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Le quotidien l'Union du 28 Février 2007

 

LUTTE CONTRE L'INSALUBRITÉ URBAINE

Le ministère de l'Environnement et la mairie de Libreville vont élaborer un plan commun

Le vice-Premier ministre en charge de la Ville, Mme Georgette Koko, et l'édile de Libreville, André Dieudonné Berre, ont décidé, avant-hier, de mettre sur pied une politique conjointe avec des projets bien ciblés pour lutter plus efficacement contre l'insalubrité.

LIBREVILLE, une capitale enfin propre? C'est peut-être pour demain si l'on en juge par la volonté commune affichée par le ministère de l'Environnement, de la Protection de la nature et de la Ville, et la mairie de Libreville, de s'attaquer plus sérieusement et avec un souci d'efficacité à ce problème.

Avant-hier à son cabinet, Georgette Koko, a reçu en audience André-Dieudonné Berre et le directeur général de l'Agence française de développement (AFD), Eric Baulard, pour discuter des stratégies pouvant sortir la capitale de l'insatiabilité dans laquelle elle croule en permanence.

"Nous voulons que Libreville soit un peu plus propre. Pour cela, nous devons savoir quoi faire à notre niveau et les pressions que nous devons sans cesse exercer sur des sociétés telles que la Sovog pour que le ramassage régulier des ordures se fasse. La Sovog nous a déjà montré des efforts dans ce sens avec la construction d'une nouvelle usine spécialisée dans la fabrication des bacs à ordures", a déclaré André Dieudonné Berre.

L'assainissement de Libreville qui était au Our des débats, va pour cela faire l'objet d'un important projet. Il s'agit de l'épuration des bassins versants de la capitale avec l'appui de l'Agence française de développement (AFD) et le ministère des travaux publics, de la Construction et de l'Equipement.

Un projet qui vient s'ajouter au Centre technique de valorisation de déchets qui, lui, pourrait voir le jour dans les prochains mois.

Les différents partenaires ont pris l'engagement, au cours de l'entretien, d examiner les contours de ce projet relatif à d'assainissement de la ville avant de formuler, dans une semaine, les actions qui devront déboucher sur un véritable plan de co-gestion des déchets ménagers. Mais aussi les déchets industriels.

Sur le volet des activités industrielles, faut-il le rappeler, il incombe aux entreprises d'assurer elles-mêmes le ramassage et l'évacuation de leurs déchets, et non à la Sovog, comme on a tendance à le croire.

"Libreville est l'une des rares villes où les opérateurs économiques ne s'occupent pas du ramassage de leurs propres déchets. Car il faut souligner que la convention qui a été signée avec Sovog concerne uniquement les ordures ménagères et non industrielles. Par conséquent, les restaurants, les entreprises et autres qui les produisent doivent aussi être payeurs afin de contribuer à la salubrité de Libreville", a rappelé le maire de la ville.

Donc, plus qu'une action concertée entre le gouvernement et la mairie, c'est une prise de conscience générale et citoyenne qui s'impose.

Si les Librevillois sont les principales victimes de cette insalubrité, il n'en demeure pas moins qu'ils sont également les principaux acteurs de la dégradation de leur cadre de vie.

Face à la détermination supposée des pouvoirs publics, seront-ils prêts à jouer le jeu ?

Source : Journal L'Union Plus du 28 Février 2007

 



   

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