DEPUIS quelques
temps, je suis content de sa voir qu’en
attendant les prochaines locales, la gestion des
affaires courantes a été confiée aux Délégations
spéciales des collectivités locales. Je suis
surtout content parce que le petit frère du
neveu du cousin germain de ma tant c’est-dire
mon propre "mougoye" ; qui a aussi été choisi
pour bricoler là-bas, va gagner du "miang" en
plus de son salaire. Le Conseil des ministres
vient même de prendre un texte pour préciser les
avantages de ce petit boulot. Jusque-là, moi,
Makaya, je ne peux que me réjouir du sérieux
avec lequel le "gouvrement" gère cette
transition-là.
Mais vous le savez
tous : j’ai un flair qui me trompera rarement.
Et je me demande chaque soir, les yeux rivés
sur-le plafond de ma maison en planches, si
quelqu'un peut m'assurer qu'aucun, parmi les
ex-maires, ex-maires adjoints, et autres anciens
responsables de conseils départementaux,
disséminés sur le territoire, qu'aucun,
disais-je, il à emporté avec lui des documents
antidatés, ou bien s’il n'a pas fait fabriquer
le double du cachet de la mairie. Histoire de
continuer à signer et délivrer des documents aux
parents, amis et autres connaissances, pendant
la transition.
La tentation était
en effet grande que certains parmi ces habitués
à se faire du "miang" facile, en affairistes
impénitents, ne songent à conserver la
possibilité de signer au-delà du délai autorisé.
Mais comment et
pourquoi, que je vous entends vous demander mes
chers frères Makaya outrés, je peux ainsi douter
de la moralité de nos ex-élus locaux. Eh bien,
mes chers frères avertis, je ne doute de
personne en particulier Mais vous et moi
connaissons tous le génie avec lequel certains
de nos responsables savent imaginer des combines
pour toujours être aux affaires, même quand ils
n'y sont plus. Et là, je crains que le
"gouvrement" n’ait pas évalué tous les dégâts
qui pourraient être enregistrés pendant cette
période transitoire.
A bon entendeur, salut ôôôh...