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Le quotidien l'Union du 23 au 24 Février 2008

 

 

"AFFAIRE Me EYUE BEKALE"

Le RPG réagit aux propos du procureur de la République
Le vice-président du Rassemblement pour le Gabon (RPG), Pierre-Claver Mvélé, a donné un point de presse, hier au siège du parti, pour apporter des précisions sur la présence d'un «membre influent du gouvernement » sur les lieux de l'interrogatoire
de l'avocate de Félix Bonqo.

L’AFFAIRE qui oppose le parquet à l’avocate Me Eyue Bekale (L'Union du 13 février 2008) a connu un rebondissement. Pas dans le fond. Mais plutôt sur la forme. Car il s'agit d'une réaction aux propos du procureur de la République, Bosco Alaba Fall. Notamment lorsqu'il s'est interrogé « sur le rôle d'un membre influent du gouvernement dans cette foule». C'est le vice-président du Rassemblement pour le Gabon (RPG), Pierre-Claver Mvélé qui s'est fait le devoir, au cours d'un point de presse donné hier au siège du parti, d'apporter des précisions.

Pour mémoire il faut dire que le procureur de la République avait poursuivi en soulignant que «pour ce niveau de responsabilité, je suis profondément déçu de voir que la proximité culturelle efface la retenue qui doit guider les grands hommes, pour prendre le pas sur les comportements républicains».

D'aucuns auront compris que le membre du gouvernement dont il s'agit est le vice Premier ministre en charge de la Culture, des Arts, de l'Education populaire, de la Refondation et des Droits de l'Homme, Paul Mba Abessole. D'où la réaction du RPG.

M. Pierre-Claver Mvélé rappelle que dans le souci de voir notre pays devenir véritablement un Etat de droit, le président de la République, Omar Bongo Ondimba, a décidé entre autres d'ériger l'ancienne direction générale des Droits de l'Homme en un ministère à part entière. En 2002, ce département était placé sous la tutelle du président du RPG, Paul Mba Abessole. Le 28 décembre 2007, dans le nouveau gouvernement, Paul Mba Abessole se voyait toujours confier ce ministère.

M. Mvélé a dit que les attributions et les responsabilités de ce ministère répondent mieux que tout discours aux interrogations contenues dans les propos du procureur de la République.

Insistant sur l'importance que le chef de l'Etat accorde au respect des droits humains, le vice-président du RPG a rappelé quelques passages de la préface du "Livre Blanc des Droits Humains" édité en 2004. Omar Bongo Ondimba y écrit: « Il faut que dans les cinq prochaines années, notre pays se transforme en un véritable Etat de droit, respectueux de la dignité des citoyens. C'est tout un programme. (..) L’Etat de droit doit être une réalité quotidienne. C’est donc l'affaire de chaque Gabonaise et de chaque Gabonais et les volontés ne doivent mais se relâcher en vue de la défense et de la promotion des droits de l’homme dans notre pays. »

RENDRE COMPTE   Pierre-Claver Mvélé estime qu'au regard de tout ce qui précède, il apparaît aisément que c'est en sa qualité de ministre en charge des Droits de l'Homme que M. Paul Mba Abessole, « alerté par de nombreux témoins, a effectué le déplacement de la brigade nord de gendarmeries de Gros-Bouquet pour y rencontrer les principaux protagonistes de "l’affaire Me Eyue Bekale" afin d'en rendre compte objectivement aux plus hautes autorités de la République, entête desquelles, le président de la République, chef de l’Etat, président du Conseil supérieur de la Magistrature, SE Omar Bongo Ondimba ».

L'orateur s'est interrogé à son tour sur les motivations réelles qui ressortent des propos du procureur de la République qui trouve que l'acte républicain était guidé par la "proximité culturelle".

M. Mvélé a conclu en réaffirmant l'attachement du RPG à la défense et à la promotion des Droits humains et la détermination à les défendre avec plus d'ardeur que par le passé. Tout comme il a invite tous les Rassembleurs et tous les patriotes à rester vigilants et mobilisés autour du chef de l'Etat pour barrer la route à tous ceux qui foulent aux pieds les droits humains.

« Nous nous réservons dorénavant, a-t-il dit enfin, le droit d'utiliser tous les moyens démocratiques et tous les instruments légaux pour n er, chaque fois que l'occasion l'exigera, notre attachement et notre solidarité au président du RPG, le père Mba Abessole, et ce, sur toute l'étendue du territoire national ».

Les justiciables du Gabon prennent date pour avoir compris qu'il leur suffira, en cas d'abus ou de violation, d'informer le patron des Droits de l'Homme pour que celui-ci vienne sur les lieux s'enquérir de la situation réelle.

 

Source : Journal L'Union Plus du 23/02/2008

 

 


 
 

"AFFAIRE Me EYUE BEKALE"
Le RPG réagit aux propos du procureur de la République

 

 

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