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Le quotidien l'Union du 14 Février 2008

 

 

GABON-FRANCE/GESTION DES FLUX MIGRATOIRES
L’accord en voie de ratification au Parlement français
L’ambassadeur de France au Gabon, Jean-Marc Simon, l’a fait savoir hier au terme de l’entretien qu’il a eu avec la ministre des Affaires étrangères Laure Olga Gondjout. En attendant, les ressortissants gabonais sont toujours soumis aux restrictions d’entrée et de séjour en France, contrairement aux français vivant au Gabon.

 

ALORS qu'un accord visant à l'amélioration de la gestion des flux migratoires permettant au Gabon, du moins à ses ressortissants, de bénéficier d'un régime privilégié de visas - suite au durcissement des conditions d'accès en France mises en place par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur - avait été signé avec la France en juillet dernier, force est de constater qu'une catégorie de compatriotes vivant en France ou voulant s'y rendre est toujours soumise à un certain nombre de restrictions administratives. Presque à l'identique de celles qui prévalaient avant la signature de l'accord. Ce qui au demeurant donne l'impression que rien n'a véritablement changé dans le sens de l'amélioration des conditions d'entrée ou de circulation en France de certains Gabonais en dépit de la signature de l'accord.

L'ambassadeur de France au Gabon, Jean-Marc Simon nous a fait part hier, au sortir de l'entretien qu'il a eu avec la toute nouvelle ministre des Affaires étrangères, Laure Olga Gondjout, de ce que cette situation est due au fait que l'accord signé à Libreville ri a pas encore été ratifié par le Parlement français bien qu'il l'ait déjà été par la partie gabonaise. Un retard il est vrai préjudiciable aux ressortissants gabonais, mais qui est tributaire, selon le diplomate français, de l'abondance des chantiers législatifs auxquels s'attellent les parlementaires. « L'agenda du Parlement est extrêmement chargé. Les textes se suivent les uns après les autres. Il faut attendre le tour de cet accord, et je pense que cela ne devrait plus tarder maintenant » déclaré Jean-Marc Simon pour tenter d'expliquer, dans un langage propre à l'hypocrisie diplomatique, le retard accusé par les autorités françaises dans l'application de l'accord de gestion des flux migratoires entre nos deux pays. D'autant plus que l'on subodore les vraies raisons qui poussent la France à traîner les pieds : la (non) fiabilité du passeport gabonais.

SUPPRESSION DES VISAS Rappelons qu'au terme de l'accord, les deux parties ont prévu la suppression des visas de court séjour en ce qui concerne les titulaires des passeports de service, l'instauration des visas de circulation de deux ans à entrées multiples, notamment en ce qui concerne les motifs économiques, professionnels, médicaux ou familiaux, pour ce qui est des passeports ordinaires. L'accord facilite également le séjour en France des étudiants gabonais, en portant la durée de leur autorisation provisoire de séjour de six à neuf mois renouvelable, ainsi que celle des jeunes salariés gabonais dans l'Hexagone.

A l'inverse, les Français vivant au Gabon depuis plus de trois ans ou mariés depuis plus de trois ans à un (e) Gabonais (e) pourront se voir délivrer une carte de séjour de cinq ans renouvelable, contre deux ans auparavant.

Aussi, le document prévoit-il la coopération entre la France et le Gabon dans la lutte contre l'immigration clandestine, en matière d'état civil et contre la fraude documentaire.

Ainsi que mentionné plus haut, c’ »st au terme de l’entretien que l’ambassadeur de France au Gabon a eu avec Laure Olga Gondjout qu’il s’est expliqué sur l’accord susmentionné. Et il ' n'était pas le seul à avoir eu hier des discussions avec la ministre des Affaires étrangères. D'autant que le secrétaire général adjoint de la CEEAC, le Congolais (RDC) Joachim Tiker Tiker, l'ambassadeur du royaume d'Espagne au Gabon, Ramiro Fernandez Bachiller et l'ambassadeur de l'Afrique du Sud au Gabon, Mahlomola Johnson Khasu lui ont succédé au cabinet de la nouvelle patronne de la diplomatie gabonaise.

INTENSIFIER LES RELATIONS Le SGA de la CEEAC est venu essentiellement parler de la situation actuelle au Tchad, après les événements qui ont secoué ce pays d'Afrique centrale il y a quelques jours. Evénements au sujet desquels le président en exercice de la CEEAC, le Congolais Joseph Kabila avait fait une importante déclaration et convoqué le secrétaire général de l'institution qui du reste se trouve actuellement au Tchad avec le ministre congolais des Affaires étrangères pour mieux s'imprégner des réalités au Tchad au lendemain de la cessation des combats ayant opposé l'armée régulière aux rebelles tchadiens.

Les ambassadeurs du Royaume d'Espagne et d'Afrique du Sud sont, quant à eux, venus faire le point de la coopération bilatérale entre le Gabon et leurs pays respectifs. L'on sait par exemple que l'Espagne prend une part active à la réalisation des infrastructure routières au Gabon. Ce pays d'Europe Occidentale est notamment présent, à travers une de ses entreprises, dans la construction de l’axe Lambaréné-Fougamou. La rencontre avec Laure Gondjout a non seulement permis aux deux diplomates de discuter des moyen d’intensifier les relation existantes, mais aussi d’ouvrir d’autres perspectives de coopération. C’est à bien des égards la même approche qui a sous-tendu les discutions entre le diplomate sud-africain et le membre du gouvernement gabonais. Même si du côté sud-africain on est venu également s’assurer de l’avancement des textes en voie de signature entre le Gabon et l'Afrique du Sud dans un certain nombre de secteurs.

 

Source : Journal L'Union Plus du 14/02/2008

 

 


 
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Alassane Dramane Ouattara chez Omar Bongo Ondimba

 

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L’accord en voie de ratification au Parlement français

 

Pour moi quoi…Makaya
Ils cumulent vraiment tous les défauts