Pendant deux jours, les délégués venus des 82
commissions électorales et le membres de la
Cénap se sont imprégnés des techniques des
opérations électorales
LES travaux du
séminaire de formation et de sensibilisation
organisé depuis mercredi dernier par la
Commission électorale nationale autonome et
permanente (Cénap) se sont achevés hier, à la
cité de la Démocratie. Pendant deux jours, les
trois cent cinquante commissaires ont échangé
sur un certain nombre de questions liées aux
opérations électorales, en vue d'une meilleure
organisation du scrutin du 29 avril prochain.
En somme, neuf
modules ont été nécessaires pour que les experts
expliquent, échangent, informent et
sensibilisent les commissaires sur les
différentes étapes du processus électoral. La
répartition des sièges étant un des exercices
les plus complexes, bien que restant du seul
ressort de la Cénap, les commissaires ont
néanmoins été amenés à comprendre les différents
contours du mode de scrutin à la
proportionnelle.
Il y a par exemple,
la représentation proportionnelle à la plus
forte moyenne. Dans cet exercice, Michel Kenguel,
Alexis Nang Ondo et Mme Honorine Nzé Biteghé,
les trois experts retenus par la Commission
électorale nationale autonome et permanente, ont
chacun expliqué, que la représentation
proportionnelle, consiste à diviser le nombre de
suffrages obtenus par chaque liste admise à la
répartition par le quotient électoral.
Selon les
conférenciers, à toute liste dont l'opération
dégage un nombre au moins égal à 1, il est
attribué un nombre de sièges égal à ce nombre.
L'autre cas de
figure évoqué aura été, les deux étapes de
répartition des sièges du mode proportionnel à
la plus forte moyenne. Là aussi, les experts,
exemple à l'appui, ont dit que la représentation
proportionnelle, telle que présentée, impliquait
pour ainsi dire, une répartition de plusieurs
sièges entre les listes en compétition au
prorata des voix obtenues.
Dans la
quasi-totalité des cas, il reste après une
première répartition des sièges à pourvoir. Et
c'est là toute la complexité du calcul. Vint
après, le problème du quotient électoral. Là
aussi, les experts ont dit qu'il s'obtenait en
divisant le nombre de suffrages exprimés par le
nombre de sièges à pourvoir dans la
circonscription électorale concernée.
En clôturant donc
les travaux de cette rencontre, le président de
la Commission électorale nationale autonome et
permanente (Cénap), René Aboghé Ella, a, dans
une brève allocution, tenu à remercier
l'ensemble des participants pour la qualité et
la profondeur des échanges.
Pour le président
de la Cénap, l'objectif affiché par son
institution est entre autres, de donner des
rudiments nécessaires aux commissaires pour
affronter l'échéance électorale, avec beaucoup
de sérénité et de doigté.
« Mais il reste
qu'un séminaire, aussi riche soit il, ne peut
pas tout prévoir ou tout donner, il va falloir
faire confiance aux hautes qualités humaines, au
sens de l’initiative et au génie personnel de
chacun des commissaires électoraux », a déclaré
René Aboghé Ella.