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Le quotidien l'Union du 30 Avril 2008

 

JUSTICE

Echanges entre avocats gabonais et français
Sur invitation du barreau gabonais, l'association "Afrique et Droit" de France, et les avocats locaux planchent, au cours d'un séminaire, sur les règles déontologiques qui régissent leur profession, à travers les expériences des uns et des autres.

 

DANS le cadre de leurs activités professionnelles annuelles, le barreau  des avocats du Gabon organise depuis samedi dernier, au Foyer Avaro de l'Université Omar Bongo (UOB) de Libreville, un séminaire de formation professionnelle. Animé par les avocats français regroupés au sein d'une structure associative dénommée "Afrique et Droit", ce séminaire vise non seulement à renforcer les échanges entre les deux pays dans le domaine de la justice, mais aussi à analyser ensemble, les différents maux qui minent ce monde très sensible de la vie de l'être humain.

Ainsi, les participants vont se pencher, une semaine durant, sur la déontologie relative aux règles professionnelles, la rédaction des contrats et des actes judiciaires, la saisie immobilière, la gestion de cabinet, c'est-à-dire les méthodes adaptées à la profession d'avocat, pour gérer un cabinet au niveau fiscal, comptable, l'acquisition des matériels, des logiciels et des bibliothèques.

De fait, ces assises sont aussi une opportunité donnée aux avocats de mieux appréhender et esquisser des pistes de renforcement des rapports avec les magistrats, les clients et entre confrères. A cet effet, les avocats vont s'interroger sur le serment qu'ils prêtent lors de leur prise de fonction.

Un serment qui, selon le président de l'association "Afrique et Droit", Me Jean-Marie Becam, date des années 1970 et, qui a une origine politico-religieuse. Dans cette optique, l'avocat a le devoir de respecter la loi, les autorités publiques, les règles de l'ordre des tribunaux.

Le juriste français n'a pas manqué de rappeler à ses collègues gabonais, l'importance de leur profession dans le processus de développement de la vie politique, économique et sociale du pays. En effet, a-t-il soutenu, la vocation d'avocat qu'ils ont librement choisie est un métier complexe et difficile, qui exige des capacités techniques certaines, une force de travail incompressible et une moralité exemplaire, afin de rendre la justice équitable, crédible et efficace.

En plus, les prérogatives d'un avocat doivent être le respect du droit à la défense, l'organisation de son emploi du temps, le droit de s'exprimer et de défendre librement son client avec conscience et sans aucune pression.

Par ailleurs, ayant un système commun de droit, les ordres d'avocats français et gabonais, à travers des cas pratiques sur les deux peuples, échangent sur leurs expériences, afin d'améliorer le système judiciaire dans les deux pays.

Ainsi le bâtonnier de l’ordre des avocats gabonais, Maître Jean-Pierre Akumbu M’Oluna, « souhaite que les avocats gabonais prennent l’information, l’assimilent et en fassent une force pour pouvoir défendre adéquatement le justiciable qui en a besoin ».d’autant que l’avocat doit être vigilant dans ses rapports avec le justiciable, afin de ne pas succomber à la tentation de la corruption et de l’enrichissement illicite, maux tant décriés dans la plupart des sociétés africaines.

 

Source : Journal L'Union Plus du 30/04/2008

 



   

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