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Le quotidien l'Union du 02
Janvier 2008
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SANTE
MILITAIRE
Le chef de l'État lance
le projet de construction de l'École d'application du
service de santé militaire.
La pose de la première
pierre de ce grand projet par le président de la
République a eu lieu, dans la matinée du dernier jour de
l'année 2007, peu avant l'inauguration de l'extension de
l'Hôpital d'instruction qui porte son nom.
Le président de la
République, chef suprême des armées, a présidé, dans la
matinée d'avant-hier, la double cérémonie de la pose de
la première pierre de l'École d'application du service
de Santé militaire à vocation régionale et de
l'inauguration de l'extension de l'hôpital d'instruction
des armées qui porte son nom.
L'accomplissement de
ces deux gestes par le chef de l'État en présence du
Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong et des membres de
son gouvernement, des présidents des institutions
constitutionnelles, des diplomates accrédités dans notre
pays , des responsables religieux et de plusieurs
autres invités de marque, montre tout l'intérêt qu'il
n'a cessé de porter, non seulement à l'amélioration des
conditions de vie et de travail des personnels
militaires, mais aussi et surtout à la prise en compte
d'une couverture médicale efficiente des populations.
Soulignons qu'au cours
de cette cérémonie qui intervient deux ans après la
première inauguration du bâtiment principal, le ministre
de la Défense nationale, Ali Bongo Ondimba a fait la
genèse de cette institution hospitalière qui a pris
corps dans les années 1980. Avec plus de 10 mille
consultations dont plus de 70% au profit des populations
civiles en 1998, en dépit de la modestie de sa capacité
d'accueil et de ses services, la structure qui attirait
déjà de nombreux patients a dû être détruite pour faire
place à une autre plus moderne, multidisciplinaire et
mieux adaptée aux réalités du moment.
Après avoir rendu un
hommage mérité au président de la République pour
s'être fermement engagé pour la réalisation de ce projet
d'envergure, le ministre de la Défense nationale a
précisé qu'avec l'ouverture de nouveaux services, la
capacité d'hospitalisation de cet hôpital sera portée à
220 lits, avant d'atteindre un rendement optimal sur le
plan technique avec la construction dans un avenir
proche, d'un laboratoire ultra‑moderne.
Précisons que la
nouvelle structure réalisée par l'entreprise
autrichienne «Vamed Engeneering » se compose au rez
de‑chaussée, d'un pool mère‑enfant avec un bloc
technique composé d'une salle de consultation pour les
urgences obstétricales ; une sale de pré‑accouchement
d'une capacité de quatre lits, de trois boxes
d'accouchement dont un VIP ; d'un bloc opératoire et de
quatorze lits d'hospitalisation.
Un service de
néonatologie et de pédiatrie pour les nouveaux‑nés avec
dix berceaux, trois incubateurs‑couveuses pour les soins
intensifs. Pour ce qui relève de la prise en charge des
enfants de2 à 15 ans, la structure dispose de dix sept
lits. Soit une capacité totale d'accueil de 41 lits pour
le pool mère‑enfant.
Quant au premier étage
où se situe les services d'odonto-stomatologie et de
chirurgie maxillo‑faciale, on y retrouve un bloc
opératoire, quatre fauteuils dentaires, et huit lits
d'hospitalisation. Sur le même palier sont localisés les
services de neurochirurgie et de chirurgie plastique,
dotés de quatorze lits avec un bloc opératoire et une
salle de stérilisation.
Ali Bongo Ondimba a
également souligné que « l'hôpital vient d'être doté
d'un service d'angiographie à visée diagnostique et
interventionniste et d'une unité automatique de
production d oxygène indispensable pour le
fonctionnement des services sensibles tels que la
réanimation et le bloc opératoire ».
Ce, avant d'ajouter que
outre notre ambition d'offrir les meilleurs soins
possibles aux populations, par une expertise de
praticiens de haut niveau, la vocation à terme de cet
hôpital est de devenir une école nationale à vocation
régionale.
Toute chose qui
explique le geste de la pose de la première pierre de l'Ecole
d'application du service de santé militaire, entrepris
par le chef de l'Etat peu avant celui de la coupure du
ruban symbolique de l'extension. Cette structure dont
les travaux ne sauraient tarder à démarrer devra
accueillir, dès le deuxième semestre de 2009, outre les
élèves officiers médecins africains en formation à l'Ecole
du service de santé des armées du Togo, des médecins
militaires et civils de la sous région dans le cadre
de la formation post‑doctorale en vue de l'obtention
d'un diplôme universitaire, notamment en médecine des
catastrophes, d'urgence et de santé publique.
Rappelons que le
contrat de cette réalisation a été signé entre la
société autrichienne Vamed et l'Etat gabonais il y a
quelques années sous la présidence du chef de l'Etat.
Saisissant cette opportunité, le directeur général de
cette entreprise autrichienne, Horst Vimmer a remercié
l'Etat gabonais pour la confiance mise en son entreprise
et tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à
l'aboutissement heureux de ce projet. "On peut
affirmer, a‑t‑il précisé, qu'il n'existe pas un seul
hôpital entre le Maroc et l'Afrique du Sud jouissant
d'un tel équipement et surtout doté d'une équipe
médicale pouvant s'en servir."
Il appartient désormais
au personnel soignant d'en faire bon usage.