Pour moi quoi...
ELLE était attendue au
tournant. Moi, Makaya, je peux dire qu'elle a
plutôt bien négocié celui-ci. De qui et de quoi
est-ce que je veux parler, que vous vous
demandez, mes chers frères Makaya intrigués ? Eh
bien, de cette délégation spéciale de Libreville
qui a pris le relais des locataires de la maison
maire, quoi.
J'ai découvert en effet
samedi anglais dans mon premier grand quotidien
qu'elle avait pris la décision de suspendre,
jusqu’à nouvel ordre, le recouvrement d'un
certain nombre de taxes. Cette mesure
s'imposait. Encore fallait-il la prendre
justement !
Les taxes sont un terrain
sur le quel ont toujours trébûché les équipes
qui se sont succédé à la maison-maire, écornant
gravement leur image. Ouais, pour elles, il
fallait ramasser le maximum de "miang" passible,
peu importe les méthodes et la manière. La poule
aux œufs d'or devait pondre à tous les coups et
à un rythme d'enfer, quoi.
C'est d'ailleurs ce que
continuent de penser certains agents. Un ami
épicer installé sur la même a venue que mon
canard préféré me faisait part l’autre jour de
son désarroi. Des employés de la maison-maire,
sous des prétextes aussi fallacieux les uns que
les autres, passent désormais d’établissements
en établissements, non plus de jour mais de
nuit, pour prélever des taxes !
Je suppose que c'est
arrivé aux oreilles des responsables de la
délégation spéciale. Et c'est tout à son honneur
qu'elle ait refusé, à travers cette décision
salutaire, que son nom soit associé à de telles
combines, Car, même si la perception de taxes
(il faut bien vivre; est comprise dans la
gestion des affaires courantes qu'elle doit
assurer; cette perception ne doit pas donner
lieu à ces abus souvent dénoncés parles
assujettis.
Si au moins une telle
décision et un tel souci de voir les choses se
faire dans l'ordre et la transparence pouvaient
faire école et, même, inspirer ceux qui, demain,
seront élus à la tête de nos collectivités
locales...
Pour eux, quoi...
… Makaya