Tel est l’objectif de la Banque mondiale qui a
dépêché à Libreville, son chargé des finances,
Renée Desclaux pour aider les gestionnaires
gabonais des projets financés par l’institution
de Bretton Woods dans le cadre des stratégies de
réduction de la pauvret » (SRP), à s’approprier
le cadre moderne des décaissements et les
nouvelle directives pour les décaissements
applicables aux projets et la tettre sur les
conditions de décaissements, actuellement
en usage au sein de la Banque.
DANS le cadre de
l'initiative relative à la stratégie de
réduction de la pauvreté (SRP) accordée entre le
Gouvernement gabonais et la Banque mondiale, le
Bureau de l'institution de Brettons Woods a
organisé, vendredi dernier, un atelier technique
au profit des gestionnaires gabonais des projets
appuyés par cette institution financière. C’est
dans ce contexte que le chargé des finances de
la Banque mondiale, René Desclaux à
environnement et aux infrastructures locales,
sur les difficultés de mise en œuvre des projets
et les solutions, les lenteurs des décaissements
et les nouvelles directives pour les
décaissements applicables aux projets et la
lettre sur les conditions de décaissements,
actuellement en usage au sein de la Banque
mondiale. L'intérêt de cet atelier est de
permettre aux gestionnaires des projets de faire
face aux principaux problèmes auxquels ils se
heurtent, notamment le blocage dans les
procédures de décaissements dont les sources ont
trait aux lenteurs administratives. Outre ces
lenteurs administratives, les mutations des
technique chargé du suivi de ce projet, en amont
ont un impact avéré sur l'exécution du projet en
aval d'où les retards considérables enregistrés
dans certains travaux exécutés dans notre
pays.oet programmé sur 2 ans peut être achevé en
6 ans parce que l’on aura changé l'équipe en
charge du projet ou parce que les intéressés
n'auront pas dominé le nouveau cadre de gestion
des décaissements.
La nouvelle
politique, beaucoup plus souple, met à jour et
consolide les anciennes politiques de la Banque
mondiale en matière de décaissement. A retenir
de ce nouveau cadre que l'autorisation des
dépenses est actuellement un facteur lié aux
objectifs de développement et aux paramètres de
financement d'un pays; les méthodes de
décaissement et les pièces justificatives sont
regroupées dans une déclaration de politique
générale et de procédure, etc. Bien plus, les
directives pour les décaissements ne seront
bientôt disponibles sur le site web du service
Client Connexion.
Enfin, il a été
introduit dans la gestion des décaissements et
des finances, une nouvelle procédure plus souple
dans l'utilisation des avances qui aura un
impact certain dans l exécution des projets.
Rappelons que l'avance octroyée à un projet
donné, est un paiement au profit de l’emprunteur
pour le coût prévisible des dépenses liées au
projet. Les dépenses ont été encourues et
réglées grâce à l'avance. Désormais, il est fixé
un plafond qui remplace l'ancienne procédure
d'allocation autorisée, c'est-à-dire un montant
maximum des fonds du prêt pouvant être déposé
dans un compte désigné. Le montant peut être
fixe ou ajusté de temps à autre durant
l'exécution du projet, en fonction des
prévisions périodiques des dépenses liées au
projet. Quels sont les avantages d'une telle
procédure ? Notamment sa souplesse en matière de
gestion. En effet, les fonds déposés dans un
compte désigné peuvent faire l'objet d'une
avance dans un autre compte dont l'emprunteur
est titulaire. Par la simplification des pièces
justificatives, la réduction des obstacles à
caractère administratif et par une plus grande
mainmise sur les flux financiers. C'est pour
faire comprendre ce cadre moderne de
décaissements intégré et souple que le chargé
des finances de la Banque mondiale, Renée
Desclaux a réuni les gestionnaires gabonais des
projets qui connaissent déjà ces procédures mais
qui ont besoin de clarification afin d'éviter
les retards et les lenteurs administratives qui
ralentissent la mise en œuvre des projets.