PREPARATIFS DES ELECTIONS
LOCALES
Le président de la Cénap
fixe le cap
René Aboghé Ella qui tient à respecter les
délais constitutionnels, tels que fixés par la
Cour constitutionnelle, a réuni hier, en fin
d'après-midi, le bureau de la Commission
électorale nationale autonome et permanente pour
harmoniser le travail des commissaires.
LES choses se précisent un
peu plus à la Commission électorale nationale
autonome et permanente (Cénap) où le président
de cette institution, chargée de la préparation
n des élections locales, René Aboghé Ella, a
tenu hier une séance plénière avec l'ensemble
des commissaires membres du bureau de la Cenap.
II a notamment été
question, lors de ce rendez- vous, non seulement
de prendre contact avec les différents membres
qui composent l'institution, mais aussi, de leur
apporter un certain nombre d'informations, liées
à l'organisation du scrutin d'avril prochain.
« A trois mois de
l'organisation de cette élection, la machine
doit se mettre en branle »,
a insisté le président de la Cénap, dans la
mesure où, selon lui, les membres des
commissions communales et départementales
avaient été désignés au niveau national, afin de
prendre toutes les dispositions nécessaires pour
la préparation en amont des élections locales à
venir.
Avec la décision de
l'opposition de prendre part au scrutin d'avril,
René Aboghé Ella ne voit plus ce qui pourrait
bloquer le travail des commissaires, au sein du
bureau de son institution et dans les différents
démembrements de la Cénap.
S'appuyant sur les
dispositions constitutionnelles, en bon juriste,
le président de la Cénap a voulu se féliciter de
la participation des membres de l'opposition au
sein de l'institution dont il a la charge.
Pour lui, le code
électoral stipule que le bureau de la Cénap est
constitué de huit commissaires, à parité entre
l'opposition et la majorité, ce qui suppose, à
l'évidence, que le travail ne peut se faire
qu'avec la participation des représentants de
ces deux bords politiques.
Mais cela ne signifie pas
que le travail ne doit pas se faire, a averti
René Aboghé Ella. Une manière pour lui,
d'inviter tous les acteurs politiques à faire
prévaloir l'intérêt général.
En tout cas on verra un
peu mieux au cours de la grande séance de
travail, qui regroupera l'ensemble des
commissaires si l'appel du président a été
entendu par les différentes parties concernées.
Les commissaires auront à
plancher sur le problème du calendrier électoral
et bien d'autres questions pratiques pour la
bonne tenue du scrutin.
Il faut dire que la Cénap
a désormais du pain sur la planche. Elle qui, au
regard de la décision de la Cour
constitutionnelle, est tenue d'organiser les
élections locales au plus tard à la fin du mois
d'avril 2008. Ce qui veut dire en clair qu'il ne
reste qu'un peu plus de deux mois à René Aboghé
Ella pour mettre en place tout le dispositifs
administratif nécessaire à l'organisation des
locales avant la convocation de l'ensemble du
collège électoral qui aurait dû l'être avant la
fin du mandat des conseillers communaux et
départementaux intervenue au mois de janvier
2008. Ayant perdu toute légitimité dès lors que
leurs mandats étaient arrivés à échéance, la
Cour constitutionnelle, a dû prendre une
décision obligeant les uns et les autres à
cesser toute activité de conseiller communal,
départemental, de maire, de président du conseil
départemental. Alors que beaucoup nourrissaient
l'idée de voir la haute juridiction proroger
leurs mandats. Au contraire de leurs attentes,
c'est plutôt le ministère de l'Intérieur qui a
été amené, après la décision de la Cour
constitutionnelle à mettre en place des
délégations spéciales pour la gestion des
collectivités locales et départementales.