VOILA qui va encore
me valoir les pires imprécations de la part de
tous les "serviteurs de Dieu" de notre Gabon
d’abord-là. Mais moi, - Makaya l’animiste, j’ai
l’habitude, quoi. Je me pose en effet la
question suivante, mes chers frères intrigués
est-ce que la foi a vraiment besoin de cette
démonstration exubérante ?
Hier, sur le
boulevard qui porte le nom du père du "dipenda";
j'ai constaté qu'une "église" avait installé sur
sa... terrasse un haut-parleur. Vu la taille
plutôt riquiqui de la salle qui accueillait une
poignée de fidèles, je me suis demandé à quoi
cela pouvait bien servir. A montrer sa présence
à une autre église située à 100 mètres à peine
de là ? À indiquer à notre future basilique ce
qu’il lui faudra faire pour que 1 homélie de
l'archevêque arrive jusqu’aux oreilles des 10
000 fidèle massés sur son parvis monumental ?
C'est
l'ex-père-maire Mbabess, c'est-à-dire quelqu’un
sachant de quoi il parle, qui un jour s'était
étonné de cette façon bruyante dont se
manifestait désormais la foi à
Libreville-les-nuisances sonores. Et de rappeler
ce que les Missié-les-père s’apprenaient à tous
les "bana" de l'époque. A savoir que Dieu est
partout, il voit tout, il entend tout !
Il faut croire
aujourd’hui que pour que Dieu nous entende, il
faut lui casser les tympans (encore un motif
pour que le blasphémateur que je suis soit voué
aux gémonies), à lui et à tout le voisinage.
Imaginez que d ce voisinage immédiat, il y ait
un malade à qui son doctaire a prescrit le calme
absolu, il n'aurait plus qu'à déménager le temps
- de plus en plus long, au passage - que dure
l'office. Idem pour l'écolier ou l'étudiant qui
voudrait réviser ses cours.
Mais voilà, mes
chers frères Makaya résignés : je prêche dans le
désert et nos pasteurs pourront, eux continuer à
prêcher à tue-tête devant leurs ouailles. Les
dérives autrement plus importantes qui ont été
dénoncées ces derniers temps n'ont donné lieu à
aucune intervention de la part des autorités.
Alors, de petits problèmes de pollution
acoustique...
Quel pays !