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Le quotidien l'Union du 18 Février 2008

 

 

GABON-CLUB DE PARIS

Pari réussi pour Omar Bongo Ondimba
L'opération s'est déroulée de façon positive. Et le Conseil des ministres du jeudi dernier a rendu un vibrant hommage au chef de l'État dont la vision aura été encore une fois juste en instruisant le gouvernement dans le sens de négocier un nouveau traitement de la dette gabonaise auprès des créanciers membres dudit club.

 

APRES la signature de l'accord triennal entre le Gabon et le Fonds monétaire international (FMI), le chef de l'État, Omar Bongo Ondimba, avait instruit le gouvernement de se rapprocher du Club de Paris pour négocier un nouveau traitement de sa dette. Mission avait alors été donnée au ministre des Finances pour conduire cette opération. Et l'option choisie était le paiement anticipé.

Au cours du Conseil des ministres de jeudi dernier, on a appris que l'opération s'est déroulée de façon positive. Cette instance de l'Etat a apprécié, suite à la communication du patron des Finances, le ministre d'État Paul Toungui, cette initiative prise « sur instruction personnelle du président de la République et qui a permis une insertion réussie du Gabon sur les marches de capitaux. Et ce malgré le contexte morose au niveau des places boursières ». Les résultats obtenus dans cette démarche placent désormais notre pays sur « l'écran radar des investissements internationaux ».

On rappellera que grâce aux emprunts obligataires et aux ressources propres du Gabon, le gouvernement de jean Eyeghé Ndong a totalement remboursé la dette admise en janvier 2008. Soit 752,3 milliards de francs. Cette opération permet à notre pays de sortir de la tutelle très contraignante du Club de Paris. Tout comme elle permet au Gabon de renforcer son crédit et son prestige international et d'avoir désormais une politique active de gestion de la dette.

Au cours du Conseil des ministres de jeudi dernier, Jean Eyéghé Ndong et son gouvernement ont reconnu que les résultats obtenus dans l'opération des emprunts obligataires ayant permis au Gabon de boucler positivement le dossier de rachat anticipé de sa dette auprès du Club de Paris est la conséquence, d'une part du climat de paix et de stabilité qui règnent sur le territoire gabonais, d'autre part des effets positifs des réformes économiques et financières mises en œuvre sous l'impulsion du président Omar Bongo Ondimba, auquel ils ont d'ailleurs rendu un « hommage appuyé et mérité ».

GRATITUDE PARTICULIERE Conscient du fait que notre pays a bénéficié du soutien de plusieurs pays pour réussir cette opération, le Conseil des ministres a tenu « à remercier tous les pays qui ont soutenu le Gabon dans cette opération Notamment la France, la Grande Bretagne, la Belerique, les Pays-Bas, la Suisse, l'Espagne, l'Italie et le Brésil ».

Le gouvernement a exprimé de façon particulière sa gratitude à la France qui a accordé une décote supplémentaire de 5% (environ 50 millions d'euros) sous forme de conversion de créances, pour financer les projets de développement durable dans les domaines de la protection et du développement de la forêt gabonaise.

Pour mémoire, rappelons que l'opération de remboursement anticipe de la dette s'intégré dans la politique de réformes initiées par le gouvernement gabonais sous l’impulsion du chef de l'Etat Omar Bongo Ondimba. Ayant pris conscience du poids de la dette dans le budget de l'Etat, le N°1 gabonais a instruit l'équipe gouvernementale à tout faire pour changer la donne. C'est pourquoi il s'est impliqué personnellement dans ce dossier aussi bien en amont qu'en aval.

En amont déjà en décidant de suivre avec une attention particulière les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI). Ce qui était un passage obligé avant d'engager les pourparlers avec le Club de Paris. En mai 2007, le Gabon a signé un accord triennal avec le FMI, et en juillet 2007, notre pays obtenait du Club de Paris le principe du remboursement anticipe de sa dette. Grâce à l'implication active du président Omar Bongo Ondimba qui a sollicité et obtenu le soutien de son homologue français Nicolas Sarkozy. Expression de son engagement en aval.

Le principal intérêt de cette opération est de permettre le reprofilage du service de la dette sur la période 2008-2012. Ce qui devrait se traduire par un allègement substantiel des charges de la dette qui pèsent actuellement sur les finances publiques et obèrent considérablement les perspectives de croissance.

SERENITE  Toujours en guise de rappel, soulignons que pour réussir le paiement anticipé de sa dette vis-à-vis du Club de Paris, le gouvernement avait dû recourir aux emprunts obligataires sur le marché des capitaux. Aussi bien au niveau de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) qu'en occident. Ce qui avait obligé le ministre d'Etat en charge des Finances de se rendre, entre autres, en Europe (France, Allemagne, Angleterre), et en Amérique du Nord (notamment aux USA) pour solliciter les investisseurs étrangers.

A chaque réunion avec les investisseurs, le patron des Finances magnifiait les principaux atouts du Gabon. Il s'est agi essentiellement de la stabilité des institutions et la paix garanties par le président Omar Bongo Ondimba. Tout comme les mesures mises en œuvre depuis 2002 pour restructurer l'économie gabonaise et mieux lutter contre la pauvreté...

Il n'est pas exagéré de dire que l'issue positive de cette opération voulue par le chef de l'État qui s'y est personnellement impliqué est sans doute un nouveau pari par Omar Bongo Ondimba sous le septennat en cours. Cette opération permet au Gabon d'envisager l'avenir avec un peu plus de sérénité. Notamment dans le cadre de la réalisation du projet de société du président de la République.

 

Source : Journal L'Union Plus du 18/02/2008

 

 


 
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