0N dirait que l'occasion
était trop belle, quoi. Casser du pisse-copie et
du taquine-micro (en même temps que des
responsables d'associations), ces empêcheurs de
racketter et de faire du bizness en rond, ça
devait démanger quelque part. Moi, Makaya, je ne
m'explique pas autrement le fait que des
journaleux, couvrant une manifestation publique,
aient été pris à partie avec autant de brutalité
par les gens d'armes, comme l'a rapporté samedi
anglais un écrivassier de mon Premier grand
quotidien.
On va me dire quoi là ?
Que les manifestant, n’avaient pas le droit de
battre le bitume parce que n’en ayant pas reçu
l'autorisation ? La marche a pourtant commencé
deux bons kilomètres plus loin, encadrée par
d'autres flics, sans qu'il n'y ait de palabres.
Celle qui avait été organisée deux jours plus
tôt sous la flotte avait bien été stoppée, puis
dispersée sans incidents.
Alors, il y a eu quoi à
l'ex gare routière pour qu'on assiste à ce
déchaînement ? Frapper un leader syndical et des
journaleux, confisquer le "matos" de ces
derniers, ça
règle quoi ? Je
sais que nos écrivassiers et taquine-micros sont
accusés de parler (un peu trop) de ces manifs,
mais est-ce que c'est eux qui les provoquent ?
Et il faudrait quoi ? Que
nos frères et sœurs soient informés de ce qui se
passe dans leur propre pays par les médias
étrangers ? Et de toute façon, ce qui s'est
passé à l'ex-gare routière l'a été devant
témoins. Dans ces cas-là, le bouche à oreille
fonctionne aussi efficacement que le canard, la
radio ou la télé. Sans oublier, comme je le
disais l'autre jour ici, que ce n'est pas en
cassant le thermomètre qu'on guérit la fièvre.
Je crois que ce qu'ont à
faire nos autorités c'est convaincre qu'il n'y a
pas mieux que la batterie de mesures qui a été
prise et que celles-ci seront strictement
respectées. Quant à nos flics, j’espère - on
peut toujours rêver - qu'ils assureront notre
sécurité avec autant d'efficacité qu'ils ont mis
à disperser la manif de l'autre jour.
Pour eux, quoi...