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Le quotidien l'Union du 28 Février 2007

 

CHOSES VUES

La route de la décharge : la grande plaie

L'IDÉAL du calme est dans un chat assis, mais il peut bien cacher quelque dose d'inattendu. La tempête dans ce cas de figure -n'est peut-être pas (très) loin. L'état dans lequel se trouve bon nombre de voies de circulation irrite plus qu'il ne fait sourire, déchaînant très souvent des agitations et perturbations en tous genres.

Ce qui amène beaucoup de riverains, pour faire entendre leurs voix (même si ce n'est vraiment pas la meilleure des pratiques), à investir les routes, lorsqu'elles répondent peu ou prou aux exigences d'une bonne fluidité.

Pas plus loin dans le temps, les résidents du quartier Alibandeng ont obtenu gain de cause, après avoir bruyamment exprimé leur désappointement en dressant les barricades sur la voie publique. De nos jours, c'est à la mode ! La lancinante question de la route conduisant à la décharge, encore en terre battue, n'en finit pas de faire couler autant d'encre que de salive.

En la rendant carrossable c'est une évidence - elle contribuera à apporter un peu plus d'aisance non seulement a la circulation, d'autant qu'un grand nombre d'usagers empruntent, mais aussi à l'activité de tous les instants que déploie la Société de valorisation des ordures du Gabon (Sovog) dont les responsables soutiennent mordicus que la voie qui mène à la décharge leur donne, chaque Jour que Dieu fait, davantage de sueurs froides.

Le sujet pour récurrent qu'il soit n'est nullement saugrenu et il est clair que pour nettoyer une ville, il faut forcément de bonnes voies de communication. Le constat est patent: de nombreuses chaussées principales, avec un revêtement devenu aujourd'hui inadapté, sont gagnées par une dégradation graduelle. Les quartiers difficiles d'accès ont beaucoup ressemblent à un écheveau, on en compte des masses à Libreville.

Ce qui, bien évidemment, rend la tâche d'évacuation et de ramassage on ne peut plus inextricable et la ralentit sensiblement, soutient le premier responsable de cette entreprise depuis 2002 partenaire entre la mairie de Libreville.

En amont, ceux commis à cette activité s'échinent tant bien que mal à l'exécuter et en aval, c'est le gros bourbier qui les attend sur cette fameuse voie pour laquelle une énorme mobilisation de matériel s'avère indispensable. De temps à autre, des engins de cette entreprise s'y affairent, en lissant de nombreuses aspérités de cette surface.

Déjà, arrivée depuis plus d'une décennie à saturation, la décharge actuelle qui reçoit l'ensemble des déchets de toutes sortes produits par notre agglomération, elle-même, est source d'une certaine polémique qui s'est fait jour, a une récente époque, entre cette entreprise et la mairie de Libreville.

La première citée qui en fait encore usage, à son corps défendant, s'active dans sa démarche à faire prendre conscience à qui de droit sur la nécessité de faire diligence, afin que la voie qui y mène devienne un peu plus praticable en toutes saisons, à l'aide d'un revêtement adéquat.

Au bout du compte, il y a ce centre de valorisation des déchets dont on attend encore la matérialisation complète qui, affirme-t-on, apportera un solution pérenne au problème de traitement des ordures, respectant toutes les normes environnementales en vigueur. Cette structure dont les travaux seraient déjà avancés intègrera, dans sa phase ultime, une activité de tri et une station d'épuration pour les matières de vidange.

A ce jour, cette décharge charrie une importante pollution de l'environnement touchant directement non seulement les riverains et les populations installées en bordure de la Lowé qui la longe, mais également toutes les autres même lointaines, par effet des vases communicants, avec à la clé la contamination bactérienne dont on connaît toutes sortes de conséquences collatérales : maladies infectieuses et virales, des éruptions cutanées et des risques de choléra, etc.

A l'heure qu'il est, on en est encore à espérer qu'après l'appel d'offres dont l'entreprise Socoba a été jugée moins disante pour les quelques km à réaliser sur cette voie pour un montant de plus de 2 milliards de FCFA, on pourra voir - peut-être pour ~ bon le bout du tunnel. Pour le plus grand bien de la communauté.

Source : Journal L'Union Plus du 28 Février 2007

 



   

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