LUTTE CONTRE L'INSALUBRITÉ
URBAINE
Le
ministère de l'Environnement et la mairie de
Libreville vont élaborer
un plan commun
Le vice-Premier ministre en
charge de la Ville, Mme Georgette Koko, et
l'édile de Libreville, André Dieudonné Berre,
ont décidé, avant-hier, de mettre sur pied une
politique conjointe avec des projets bien ciblés
pour lutter plus efficacement contre
l'insalubrité.
LIBREVILLE, une capitale
enfin propre? C'est peut-être pour demain si
l'on en juge par la volonté commune affichée par
le ministère de l'Environnement, de la
Protection de la nature et de la Ville, et la
mairie de Libreville, de s'attaquer plus
sérieusement et avec un souci d'efficacité à ce
problème.
Avant-hier à son cabinet,
Georgette Koko, a reçu en audience
André-Dieudonné Berre et le directeur général de
l'Agence française de développement (AFD), Eric
Baulard, pour discuter des stratégies pouvant
sortir la capitale de l'insatiabilité dans
laquelle elle croule en permanence.
"Nous voulons que Libreville
soit un peu plus propre. Pour cela, nous devons
savoir quoi faire à notre niveau et les
pressions que nous devons sans cesse exercer sur
des sociétés telles que la Sovog pour que le
ramassage régulier des ordures se fasse. La
Sovog nous a déjà montré des efforts dans ce
sens avec la construction d'une nouvelle usine
spécialisée dans la fabrication des bacs à
ordures", a déclaré André Dieudonné Berre.
L'assainissement de
Libreville qui était au Our des débats, va pour
cela faire l'objet d'un important projet. Il
s'agit de l'épuration des bassins versants de la
capitale avec l'appui de l'Agence française de
développement (AFD) et le ministère des travaux
publics, de la Construction et de l'Equipement.
Un projet qui vient s'ajouter
au Centre technique de valorisation de déchets
qui, lui, pourrait voir le jour dans les
prochains mois.
Les différents partenaires
ont pris l'engagement, au cours de l'entretien,
d examiner les contours de ce projet relatif à
d'assainissement de la ville avant de formuler,
dans une semaine, les actions qui devront
déboucher sur un véritable plan de co-gestion
des déchets ménagers. Mais aussi les déchets
industriels.
Sur le volet des activités
industrielles, faut-il le rappeler, il incombe
aux entreprises d'assurer elles-mêmes le
ramassage et l'évacuation de leurs déchets, et
non à la Sovog, comme on a tendance à le croire.
"Libreville est l'une des
rares villes où les opérateurs économiques ne
s'occupent pas du ramassage de leurs propres
déchets. Car il faut souligner que la convention
qui a été signée avec Sovog concerne uniquement
les ordures ménagères et non industrielles. Par
conséquent, les restaurants, les entreprises et
autres qui les produisent doivent aussi être
payeurs afin de contribuer à la salubrité de
Libreville", a rappelé le maire de la ville.
Donc, plus qu'une action
concertée entre le gouvernement et la mairie,
c'est une prise de conscience générale et
citoyenne qui s'impose.
Si les Librevillois sont les
principales victimes de cette insalubrité, il
n'en demeure pas moins qu'ils sont également les
principaux acteurs de la dégradation de leur
cadre de vie.
Face à la détermination
supposée des pouvoirs publics, seront-ils prêts
à jouer le jeu ?