|
CRISE
POLITICO-MILITAIRE TCHADIENNE
Paris félicite Omar Bongo Ondimba pour son
implication dans le processus de normalisation
L'ambassadeur de France au Gabon, SE Jean-Marc
Simon, est parti l'exprimer de vive voix au chef
de l'Etat, hier. C'était au cours d'un entretien
qui a eu lieu au palais de la présidence de la
République.
LE chef de l'Etat,
Omar Bongo Ondimba, avait prédit un retour au
calme au Tchad, notamment dans la capitale
N'Ndjamena, prise d'assaut le week-end dernier.
Aujourd'hui, la tournure prise par les
évènements lui donne raison. Les rebelles ayant
quitté la première ville tchadienne. Et, selon
toute vraisemblance, le N°1 gabonais n'est pas
étranger à cette situation. C'est pourquoi,
l'ambassadeur de France au Gabon, SE Jean-Marc
Simon, est parti, hier, le féliciter de vive
voix, pour son implication personnelle dans le
processus de normalisation des choses dans ce
pays d'Afrique Centrale. La rencontre entre les
deux hommes a eu lieu au palais de la présidence
de la République.
Paris reconnaît
donc le rôle important joué par le président
gabonais qui s'est avant tout impliqué pour
favoriser l'évacuation des ressortissants
étrangers coincés dans les combats. De même, le
doyen des chefs d'Etat d'Afrique " a joué un
rôle central pour éviter le piège d'une guerre
civile, en contribuant à sortir progressivement
du climat de violence et de barbarie qui a
prédominé au cours des derniers jours à Ndjamena
".
" La France, a dit
Jean-Marc Simon, reconnaît le rôle majeur joué
par le président Omar Bongo Ondimba et se
félicite de son appui dans la résolution de
cette crise politico-militaire ". Laquelle a
d'ailleurs été condamnée, dernièrement, par le
Conseil de sécurité des Nations unies.
Selon l'hôte du
chef de l'Etat, le texte voté par l'Onu
"témoigne de l’attachement de la Communauté
internationale à la paix, et de la volonté des
autorités françaises et gabonaises de
transcender de manière solidaire et responsable
les effets du drame politique et humanitaire de
ces dernières semaines... ".
Il faut rappeler
que depuis lundi dernier les pressions
internationales se sont accentuées sur les
rebelles. Notamment avec le Conseil de sécurité
de l'Onu qui a " condamné fermement les
attaques perpétrées par des groupes armes contre
le gouvernement tchadien ". Cette instance
des Nations unies a également rappelé son "
soutien à la souveraineté, l'unité, l'intégrité
territoriale et l'indépendance politique du
Tchad ".
Le Conseil a aussi
appelé les Etats membres à apporter leur soutien
au gouvernement tchadien. C'était dans une
déclaration, rédigée par la France. Le ministre
des Affaires étrangères, Bernard Kouchner a peu
après, mis en garde les rebelles, en déclarant
que la France espère " ne pas avoir à
intervenir militairement ". Hier, la France
a apporté un soutien clair au président Idriss
Déby Itno, affirmant qu'elle ferait si
nécessaire son devoir pour protéger son régime.
Pour leur part, les
Etats-Unis ont contacté le gouvernement
soudanais " au plus haut niveau "pour
l'appeler à mettre fin immédiatement " à
tout soutien éventuel aux rebelles tchadiens.
Rappelons aussi que
dès le début de la crise, Omar Bongo Ondimba et
ses pairs de l'Union africaine (UA) réunis à
Addis-Abeba (Ethiopie) ont condamné toute
tentative de prise de pouvoir par la force,
prônant le dialogue entre tous les acteurs
politiques tchadiens.
Source : Journal L'Union Plus du 06/02/2008 |