TOUS les rapports
le signalent. Depuis de nombreuses années et
malgré les budgets mis à la disposition du
département de l'Agriculture, les résultats
escomptés sont en dessous des espérances. En
réalité, « l'essor du secteur agricole est
compromis » par la survivance d’éléments
tels que « l’exode rural le vieillissement des
actifs ruraux l'enclavement des zones
potentielles de production, la taille des
exploitations agricoles rurales (qui en moyenne
ne sont que de 300 mètres carrés) par famille »,
explique Théophile Kessi, Conseiller auprès du
ministre de l'Agriculture et chargé du Programme
de relance de la filière café/cacao.
Ces éléments ont
donc fait prendre, conscience au gouvernement de
l'urgence de redynamiser ce secteur. « Ce
n'est pas la perspective d’un pétrole en train
de s’épuiser qui a motivé la décision des
pouvoirs publics de se pencher plus avant sur le
cas du secteur agricole, comme beaucoup le
pensent à tort, mais bien les différents
rapports » très souvent alarmistes sur un
secteur qui est le second pourvoyeur d’emplois.
Des programmes ont
donc été mis en place po or relancer une
agriculture moribonde. Notamment celui relatif à
la relance des cultures de rente (qui
comprennent le café et le cacao). Inutile de
revenir sur le lent processus de décrépitude de
ces cultures.
Les objectifs u
Programme de relance du café et du cacao sont
relatifs à la sécurité alimentaire, à la
réduction de la pauvreté, l'augmentation de la
participation de l'agriculture au PIB et la
préservation de l'environnement. Coller à ces
directives gouvernementales passait par la mise
en œuvre des stratégies (remise sur pied de
certaines structures, diversification de la
production, mise en place d'un système
statistique agricole fiable, etc).
« C’est pour cela
que nous avons réhabilité des centres de
production du matériel végétal, car l’on ne peut
pas proposer des produits de qualité »,
déclare Théophile Kesso.
Par conséquent, la
réhabilitation du Centre de bouturage d’Okondja
(qui permet la production du matériel végétal du
café Robusta), l’amélioration du patrimoine
génétique, le nettoyage et la relance des champs
semenciers ou encore de 180 propagateurs qui
peuvent accueillir 1000 boutures chacun, la
réhabilitation des locaux (habitations et
bureaux), les affectations d'agents compétents
dans les différents centres, etc, composent la
stratégie globale du ministre de l'Agriculture
pour relancer cette dernière.
LES POPULATIONS
ADHERENT AU PROJET
Dans le cadre du programme, nous avons
choisi des zones de production surtout en raison
des moyens mis à notre, disposition et de leur
tradition dans la culture du café, dont le
Haut-Ogooué, la Ngounié, l’Ogooué-Ivindo,
l’Ogooué-Lolo et le Woleu-Ntem. Les trois
dernières provinces ont également été choisies
pour ce qui concerne la relance du cacao. Les
provinces restantes suivront bientôt »,
avance-t-il.
Prévu pour être mis
en place en 2005, ce n'est qu'en mars 2006 que
le Programme sera exécuté. « Nous nous
efforçons d’apporter un appui aux populations
concernées par notre initiative en leur
apportant les actifs ruraux nécessaires. Ce pour
améliorer leur condition de production, créer de
nouvelles exploitations... ». L’objectif ici
est d’obtenir un produit d’excellente qualité.
« Nous visons une production de 10 000 tonnes
de café à l’horizon de 2018 », explique M.
Kessi.
Pour y parvenir, le
ministère a retenu dans chaque province
impliquée dans le Programme des villages pour y
créer des plantations communautaires. « Des
groupements d’intérêts communautaire, qui
peuvent être composés de 10 à 15 personnes ou
plus, on la charge de mettre en valeur la
superficie de 5 hectares qui leur octroyé ».
Ces études sont le
résultante du morcellement de terrains ayant
appartenus a des entités ayant fait faillite.
Comme à Okodja et ou Ndjolé - Pouvi, « Sur ordre
du chef de l’Etat, ces terrains ont été morcelé
et remis à la disposition des groupements
d’intérêt communautaire les plus proches »,
affirme-t-il.
Une opération qui a
connu le succès escortée. « A Ndjolé-Pouvi 4
Groupements et de nombreux particuliers ont
manifesté leur intérêt pour les 30 hectares que
nous avons mis à leur disposition »,
explique le conseiller du ministre Boukoubi.
Candidats à qui l'Etat apporte son appui au
travers de capital-garantie, de matériel
végétal, etc.
Bien évidemment,
des difficultés subsistent comme celles
relatives à la faiblesse du budget alloué au
Programme. « Mais nous sommes tenus par
l’obligation de résultat. Le ministre et son
équipe se concentrent sur les priorité pour
respecter les directives du président de la
République ».