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Le quotidien l'Union du 05 Janvier 2007

 

MUNICIPALITÉ / A LA SUITE DU REJET DU BUDGET PRIMITIF 2007

Le gouverneur aux notables : "soyez rassurés"

Le premier responsable provincial, Jean-Marie Béka b'Obame; a été sollicité afin qu'il use de son autorité pour que la crise qui a élu domicile au sein du Conseil municipal, à la suite de la rencontre du 29 décembre dernier trouve son dénouement. Il a donné certaines assurances à ses interlocuteurs, dans le souci de concilier toutes les positions.

LE gouverneur de la province de l'Ogooué-Maritime, Jean-Marie Béka b'Obame, a reçu, à son cabinet, une forte délégation de notables venus lui soumettre leurs inquiétudes de ce qui va advenir, dune part de la ville de Port-Gentil et, d'autre part, du maire de la commune, me Séraphin Ndaot-Rembogo, suite au vote négatif du budget intervenu le 29 décembre dernier au Conseil municipal.

Désigné par ses pairs et traduit par un interprète car parlant en langue omyènè, c'est Ambroise Okand'Onero qui a pris la parole pour exprimer au représentant de l'Exécutif dans la province les préoccupations des notables.

De son propos, on retiendra que les notables sont venus exprimer leur indignation au premier responsable administratif de la province, face au traitement qui a été fait à l'édile de la commune de Port-Gentil, Me Séraphin Ndaot-Remboeo, "humilié dans la presse" et "victime d'un complot ourdi par certains conseillers municipaux qui travailleraient à sa destitution de la mairie".

Le ressentiment des notables, dira le représentant des hôtes du gouverneur, est d'autant plus profond qu'il s'agit d'un fils de la province, qui, de leur aveu, fait, pour la vile, "un travail apprécié par tous. pour les notables, il n'est pas question que le maire soit bouté hors de hôtel de Ville et leur démarche auprès du gouverneur vise à solliciter sa médiation pour que, en usant de son autorité, il puisse jouer un rôle de médiateur, afin que les choses s'arrangent. Toute chose qui' contribuerait à préserver la paix chère aux plus hautes autorités de la République.

Dans sa réponse, le gouverneur a loué la sagesse des notables et a tenu à les rassurer quant à l'issue de l'affaire qui secoue actuellement le Conseil municipal. Révélant qu'il n'est pas anormal qu'un budget soit rejeté, il a dit que l'important était de rechercher les motivations qui ont provoqué cette situation et rapprocher les points de vue des uns et des autres afin de se mettre d'accord sur ce qu'il y a lieu de faire.

C'est pourquoi, ayant interrompu ses vacances, il a commencé des consultations et espère bien aboutir à un heureux dénouement. Il a exhorté les notables à s'associer à cette nécessaire concertation pour que la voix de la raison l'emporte sur les considérations personnelles dans l'intérêt de la communauté: le développement de la capitale économique.

Pour ce qui concerne le maire Séraphin Ndaot-Rembogo, il a répété aux notables la position du gouvernement telle qu'elle a été exprimée au Conseil municipal par le préfet de Bendjé qui le représentait : il n'est pas question, pour l'Etat, d'organiser des élections locales partielles, à un an du renouvellement des assemblées des collectivités locales. Pour l'avenir, c'est des urnes que sortira, à la fin de l'année, le verdict qui décidera du maintien ou non du maire actuel à son poste.

Source : Journal L'Union Plus du 05 Janvier 2007

 



   

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