OMNISPORTS/COMITÉ OLYMPIQUE
GABONAIS (SUITE)
Le
dénouement du conflit...
SAMEDI
7 octobre 2006. Léon-Louis Folquet est élu
démocratiquement à la tête du Comité olympique
gabonais (COG), triomphant dans la plus grande
transparence au second tour de Bonaventure
Nzigou Manfoumbi. Ne bénéficiant plus de la
confiance et de la sympathie de la
quasi-majorité des fédérations sportives qui
avaient maille à partir avec lui depuis de
longues années, Fidèle Waura président sortant)
fut battu à plate couture dès le premier tour où
il n'obtiendra que trois voix. Le contraire
aurait été qualifié d'exploit.
Pour parvenir à ce
dénouement, il aura fallu un processus
méthodique mis en place conjointement par le
Comité international olympique (CIO), le
gouvernement gabonais et le Comité olympique
gabonais (COQ. Au sortir de la mission effectuée
du 11 au 13 juin 2006 au siège du CIO à Lausanne
(Suisse) où la déléy ga6on gabonaise, conduite
par Ie ministre des Sports Egide Boundono
Simangoye, avait été reçue par le président du
Mouvement olympique mondial, Jacques Rogge.
Pour Boundono Simangoye qui
tenait à confirmer la volonté dû gouvernement
gabonais de maintenir un "socle relationnel"
entre l'Etat, le COG et les sportifs au-delà des
intérêts interpersonnels, ce fut une occasion
pour partir du CIO avec un schéma de sortie de
crise offrant dans les meilleurs délais
l'organisation d'une assemblée générale élective
souvent à l'origine des tensions poignantes
entre le COG, les fédérations sportives et lés
anciens ministres des Sports. Le règlement
définitif de la crise persistante s'imposait. Et
le président sortant du COG, présent à
l'audience, marquera sa disponibilité et sa
volonté à tout mettre en oeuvre pour que
l'assemblée générale élective réponde aux
principes démocratiques. C'est ce qui fut fait.
"La responsabilité qui est
celle de la tutelle, c'est asseoir la sérénité
dans le milieu sportif autour du concept de
"Gabon d'Abord" qui nous a utilement conseillé
d'effectuer la mission à Lausanne pour y
envisager, avec les autorités du CIO, un retour
à la sérénité au sein du COG ne jouirait plus
depuis queues années d'un climat de confiance
avec certaines fédérations ", expliqua, au
cours d'une rencontre d'information, le ministre
gabonais des Sports.
Lequel, conjointement avec le
COG, élabora un chronogramme d'actions
préparatoires du scrutin dans le respect des
principes démocratiques.
CONSPIRATEÜRS• A cet,
effet, dans le souci de transparence et de
neutralité dans le règlement des divergences
persistantes au sein du Comité olympique
gabonais, le gouvernement Jean Eyéghé Ndong, en
accord avec le C10, mettra en place une
Commission électorale indépendante. Laquelle,
dirigée par d'éminents juristes aux compétences
avérées, sera essentiellement chargée d'élaborer
le code électoral, de confectionner le collège
électoral, d'examiner les dossiers de
candidatures et d'organiser le scrutin sur la
base du mémorandum arrêté en accord avec le CIO,
le gouvernement et le COG.
Mis souvent au courant de
l'évolution du processus de sortie de crise, et
malgré les tentatives de blocage de quelques
acteurs sportifs ce mauvaise foi, le Comité
international Olympique encouragera et
autorisera l'organisation du scrutin sous la
supervision de la commission électorale présidée
par Guy Martial Boucalt (conseiller à la Cour
d'Appel de Libreville).
Perspicaces et méticuleux
dans l'application du Droit, Guy-Martial Boucalt
et les siens organiseront un vote qui,
conformément aux voeux du gouvernement gabonais
et du CIO qui souhaitaient le respect des règles
démocratiques et de la transparence, fut
retransmis en direct sur la première chaîne de
télévision nationale.
Une grande première dont les
résultats sont connus et approuvés notamment par
le finaliste malheureux Nzigou Manfoumbi et le
président sortant du COG qui, conjointement avec
le ministre gabonais des Sports, installeront,
sans contestation aucune, Léon-Louis Folquet
dans son fauteuil de nouveau président du Comité
olympique gabonais. Sous les salves
d'applaudissements des délégués. Ce furent des
instants de ferveur sportive.
Hélas, c'était sans comptés
avec les partisans de la "terre brûlée" qui,
dans la logique de sabotage de l'action du
gouvernement gabonais qui s'était investi en
accord avec le C10 four ramener la sérénité au
sein du Mouvement olympique national, ont saisi
le CIO oui contester les élections du octobre
2006.
En effet, huit fédérations,
manipulées par deux conspirateurs, ont adressé
une pétition de contestation au président
Jacques Rogge. Lequel, par l'entremise du
responsable du département des Relations avec
les CNO qui semble contribuer à entretenir le
malaise, demande vivement au Gabon qu'une issue
soit trouvée au plus vite... Et non l'annulation
du scrutin du 7 octobre dernier.
Dans nos prochaines éditions,
les élucubrations des signataires commandités
par des mauvais perdants qui semblent avoir des
complices au sein du CIO, le communiqué de
prisse du COG ressemblant à un tract qui sème le
trouble dans la conscience collective des
Gabonais, les aveux de certains signataires,
etc.