L'opération s'est déroulée de façon positive. Et
le Conseil des ministres du jeudi dernier a
rendu un vibrant hommage au chef de l'État dont
la vision aura été encore une fois juste en
instruisant le gouvernement dans le sens de
négocier un nouveau traitement de la dette
gabonaise auprès des créanciers membres dudit
club.
APRES la signature
de l'accord triennal entre le Gabon et le Fonds
monétaire international (FMI), le chef de
l'État, Omar Bongo Ondimba, avait instruit le
gouvernement de se rapprocher du Club de Paris
pour négocier un nouveau traitement de sa dette.
Mission avait alors été donnée au ministre des
Finances pour conduire cette opération. Et
l'option choisie était le paiement anticipé.
Au cours du Conseil
des ministres de jeudi dernier, on a appris que
l'opération s'est déroulée de façon positive.
Cette instance de l'Etat a apprécié, suite à la
communication du patron des Finances, le
ministre d'État Paul Toungui, cette initiative
prise « sur instruction personnelle du
président de la République et qui a permis une
insertion réussie du Gabon sur les marches de
capitaux. Et ce malgré le contexte morose au
niveau des places boursières ». Les
résultats obtenus dans cette démarche placent
désormais notre pays sur « l'écran radar des
investissements internationaux ».
On rappellera que
grâce aux emprunts obligataires et aux
ressources propres du Gabon, le gouvernement de
jean Eyeghé Ndong a totalement remboursé la
dette admise en janvier 2008. Soit 752,3
milliards de francs. Cette opération permet à
notre pays de sortir de la tutelle très
contraignante du Club de Paris. Tout comme elle
permet au Gabon de renforcer son crédit et son
prestige international et d'avoir désormais une
politique active de gestion de la dette.
Au cours du Conseil
des ministres de jeudi dernier, Jean Eyéghé
Ndong et son gouvernement ont reconnu que les
résultats obtenus dans l'opération des emprunts
obligataires ayant permis au Gabon de boucler
positivement le dossier de rachat anticipé de sa
dette auprès du Club de Paris est la
conséquence, d'une part du climat de paix et de
stabilité qui règnent sur le territoire
gabonais, d'autre part des effets positifs des
réformes économiques et financières mises en
œuvre sous l'impulsion du président Omar Bongo
Ondimba, auquel ils ont d'ailleurs rendu un «
hommage appuyé et mérité ».
GRATITUDE
PARTICULIERE Conscient du fait que notre
pays a bénéficié du soutien de plusieurs pays
pour réussir cette opération, le Conseil des
ministres a tenu « à remercier tous les pays
qui ont soutenu le Gabon dans cette opération
Notamment la France, la Grande Bretagne, la
Belerique, les Pays-Bas, la Suisse, l'Espagne,
l'Italie et le Brésil ».
Le gouvernement a
exprimé de façon particulière sa gratitude à la
France qui a accordé une décote supplémentaire
de 5% (environ 50 millions d'euros) sous forme
de conversion de créances, pour financer les
projets de développement durable dans les
domaines de la protection et du développement de
la forêt gabonaise.
Pour mémoire,
rappelons que l'opération de remboursement
anticipe de la dette s'intégré dans la politique
de réformes initiées par le gouvernement
gabonais sous l’impulsion du chef de l'Etat Omar
Bongo Ondimba. Ayant pris conscience du poids de
la dette dans le budget de l'Etat, le N°1
gabonais a instruit l'équipe gouvernementale à
tout faire pour changer la donne. C'est pourquoi
il s'est impliqué personnellement dans ce
dossier aussi bien en amont qu'en aval.
En amont déjà en
décidant de suivre avec une attention
particulière les négociations avec le Fonds
monétaire international (FMI). Ce qui était un
passage obligé avant d'engager les pourparlers
avec le Club de Paris. En mai 2007, le Gabon a
signé un accord triennal avec le FMI, et en
juillet 2007, notre pays obtenait du Club de
Paris le principe du remboursement anticipe de
sa dette. Grâce à l'implication active du
président Omar Bongo Ondimba qui a sollicité et
obtenu le soutien de son homologue français
Nicolas Sarkozy. Expression de son engagement en
aval.
Le principal
intérêt de cette opération est de permettre le
reprofilage du service de la dette sur la
période 2008-2012. Ce qui devrait se traduire
par un allègement substantiel des charges de la
dette qui pèsent actuellement sur les finances
publiques et obèrent considérablement les
perspectives de croissance.
SERENITE
Toujours en guise de rappel, soulignons que pour
réussir le paiement anticipé de sa dette
vis-à-vis du Club de Paris, le gouvernement
avait dû recourir aux emprunts obligataires sur
le marché des capitaux. Aussi bien au niveau de
la Communauté économique et monétaire de
l'Afrique centrale (CEMAC) qu'en occident. Ce
qui avait obligé le ministre d'Etat en charge
des Finances de se rendre, entre autres, en
Europe (France, Allemagne, Angleterre), et en
Amérique du Nord (notamment aux USA) pour
solliciter les investisseurs étrangers.
A chaque réunion
avec les investisseurs, le patron des Finances
magnifiait les principaux atouts du Gabon. Il
s'est agi essentiellement de la stabilité des
institutions et la paix garanties par le
président Omar Bongo Ondimba. Tout comme les
mesures mises en œuvre depuis 2002 pour
restructurer l'économie gabonaise et mieux
lutter contre la pauvreté...
Il n'est pas
exagéré de dire que l'issue positive de cette
opération voulue par le chef de l'État qui s'y
est personnellement impliqué est sans doute un
nouveau pari par Omar Bongo Ondimba sous le
septennat en cours. Cette opération permet au
Gabon d'envisager l'avenir avec un peu plus de
sérénité. Notamment dans le cadre de la
réalisation du projet de société du président de
la République.