ATELIER SUR LA REFORME
INSTITUTIONNELLE DES SERVICES DU MINISTERE DES
MINES
Les assises s'achèvent sur
fond d'observations
et de recommandations
Ce qui
traduit la volonté du gouvernement de voir les
services de l'Etat s'ajuster aux exigences de la
bonne gouvernance et de la mondialisation.
LE séminaire-atelier sur
la réforme institutionnelle des services du
ministère des Mines, du Pétrole, des
Hydrocarbures, de l'Energie, des Ressources
hydrauliques et de la Promotion des énergies
nouvelles s'est achevé, avant-hier au palais,
sur fond d'observation et surtout de
recommandations des participants à l'endroit des
autorités compétentes.
Les assises, dont les
travaux ont été organisés sur la base de neuf
ateliers correspondant aux entités
participantes, visaient un diagnostic exhaustif
du fonctionnement des structures
organisationnelles du ministère, afin de les
arrimer à la loi 20/2005 du 3 janvier 2006
fixant les règles de création, d'organisation et
de gestion des services de l'Etat. Ce,
conformément aux instructions du Premier
ministre Jean Eyéghé Ndong.
Les participants ont fait
un certain nombre d'observations au niveau des
cellules du ministère. Lesquels
dysfonctionnements découleraient du manque des
services appropriés et (parfois) des ressources
humaines, du cloisonnement et chevauchement des
missions qui ne garantissent pas le pilotage et
le meilleur suivi des activités, de l'existence
des services informels dont les activités
nécessitent d'être codifiées.
A l'évidence, une esquisse
de restructuration des services a été faite par
les participants, notamment sur les projections
des structures conformes à la nouvelle loi
20/2005. Selon le rapporteur Samuel Ossoria,
inspecteur des services des ministères des
Mines, "d'autres projections nécessitent
d'être prises ou élaborées, pour le renforcement
des textes existants".
Ainsi les participants ont
ils recommandé la poursuite du processus des
réformes engagées et le maintien des différentes
commissions ayant participé aux travaux de
réflexion sur la réforme institutionnelle des
services du ministère des Mines, pour la
finalisation des dossiers soumis à leur examen.
Une recommandation qui vaut son pesant d'or, car
l’objet du présent atelier est de réformer et
recadrer les structures du ministère avec le
nouvel environnement national et international.
Le ministre d'Etat aux
Mines en mesure d'ailleurs les enjeux. Pour
Casimir Oyé Mba, la tenue de ces assises
constitue un moment déterminant pour procéder à
un diagnostic profond du fonctionnement des
différentes entités du ministère, et d'envisager
des perspectives conformes au nouveau cadre
législatif.
Derrière cette ambition,
a-t’il poursuivi, il y a le souci de réussir, de
sortir des sentiers battus mais aussi de voir
exaucer le souhait du président Bongo Ondimba,
et du Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, d'une
administration « performante, compétitive et
efficiente ». De fait, en tenant compte de
l'évolution croissante des nouvelles
technologies et autres phénomènes mondiaux qui
influent sur ses activités, la réforme
institutionnelle des services du ministère des
Mines, du Pétrole, des Hydrocarbures, de
l'Energie, des Ressources hydrauliques et de la
Promotion des énergies nouvelles est devenue une
exigence incontournable.
En ouverture des travaux
de l'atelier, le mercredi 30 janvier 2008
dernier, le ministre délégué aux Mines, chargé
des Ressources
hydrauliques et de la Promotion des énergies
nouvelles, Sylvain Momoadjambo, avait déjà
considéré l'invite du Premier ministre comme
étant ''la
volonté du gouvernement tout entier de voir les
services de l'Etat s'ajuster aux exigences de la
bonne gouvemance et delà mondialisation".
Deux concepts qui, selon
le ministre délégué, nécessitent la
modernisation de l'administration gabonaise en
vue d'atteindre une meilleure prestation de ses
services publics. Au demeurant, la rencontre
organisée deux jours durant dans les locaux du
palais du Sénat, est l'illustration de
l'application par le ministère des Mines, du
souci des pouvoirs publics de restructurer
l'ensemble de ses secteurs d'activités.
C'est dans cet esprit que
tous les cadres du ministères invités à
réfléchir sur les stratégies de réforme ont fait
leur la structuration générique de leur
département contenue dans la loi 20/2005 du 3
janvier 2006 fixant les règles de création,
d'organisation et de gestion des services de
l'Etat, ainsi que de la spécificité des missions
qui sont assignées au ministère des Mines.
Notons que, outre les deux
autorités du ministère des Mines, la cérémonie
de clôture de l'atelier sur la réforme
institutionnelle des services dudit département
a vu la Présences de Jean-de-Dieu Mengome,
commissaire à la réforme administrative.