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Le quotidien l'Union du 05 Février 2008

 

 

CONFLIT AU TCHAD

Plusieurs Gabonais évacués de N'Djamena


DIFFICILE, on s'en doute, aura été le vécu des Gabonais au Tchad durant les trois jours qu'ont duré les affrontements à Ndjamena entre les rebelles et les forces régulières de l'armée tchadienne pour le contrôle de la capitale. Pour garantir la sécurité de nos compatriotes, diplomates, employés dans les entreprises tchadiennes, étudiants, etc., les autorités gabonaises ont organisé une opération de retour au pays d'une vingtaine d'entre eux, vingt-et-un pour être précis, depuis Garoua (nord Cameroun) qui a constitué la base d'évacuation des ressortissants gabonais et surtout un des points de ralliement des étrangers fuyant les combats à Ndjamena.

C'est à bord d'avions des forces armées gabonaises que les Gabonais ont pris place, très heureux de quitter la galère, pour regagner Libreville où les attendait le ministre de la Défense nationale Ali Bongo Ondimba qui les a du reste accueillis à la base aérienne de Libreville.

Parmi les personnes évacuées figuraient un compatriote, M. Ndong qui avait onze enfants et son épouse, mais aussi Georges Taty, juge à la Cour de justice de la communauté à Ndjamena. L'aventure vécue par ce magistrat est pour le moins pathétique. En ceci qu'à Ndjamena, sur la base des informations diffusées par la chaîne de télévision française France 24 demandant aux Français et aux Européens d'aller se faire recenser au lycée français pour leur évacuation à Libreville, il a cru bon d'aller demander de l'aide aux Français pour regagner Libreville, malheureusement pour lui il va s'entendre dire que les évacuations se font à Paris et non à Libreville. Ce qui à l'évidence était un grossier mensonge, puisque Libreville a constitue le point d'Ancrage des ressortissants français et européens, et un bon exemple de solidarité entre les peuples français et gabonais.

Pour autant, notre compatriote, qui résidait sur un axe qui jouxte la radio nationale tchadienne et la présidence de la République théâtre de violents affrontements, va tout faire pour sortir de cet étau. "Ça tirait de partout J'étais quasiment au cœur du verrou de l’attaque des rebelles. J’avais peur des dégâts collatéraux que pourrait occasionner cette bataille pour le contrôle de la radio et la présidence", nous a confié au téléphone le magistrat communautaire.

Pour autant, aidé par le fils de sa ménagère, il réussira toutefois à gagner Kousseri localité camerounaise frontalière du Tchad, située à l'extrême nord à 600 kilomètres de Ndjamena, par voie fluvial. Le fleuve Logone qui sépare le Tchad et le Cameroun constituait la base arrière des hélicoptères de combat de l'armée tchadienne après le bombardement des positions des rebelles. Obligeant ainsi les rebelles à riposter par des tirs d'obus et de lance roquettes sur ces hélicoptères. Si bien que la guerre s'est d'une certaine manière délocalisée vers le Cameroun, d'autant plus que certains obus tombaient à Kousseri, suscitant à nouveau la peur parmi les Gabonais, mais aussi les employés étrangers que leurs sociétés avaient évacués aussi les employés étrangers des sociétés que leurs sociétés évacuées au Cameroun en vu d’assurer leurs sécurité. L’arrivées de nos compatriotes hier à été un véritable soulagement pour les uns et les autres.

 

Source : Journal L'Union Plus du 05/02/2008

 

 



   

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