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Le quotidien l'Union du 12 Février 2008

 

 

Pour moi quoi...

 

MOI, Makaya, je voudrais remettre une couche sur le dessin croqué hier dans mon Premier grand quotidien par mon ami caricaturiste-là. C'est à dire l'attitude de tous ces patrons d'entreprise qui oublient de reverser à Dame Caisse le « miang » qu'ils pompent à ce effet auprès de leurs pôvres salariés, quoi.

Disons-le franchement, ceci est un scandale. A ce titre non seulement il mérite d'être dénoncé –et les employés lésé ne se privent pas de le faim- mais aussi ses auteurs, où qu’ils soient quel que soit leur rang, doivent être poursuivis et sanctionnés par les autorités compétentes !

Après tout, c'est un cas patent de détournement. Parce que c'est bien comme ça qu'on appelle le « miang » qui es utilisé à des fins qui ne sont pas celles prévues au départ Et moi, je soupçonne ceux des patrons qui traînent comme ça une ardoise vis-à-vis de Dame Caisse de faire prospère leurs propres affaires avec les cotisa dons de leurs employés Or, certains parmi ces derniers sont tout simplement payé en monnaie de macaque -même si je dois admettre qu'il sont plutôt rares les salariés qui se déclarent contents de leur traitement. Si en plus, on doit jouer avec les retenues qu'ils constatent sur leur feuille de paie, au point de compromettre leur maigre retraite... Je me rappelle qu'il fut un temps où Dame Caisse avait en tête de faire cracher au bassinet tous ceux qui étaient redevables vis-à-vis d'elle. Toutes les récriminations que j’entends ces derniers jours montrent que ceux-là sont finalement nombreux.

Moi, Makaya, je crois qu'une vraie traque doit être organisée ce niveau. Et elle pourrait, dans un premier temps se traduire parla publication de la liste des « mauvais payeurs ». Ça leur ferait une belle jambe, même si la honte n’est pas la chose la mieux partagée dans notre Gabon d'abord-là. Ensuite, tout ce qu'il y a comme autorités de recouvrement entreraient dans la danse, quitte traduire devant les tribunaux les récalcitrants. On ne peut pas chercher à réhabiliter la valeur travail et garantir l’impunité à ceux qui la bafouent.

Que diable !

Makaya

 

Source : Journal L'Union Plus du 12/02/2008

 

 


 
 

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Pour moi quoi…Makaya
MOI, Makaya, je voudrais remettre