MOl, Makaya je vais
poser la même question que ce chef flic dans le
film gaulois "Le professionnel" (ah, ça ne nous
rajeunit pas, ça !): tout ceci n'est-il pas
devenu un peu excessif? Et aussi franchement
artificiel ?
Je veux parler, non
pas de cinéma, mais de cette fameuse
Saint-Valentin qui, année après année, met à
rude épreuve nos vieux vaisseaux fatigués-là, en
même temps qu'elle laisse nos poches trouées,
alors que nous ne sommes qu'en milieu de mois,
siouplaît !
Ouais, dès qu'une
mode, quelle qu'elle soit, arrive sous nos
tropiques, c’est tout de suite l'exagération.
Pas grand monde dans notre Gabon d'a bord-là ne
peut nous conter l'histoire de ce
Saint-Valentin, martyr romain, que nous
enseignent les livres.
Mais du moment que
cette tradition qui remonte au Moyen Âge est
devenue la fête des amoureux, il faut en faire
des tonnes. Qu'un vieux rustre comme moi là se
prend d'une nouvelle tendresse pour sa
"'bonamie" et décide, en s'appuyant suries
symboles, de lui offrir une rose (rouge, de
préférence), la fleur de l'amour par excellence,
il va être traité de ringard et de radin Ça
serait donc à la "bonamie" aujourd’hui de
décider du type de cadeau qu'elle doit recevoir
en cette journée particulière! Le bijou dont a
parlé hier mon ami caricaturiste là, par
exemple. Mais on peut aussi citer la montre ou
le sac démarque. Sans oublier le téléphone
portable dernier cri. Les maisons de téléphonie
mobile- comme beaucoup d’autres commerçants
d'ailleurs- ne peuvent rater pareille occasion
pour pousser à une consommation frénétique.
D'accord, un grand
poète disait : "il n'y a pas d'amour, il y a les
preuves d'amour". Mais laisser l'initiative du
choix à sa moitié, ne plus ménager cet effet de
surprise qui doit entourer tout cadeau et qui
lui donne en fait toute sa saveur, me paraît
vraiment factice. Qui a osé dire que c'est
l'intention qui compte?
Enfin, chacun fait
ce qu'il veut. Pourvu qu'on ne se réveille pas
avec la gueule de bois, quoi...