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Le quotidien l'Union du 07
Février
2008
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REVISION DES LISTES
ELECTORALES
L'opposition accuse la
Cour constitutionnelle d'avoir pris une décision
politique
Sa requête qu'elle juge fondée sur des moyens
tirés de la Constitution, de la loi et de la
jurisprudence a reçu, selon elle, une réponse
contraire à l'esprit du droit.
CERTES les leaders de
partis politiques de l'opposition, CDJ, FAR,
MESP, PGP, PSG, UGDD, UGDD et UPG, ont, au cour
de la conférence de presse qu'ils ont animée le
05 février dernier au siège du CDJ à Mont-Bouët,
pris acte de la décision de la Cour
constitutionnelle qui a jugé conforme à la
constitution et à l'ordonnance du 21 août 2007
l'arrêt du ministre de l'Intérieur portant
ouverture de la période de révision des listes
électorales, mais ils l'ont néanmoins critiquée.
Car pour eux, la Cour constitutionnelle n'a pas
dit le droit. Elle a pris une décision politique
et partiale en privilégiant les arguments du
Ministère de l’Intérieur.
Aussi, ont-ils tenu à faire part de ce que
contrairement à ce qui ressort du procès-verbal
de la décision d'annulation de la Cour
constitutionnelle et du communiqué du ministère
de l’intérieur, ce sont tous les partis de
l'opposition et non "certains" qui ont signé la
requête en annulation et que, d'autre part,
ladite requête a été faite en droit et fondée
sur des moyens tirés de la Constitution, de la
loi et de la jurisprudence. Au regard de tout
ceci, les responsables des partis politiques de
l'opposition
"attendaient que la Cour constitutionnelle
prenne une décision sur les arguments de droit
et non en opportunité".
Saisie le 21 janvier 2008
par les partis politiques de l'opposition en vue
de déclarer non conforme à la loi fondamentale
et à l'ordonnance du 21 août 2007 l'arrêté du
ministre de l'Intérieur, la Cour
constitutionnelle a pris une décision
complètement à l'opposé de ce qu'ils
attendaient. Vu qu'au terme de sa séance du 29
janvier dernier les neuf sages ont déclaré
l'arrêté du ministre de l'Intérieur parfaitement
conforme avec les dispositions légales. Donnant
du coup la possibilité aux services du ministère
de l'Intérieur de poursuivre l'opération de
révision des listes électorales suspendue en
raison justement de la saisine de l'opposition.
Les partis politiques de
l'opposition qui s'estimaient lésés dans leurs
droits de bénéficier des avantages qu'offre la
loi d'introduire les noms de leurs pères et
mères dans le fichier électoral pour sa
fiabilité n'ont malheureusement pas eu gain de
cause, la Cour constitutionnelle ayant décidé
autrement.
Une décision de la haute
juridiction qui, selon l'opposition, annihile
d'une certaine manière les efforts consentis par
les uns et les autres dans la mise en place de
biens meilleurs conditions de transparence
électorale. Ce qui du reste avait conduit les
deux parties aux discussions d'Arambo en 2006.
En tout cas pour l'opposition,
" le pouvoir et sa majorité s'évertuent
insidieusement à remettre en cause les avancées"
issues des pourparlers d'Arambo. D'autant que
pour elle, un certain nombre de mesures qui
auraient dû permettre des élections justes et
crédibles ont rencontré la mauvaise volonté du
pouvoir. C'est le cas notamment de
l'introduction de la biométrie et la mise à plat
du fichier électoral.
Cette décision de la Cour constitutionnelle qui
demeure pour l'opposition quelque peu arbitraire
a donne l'occasion aux leaders des partis qui la
composent d'appeler leurs militants.
" D'aller massivement s'inscrire sur les listes
électorales pour prendre une part active aux
élections en vue de barrer la route à toute les
manœuvres de fraude que le pouvoir et sa
majorité sont en train de mettre en place".
La multiplication des centres d'inscription par
le ministre de l'Intérieur constitue pour les
partis qui s'opposent au régime du président
Omar Bongo Ondimba une preuve manifeste de la
préparation de ladite fraude.
Source : Journal L'Union Plus du 07/02/2008 |
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