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Le quotidien l'Union du 20 Février 2008

 

 

Pour moi quoi...

 
0N va encore me reprocher de ne pas savoir tenir ma langue bien pendue-là. Mais "samafou" ! Moi, Makaya, je ne peux me taire devant ce que je vois et qui me scandalise, quoi. Je constate en effet que bien des frères entretiennent encore avec l'Etat ce que mon fils, qui est un sérieux concurrent de Jacky-Mille-Encyclopédies, appelle une dépendance capricieuse. Autrement dit, ils lui mangent dans la main avant de mordre celle-ci. Et comme ils attendent tout du même Etat, ils lui reprochent tout également. Viens-en au fait, Makaya ! Eh bien voilà : quoiqu'on pense, l'Etat investit beaucoup de "miang" dans la formation de nos "bana" et ce dans tous les domaines. D'ailleurs, nos autorités aiment rappeler que nous sommes l'un des rares pays qui octroient à leurs fils des bourses sans tenir compte des ressources des parents. Même si le "mwana" d'un Makaya comme moi-là a moins de chance de se retrouver au pays nos ancêtres les Gaulois, chez les Ricains ou les trappeurs de l'Ontario que le fiston d'un ponte, quoi.

C'est ainsi qu'un "doctaire" est formé à coups de million de dôlès et pour une durée d'au moins 7 ans après le bac Et si l'Etat paie autant, c'est parce qu'il juge une telle formation nécessaire au vu des attentes qui montent des tréfonds de notre Gabon d'abord.

Mais alors, comment comprendre que certains de ces "doctaires", au terme de leur formation, déposent la blouse pour se livrer à l'exercice de professions qui n’ont strictement rien à voir avec le métier qu'ils ont eux même choisi ? D'accord, il n'y a pas de sot métier, mais est-ce qu'on pourrait vraiment hésiter entre "doctaire" et agent de "transmission des rumeurs"(Makaya, on dit agent de renseignement!) ou bien vendeur d'automobiles; comme le rapporte mon "mougoye" qui a observé pareille, situation dans une grande "mistration" ? Mais que voulez-vous, mes chers frères Makaya éberlués, c'est le Gabon, quoi...

 

Makaya

 

Source : Journal L'Union Plus du 20/02/2008

 

 


 
 

OUVERTURE DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL, HIER
Le CES réaffirme son engagement à œuvre aux côtés du gouvernement

 

 

LOCALES 2008/CENAP
350 commissaires à l'école des techniques des opérations électorales dès ce matin

 

 

 Pour moi quoi…Makaya
0N va encore me reprocher de ne pas savoir tenir ma langue bien pendue-là