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Le quotidien l'Union du 28 Février 2007

 

OUVERTURE DE LA RÉUNION DES MINISTRES DE LA SANTÉ DES PAYS DE LA CEMAC

"Soutenir l'approche sous-régionale des problématiques"

Le Premier ministre, Jean Eyeghe Ndong et le ministre d'Etat gabonais de la Santé, Paulette Missambo ont exhorte les participants à cette action salutaire pour la Cémac.

INITIALEMENT prévue à Bata, en Guinée Équatoriale, la réunion des ministres en charge de la Santé publique des pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) s'est tenue, hier, à Libreville, dans la salle Oyem de l'Hôtel Okoumé Palace Intercontinental où ses travaux se sont déroulés.

D'entrée de jeu, le Dr Jean-Jacques Moka, secrétaire général de l'Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (Oceac) a exprimé sa gratitude au président de la République, Omar Bongo Ondimba, dont l'engagement à l'oeuvre de l'intégration vise à impulser une dynamique nouvelle dans un domaine qui touche le plus grand nombre: la santé.

Pour lui, en mettant en évidence l'existence d'un défi commun, la problématique de l'intégration sous-régionale en matière de santé repose sur la question de savoir comment la lutte contre la maladie, en général, et les grandes endémies, en particulier, peut contribuer de manière efficace au renforcement de la cohésion communautaire. Autrement dit, les facteurs épidémiologiques, culturels et socio-économiques sont des éléments communs aux pays de l'Afrique centrale qui les poussent à privilégier l'approche sous-régionale de lutte contre les grandes endémies, tant les stratégies nationales ont montré leurs limites.

Il a rappelé que la sous-région reste l'une des parties du continent la plus traversée par les phénomènes morbides les plus meurtriers qui sont la cause et la conséquence, tout à la fois, de la pauvreté. Ces phénomènes morbides, a-t-il signalé, sont le VIH-Sida, le paludisme, la tuberculose et la trypanosomiase humaine africaine. Ils sont une menace, selon lui, pour la survie des populations. C'est la raison pour laquelle les ministres en charge de la santé des pays de la Cémac ont interpellé les décideurs afin de replacer le secteur de la santé au centre des préoccupations fondamentales de la communauté, notamment l'Oceac à jouer le rôle d'une véritable agence d'exécution des politiques sectorielles communes aux six pays membres.

Ce qu'a reconnu Ovadjou Ouarmaye, représentant de l'action sanitaire du Tchad, qui a affirmé que les moyens de lutte dont dispose la sous-région demeurent encore très insuffisants. Ce qui l'amène à s'interroger quant à l'efficience des stratégies de lutte développées en Afrique centrale.

Paulette Missambo a déclaré qu'outre le fait que l'Afrique centrale enregistre un taux élevé de maladies transmissibles, une augmentation de maladies non transmissibles et une réémergence de maladies, hier non maîtrisées, à l'instar de la trypanosomiase, la sous-région est confrontée au dysfonctionnement des systèmes de santé caractérisés par des déficits en infrastructures sanitaires, en personnels de santé et en médicaments : toutes choses qui entravent considérablement la lutte contre ces fléaux.

C'est pourquoi, elle a dit qu'il faut soutenir l'initiative de l'Oceac d'encourager l'approche sous -régionale des problématiques telles que l'harmonisation des politiques pharmaceutiques ou la création d'un observatoire des ressources humaines.

En ouvrant les travaux de la réunion des ministres en charge de la Santé publique des pays de la Cémac, Ie Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong a émis le souhait de voir l'année 2007 consacrer la matérialisation de nombreux engagements pris à différents niveaux pour l'amélioration de la situation sanitaire dans la sous-région où le paludisme continue de faire des ravages, où le propagation du Sida est en nette progression, où des maladies non transmissibles - les maladies cardiovasculaires, le cancer, l'hypertension artérielle et le diabète -, s'imposent aujourd'hui comme de véritables problèmes de santé publique et les maladies réémergentes comme la trypanosomiase humaine africaine, fort longtemps en déclin, font une réapparition marquée dans le tableau épidémiologique des pays africains. Un tableau peu reluisant et davantage assombri par les épidémies de fièvres hémorragiques virales (Ebola et Malburg), responsables de nombreux décès.

A cause des dysfonctionnements, il a invité les ministres de la Santé à 'jouer le rôle de vraies locomotives pour qu'enfin le train du défi et de l'espoir pour lequel l'Afrique se mobilise, puisse connaître sa vitesse de croisière".

Il a affirmé qu'il sera soumis aux participants des propositions de stratégies et d'actions communes concernant les problèmes brûlants de santé que connaît la sous-région. Et les a appelés à examiner en privilégiant deux principes : l'ampleur des défis sanitaires à relever et la faiblesse des capacités nationales qui ne laissent aucune autre alternative que de s'engager ensemble vers des objectifs communs de santé.

Source : Journal L'Union Plus du 28 Février 2007

 



   

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