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Le quotidien l'Union du 04 Janvier 2007

 

PLUS D'UN MOIS APRÈS LA GRÈVE DU SYNDICAT DE L'EDUCATION NATIONALE

Le Sena entre pression et surenchère

DEUX semaines après la signature par le gouvernement d'un document de synthèse des conclusions issues des deux rencontres avec le Syndicat de l'Education nationale en grève relativement peu suivie depuis le 15 novembre dernier, le Sena a vivement réagi hier mercredi 3 Janvier 2007 lors d'une conférence de presse aux éléments contenus dans ledit document dont plusieurs aspects ont été publiés dans notre édition d'hier.

Visiblement remontés par ce qu'ils qualifient de manoeuvres ne visant nullement la décrispation de la crise actuelle ouverte en vue de la satisfaction totale des justes et légitimes revendications des enseignants et autres personnels delua6ion';

les responsables de cette structure syndicale estiment " qu'il n'y a jamais eu de négociations entre le gouvernement et le Sena ", lit-on dans le document de presse distribué lors de la conférence de presse. Et dans lequel, cette structure syndicale affirme que le comité de suivi mis en place par le gouvernement pour veiller à l'application des mesures arrêtées et des décisions prises n'a jamais existé.

Une déclaration marquant ainsi la volonté des dirigeants de cette structure de mettre la pression sur l'Exécutif, puisqu'ils promettent d'organiser diverses manifestations sur fond de surenchère, a-t-on appris hier également. Ce qui donne l'impression que ces derniers s'accrochent davantage au climat d'incompréhension qui a marqué la première et la deuxième rencontres organisées à la Primature sous l'égide du Premier ministre. Plutôt que sur les conclusions du gouvernement qui s'est engagé dans le document de synthèse paraphé par Jean Eyeghé Ndong, lui-même, le Pr Albert Ondo Ossa, les ministres délégués Alexandre Barro Chambrier et Denise Mekam'ne, à faire avancer plusieurs dossiers objets des revendications des enseignants. Document de synthèse auquel le Sena dit avoir opposé une fin de non recevoir, arguant de ce qu'aucune négociation n'avait préalablement eu lieu.

REPONSES. Cette radicalisation annoncée du mouvement qui semblait connaître, il faut le reconnaître, des fortunes diverses, pour ne pas dire, être peu suivi dans tout le secteur de l'Education nationale, intervient après (examen du cahier des revendications syndicales par de nombreux départements ministériels impliqués dans la gestion de cette crise sociale. Notamment, le ministère de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur, celui de la Fonction publique, de la Réforme administrative et de la Modernisation de l'Etat, ainsi que celui de l'Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation. Ces départements travaillant sur la direction du Premier ministre Jean Eyeghé ont pris des mesures et décisions visant à satisfaire les revendications formulées dans les vingt-huit (28) points du cahier de doléances. Les réponses gouvernementales portent, selon la synthèse de ses conclusions, autant sur (amélioration des conditions de vie des personnels, l'amélioration des conditions de travail, la politique éducative, que sur la structure syndicale, elle-même.

Tout porte à croire, au regard de la réaction suscitée hier dans le monde des enseignants, surtout parmi les grévistes, que les responsables du Sena ne sont nullement satisfaits des réponses apportées par ce pan de l'Exécutif. D'ailleurs, ils accusent le gouvernement "de faire dans la mauvaise foi en semant le trouble dans l'esprit des enseignants et des parents d'élèves". Comme pour vouloir marquer leur détermination, ils sollicitent, ni plus ni moins, comme ce fut le cas il y a quelques années encore, l'implication personnelle du président de la République, chef dé l'Etat, Omar Bongo Ondimba pour débattre directement de ces points, l'objectif étant certainement d'obtenir plus que les réponses déjà apportées par le gouvernement.

Source : Journal L'Union Plus du 04 Janvier 2007

 



   

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