IL faut
relativiser. Dans le-sillage De «Nza Fe», moi,
Makaya, je m’étais gaussé - et deux fois plutôt
qu'une - de cette étrange manie qu'on observe
chez quasiment tous les responsables de nos
ministères et « mistrations » publiques : la
"séminarite" ou le goût prononcé pour les
séminaires de ceci ou les réunions de cela,
quoi.
Toutes ces
rencontres ne sont donc pas à jeter aux orties.
Ainsi, je considère que celle qui s'était tenue
avant la « bonané » ; je crois, sur le civisme
valait franchement la peine. Et j'encourage le
ministère (lui s'occupe de cela à ne pas en
rester là, à en faire une vraie priorité
nationale.
Pourquoi ? Tout
simplement parce qu'un grand nombre de principes
et de valeurs qui devraient guider notre
comportement, notre conduite de tous les jours
se sont aujourd'hui envolés. Le respect par
exemple.
C'est notre
« présida » qui, un jour, s'étonnait de voir que
plus personne ne pas s'arrête quand sont montées
nos couleurs, parfois quand est exécuté notre
hymne national. S'il en est ainsi des symboles
de notre Républiques, qu'est-ce qu'il pourrait
bien en être de tout le reste ?
Hier, par exemple,
j’ai vu passer devant moi un cortège funèbre.
Certes, un corbillard, ce n'est pas une
ambulance, ni un camion de sapeurs-pompiers dont
on : apprend dans les auto-écoles qu'ils sont
prioritaires. Mais le respect dû aux morts
commande qu'on s'arrête et, pourquoi pas, qu'on
s'incline à leur passage.
C'est rarement le
cas de nos jours, avec souvent des automobiles
qui n'hésitent pas à se faufiler à l'intérieur
du cortège. Il est vrai que les automobilistes
sont devenus à Libreville-les je-m’en-foutistes,
principalement, les champions de que ce qu'on
peut nommer les incivilités et que chez nos
ancêtres les Gaulois, on avait un moment décidé
de réprimer.
On pourrait
l'envisager ici aussi. Mais dans le cadre du
changement de mentalité auquel appelle notre
«présida», il faut (ré) apprendre à tout le
monde les règles; élémentaires de la vie
sociale.
Pour nous, quoi...