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Le quotidien l'Union du 30 Avril 2008

 

PROGRAMME DE RELANCE DU SECTEUR CAFÉ/ CACAO

Des cultures de rente sur le point de retrouver un second souffle

 

TOUS les rapports le signalent. Depuis de nombreuses années et malgré les budgets mis à la disposition du département de l'Agriculture, les résultats escomptés sont en dessous des espérances. En réalité, « l'essor du secteur agricole est compromis » par la survivance d’éléments tels que « l’exode rural le vieillissement des actifs ruraux l'enclavement des zones potentielles de production, la taille des exploitations agricoles rurales (qui en moyenne ne sont que de 300 mètres carrés) par famille », explique Théophile Kessi, Conseiller auprès du ministre de l'Agriculture et chargé du Programme de relance de la filière café/cacao.

Ces éléments ont donc fait prendre, conscience au gouvernement de l'urgence de redynamiser ce secteur. « Ce n'est pas la perspective d’un pétrole en train de s’épuiser qui a motivé la décision des pouvoirs publics de se pencher plus avant sur le cas du secteur agricole, comme beaucoup le pensent à tort, mais bien les différents rapports » très souvent alarmistes sur un secteur qui est le second pourvoyeur d’emplois.

Des programmes ont donc été mis en place po or relancer une agriculture moribonde. Notamment celui relatif à la relance des cultures de rente (qui comprennent le café et le cacao). Inutile de revenir sur le lent processus de décrépitude de ces cultures.

Les objectifs u Programme de relance du café et du cacao sont relatifs à la sécurité alimentaire, à la réduction de la pauvreté, l'augmentation de la participation de l'agriculture au PIB et la préservation de l'environnement. Coller à ces directives gouvernementales passait par la mise en œuvre des stratégies (remise sur pied de certaines structures, diversification de la production, mise en place d'un système statistique agricole fiable, etc).

« C’est pour cela que nous avons réhabilité des centres de production du matériel végétal, car l’on ne peut pas proposer des produits de qualité », déclare Théophile Kesso.

Par conséquent, la réhabilitation du Centre de bouturage d’Okondja (qui permet la production du matériel végétal du café Robusta), l’amélioration du patrimoine génétique, le nettoyage et la relance des champs semenciers ou encore de 180 propagateurs qui peuvent accueillir 1000 boutures chacun, la réhabilitation des locaux (habitations et bureaux), les affectations d'agents compétents dans les différents centres, etc, composent la stratégie globale du ministre de l'Agriculture pour relancer cette dernière.

LES POPULATIONS ADHERENT AU PROJET       Dans le cadre du programme, nous avons choisi des zones de production surtout en raison des moyens mis à notre, disposition et de leur tradition dans la culture du café, dont le Haut-Ogooué, la Ngounié, l’Ogooué-Ivindo, l’Ogooué-Lolo et le Woleu-Ntem. Les trois dernières provinces ont également été choisies pour ce qui concerne la relance du cacao. Les provinces restantes suivront bientôt », avance-t-il.

Prévu pour être mis en place en 2005, ce n'est qu'en mars 2006 que le Programme sera exécuté. « Nous nous efforçons d’apporter un appui aux populations concernées par notre initiative en leur apportant les actifs ruraux nécessaires. Ce pour améliorer leur condition de production, créer de nouvelles exploitations... ». L’objectif ici est d’obtenir un produit d’excellente qualité. « Nous visons une production de 10 000 tonnes de café à l’horizon de 2018 », explique M. Kessi.

Pour y parvenir, le ministère a retenu dans chaque province impliquée dans le Programme des villages pour y créer des plantations communautaires. « Des groupements d’intérêts communautaire, qui peuvent être composés de 10 à 15 personnes ou plus, on la charge de mettre en valeur la superficie de 5 hectares qui leur octroyé ».

Ces études sont le résultante du morcellement de terrains ayant appartenus a des entités ayant fait faillite. Comme à Okodja et ou Ndjolé - Pouvi, « Sur ordre du chef de l’Etat, ces terrains ont été morcelé et remis à la disposition des groupements d’intérêt communautaire les plus proches », affirme-t-il.

Une opération qui a connu le succès escortée. « A Ndjolé-Pouvi 4 Groupements et de nombreux particuliers ont manifesté leur intérêt pour les 30 hectares que nous avons mis à leur disposition », explique le conseiller du ministre Boukoubi. Candidats à qui l'Etat apporte son appui au travers de capital-garantie, de matériel végétal, etc.

Bien évidemment, des difficultés subsistent comme celles relatives à la faiblesse du budget alloué au Programme. « Mais nous sommes tenus par l’obligation de résultat. Le ministre et son équipe se concentrent sur les priorité pour respecter les directives du président de la République ».

 

Source : Journal L'Union Plus du 30/04/2008

 



   

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