LE président de la
plateforme "Environnement Gabon"; Marc
Ona, a souhaité, lors de la clôture de l'atelier
national, ce 15 février, dans la salle de
réunion de l'Union des écrivains gabonais (UDEG)
sise au quartier Louis, sur l'initiative FLEGT
(Application des réglementations forestières,
gouvernance et échanges commerciaux) de l'Union
européenne, que l'administration gabonaise
s'imprègne un peu plus de ce projet. « Notre
administration a pris du retard dans
l'application de l'initiative. Et les
recommandations de l’atelier visent justement à
lui rappeler la nécessité de rattraper le temps
perdu ».
Au nombre de ces
recommandations, l'on note la volonté de la
société civile d'être impliquée dans les
échanges relatifs au processus FLEGT,
l'organisation de concertation régulières d'un
comité FLEGT qui rassemblerait les acteurs de la
gestion forestière (sociétés forestières, MEF/gouvernement,
société civile) et le renforcement des capacités
de la société civile afin de lui permettre de
prendre part à l'initiative. « Les ONG
environnementales gabonaises voudraient
également création d'un observatoire indépendant
pour le secteur de la forêt et que la loi
relative à la gestion de cette activité soit
appliquée », a affirmé M. Ona.
Il a, toutefois,
déclaré que les organisations environnementales
nationales devraient prendre conscience du rôle
qu'elles ont à jouer dans Il' application de
l'initiative FLEGT au Gabon. « Nous avons
intérêt à assimiler, maîtriser ce processus
parce que nous allons bientôt entreprendre des
négociations avec l'Union européenne dans le
cadre des Accords de partenariat volontaires ».
La participation
des ONG environnementales gabonaises (Brainforest,
les Amis du pangolin, Image Gabon Nature,
Aventure sans frontière, etc.) à cet atelier
national visait à renforcer leurs capacités pour
rendre part à l'initiative FLEGT de l'Union
européenne et à l'IO-FLEG (Observation
indépendante Application des réglementations
forestières et gouvernance).
L'initiative FLEGT
vise à aider les pays producteurs de bois à
renforcer la gouvernance relative aux ressources
forestières, à lutter contre l'exploitation
illégale des forêts qui est à l'origine de perte
de revenus pour les pouvoirs publics des pays
touchés par le phénomène (entre 5000 et 7500
milliards de francs CFA par an estiment les
spéciaIistes), au travers des Accords de
partenariat volontaires signés entre l'Union
européenne (UE) et les pays producteurs. Ce pour
promouvoir la commercialisation du bois légal à
destination de l'UE.
L'Union européenne
dont le marché intérieur offre des débouchés et
encourage d'une certaine manière l'exploitation
illégale des forêts, a, au travers de sa
Commission, adopté le plan d'action FLEGT en mai
2003.