-Remboeo, "humilié dans la presse"
et "victime d'un complot ourdi par certains
conseillers municipaux qui travailleraient à sa
destitution de la mairie".
Le ressentiment des notables,
dira le représentant des hôtes du gouverneur,
est d'autant plus profond qu'il s'agit d'un fils
de la province, qui, de leur aveu, fait, pour la
vile, "un travail apprécié par tous. pour les
notables, il n'est pas question que le maire
soit bouté hors de hôtel de Ville et leur
démarche auprès du gouverneur vise à solliciter
sa médiation pour que, en usant de son autorité,
il puisse jouer un rôle de médiateur, afin que
les choses s'arrangent. Toute chose qui'
contribuerait à préserver la paix chère aux plus
hautes autorités de la République.
Dans sa réponse, le
gouverneur a loué la sagesse des notables et a
tenu à les rassurer quant à l'issue de l'affaire
qui secoue actuellement le Conseil municipal.
Révélant qu'il n'est pas anormal qu'un budget
soit rejeté, il a dit que l'important était de
rechercher les motivations qui ont provoqué
cette situation et rapprocher les points de vue
des uns et des autres afin de se mettre d'accord
sur ce qu'il y a lieu de faire.
C'est pourquoi, ayant
interrompu ses vacances, il a commencé des
consultations et espère bien aboutir à un
heureux dénouement. Il a exhorté les notables à
s'associer à cette nécessaire concertation pour
que la voix de la raison l'emporte sur les
considérations personnelles dans l'intérêt de la
communauté: le développement de la capitale
économique.
Pour ce qui concerne le maire
Séraphin Ndaot-Rembogo, il a répété aux notables
la position du gouvernement telle qu'elle a été
exprimée au Conseil municipal par le préfet de
Bendjé qui le représentait : il n'est pas
question, pour l'Etat, d'organiser des élections
locales partielles, à un an du renouvellement
des assemblées des collectivités locales. Pour
l'avenir, c'est des urnes que sortira, à la fin
de l'année, le verdict qui décidera du maintien
ou non du maire actuel à son poste.