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Le quotidien l'Union du 28 Avril 2008

 

LOCALES DE 2008

Les électeurs, rois d'un jour!
De nombreux concitoyens inscrits sur les listes électorales ont fait l'objet d'une grande attention de la part des candidats qui, pour la plupart les ont transportés, nourris...

 

HIER matin, l'épaisse couche de brume qui recouvrait la ville disparaissait à mesure que le soleil transperçait à l’horizon. Dès 6 heures; un ballet de voitures était observable dans la rue commune il s'agissait d'un jour ouvrable. C'étaient en fait les candidats ou leur directoire de campagne qui assurait le transport de leurs représentants dans les bureaux de vote.

A l'école publique de la cité, les quatre présidents du centre arrivent très tôt à bord d'un véhicule de la Cénap au premier arrondissement, accompagnés de tout leur matériel. Pendant ce temps, un bus et des camions militaires larguent dans tous les sites retenus les forces de sécurité et de défense. Certains déposent en même temps des urnes. Tout semble aller comme sur des roulettes. Pourtant, aucun bureau apparemment n'ouvrira à l'heure prévue par la loi : 7 heures.

Les plus rapides, selon diverses sources, étaient accessibles aux environs de 8h30. D'autres, jusqu'à 10 heures n’étaient pas encore opérationnels. Tout- ceci a surtout été signalé aux deuxièmes et quatrièmes arrondissements. Un retard causé, dans nombre de cas, par les absences soit des vice-présidents ou des assesseurs ou encore les deux à la fois. Juste après avoir accompli son devoir civique, Me Séraphin Ndaot, confiant quant à son succès dans les quatre arrondissements, exprimait deux inquiétudes : plusieurs de ses militants n’auraient pas retrouvé leurs noms sur les listes et l'ouverture tardive de quelques bureaux. L'ex édile reste cependant assuré : "J’ai le sentiment qu’à l'heure qu'il est (hier à 11heures ndlr), Je suis gagnant dans les quatre arrondissements ".

A Saint André, André-Bernard Ifouta, adossé à un poteau, visiblement dépité, ne comprenait pas que sa fille, détenant une fiche d'inscription dûment remplie dans le troisième arrondissement qu'il brigue avec d'autres pédégistes, retrouve son nom au premier arrondissement.

Malgré la réclamation faite " à temps ", rien n'a changé. Quoiqu'il en soit, aucun incident majeur, jusqu'en début de soirée n'était signalé.

MATURITE POLITIQUE      Les Portgentillais ont, comme les fois précédentes, exprimé leur choix en toute tranquillité. Le gouverneur de province, Jean-Marie Béka b'Obame et le Haut représentant personnel du chef de l'Etat, Michel Essonghé, l'ont fait vers 9 heures au centre de formation et de perfectionnement professionnel (premier arrondissement). Jean-Philippe Douckagha, candidat du-Rassemblement des républicains au quatrième arrondissement affiche un grand optimiste. "Notre objectif est d'obtenir les 15 conseillers sur 15 " confie-t-il estimant que le tour est venu pour sa circonscription d'avoir un maire à la mairie Centrale, unique voie de salut, selon lui, pour sortir de son sous-développement. Il ne vise pas moins que le fauteuil de premier magistrat communal.

Alors que Jean-Richard Sylong, qui avait 10 conseillers municipaux dans l'ancienne mandature, espère en avoir un peu plus. Un rapide tour des QG et des centre de vote démontre à quel point les candidats prennent soin de leurs électeurs qui pour la circonstance deviennent des rois d'un jour.

Nombreux ont organisé des transports à partir des QG, d'autres effectuaient le ramassage dans les quartiers, sur des itinéraires bien définis. On espère ainsi par ricochet lutter contre l’abstention. Et malgré cela il n'y avait vraiment pas - à quelques exceptions près - bousculade devant les bureaux de vote.

A 16 heures, certains candidats du troisième arrondissement affichaient une grande colère. L'un de leurs adversaires avait fait venir, affirmaient-t-ils, des électeurs de l'Ogooué. Sous nos yeux et ceux d'autres personnes, un candidat a refusé de tendre la main à un autre qui venait chaleureusement le saluer.

A signaler que les deux sont maires sortants. Du reste on raconte qu'ils sont parents (oncle et neveu) et, d'ordinaire, ils s'entendaient dans les affaires. Haine subite, séquelles de la campagne ou superstition ? Personne ne sait. Ailleurs par contre, on a observé beaucoup de gestes de fair-play entre candidats. Signe évident d'une certaine maturité politique.

 

Source : Journal L'Union Plus du 28/04/2008

 



   

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Pour moi quoi...Makaya
0N dirait que l'occasion était trop belle, quoi