ET toc! Moi,
Makaya, j'ai beaucoup apprécié la réponse qu'a
faite hier sur une grande radio Mao Ze Ping à
cette année de procureurs qui, au premier jour
de son installation à la tête de la Commission
de l'Union africaine, a commencé à instruire
contre lui un procès d'intention. Je devrais
même parler de procès en sorcellerie, quoi.
"Jugez moi sur
pièces; jugez moi sur ce que j’aurais fait, pas
sur des a priori!", qu'il leur a lancé. Ouais,
Mao a à peinte pris ses fonctions due ces
esprits malins voient la main de notre
« présida » guider son action, dans un sens ou
dans l'autre. Il faut dire que dès qu'il s'agit
de notre « présida », la source de fiel à
laquelle s'abreuvent ces gens-là est
intarissable.
Il faut pourtant
distinguer deux choses. Quand notre Gabon
d'abord présente un candidat à la tête d'un
organisme international ou d'une instuti...
instutu... institution (ouf !,) supranationale,
est tout à fait normal que son chef soutienne le
candidat en question dans sa campagne. Dans le
cas d'espèce, notre "présida" ne l'aurait pas
fait que ces mêmes gens auraient trouvé cela
étrange.
A présent que notre
candidat a été élu et passé l'hommage appuyé et
justifié qu'il a rendu au "présida" au moment de
la cérémonie de passation de pouvoir, le voilà
au service de tout un continent. Le voilà
confronté aux grands défis de ce continent.
Ces défis-là, Mao
les a cités. Il a dit quelle était son ambition
à la place qu'il occupait désormais. Il s'agit
de voir comment il va affronter les premiers et
mettre en œuvre la seconde. Sans oublier que
cette « tâche immense », comme il l'a lui-même
définie, ne peut être accomplie par le seul
patron de la Commission de l'UA.
Mais c'est quand
même de la façon dont il opérera qu'il devra
être jugé. Et pas autrement. Maintenant, si en
montrant la lune -cela aussi il l'a rappelé- il
s'en trouve qui préfèrent regarder le doigt, pas
la lune, eux-mêmes là-bas, quoi...