ACTIVITÉS PRÉSIDENTIELLES
Le CNC remet son rapport
2007 au chef de l'État
Celui-ci dresse un
tableau sombre du fonctionnement des médias au
Gabon, en meure temps qu’il contient
un chapelet de propositions pour leur
l’mémoration.
LE président Conseil
national de la communication François Engongah
Owono, a présenté jeudi dernier au président de
la République, Omar Bongo Ondimba le rapport qui
dresse l'état des lieux du fonctionnement au
quotidien de la presse au Gabon. Ce rapport
propose aussi un ensemble de mesures allant dans
le sens de l'assainissement moral de la
profession de journaliste et de la modernisation
de l'espace médiatique national.
Comment repenser le
paysage médiatique national au regard de la
dégradation sans cesse croissante du contenu des
journaux ? Voilà, la question majeure qui était
au centre des échanges entre le chef de l'État
eues conseillers membres du CNC.
En faisant l'inventaire
des activités menées par le CNC, François
Engongah Owono a d'abord exprimé sa gratitude au
chef de l'État pour la confiance placée en ses
membres dans la gestion d'une institution dont
la sensibilité requiert de leur part, autorité,
compréhension, fermeté et souplesse, ainsi
qu'une grande capacité d'écoute et de
communication.
Passant ensuite à l'examen
du rapport annuel, le Conseil national de la
Communication a lait part au chef de l’Etat de
l'existence d'une pléthore de mal organisés et
parfois de qualité douteuse ; d'un nombre
croissant de radios et de télévisions privées ne
disposant pas de cahiers de charges permettant
un meilleur contrôle de leurs programmes ; de la
projection à des heures de grande écoute des
films violents, pornographiques dans les médias
publics ; de l'impossibilité de réguler les
médias publics que sont la RTG 1 et 2, l'Agence
gabonaise de presse (AGP) en raison de leur
statut actuel de simple administration ; de
l'utilisation abusive des médias par les acteurs
politiques pour des règlements de compte avec ce
que cela comporte comme dérapages regrettables;
de l'accès limité pour les journaux locaux aux
recette publicitaires, etc.
RÉQUISITOIRE
C'est un réquisitoire accablant qui amoindrit,
selon le président du CNC, les efforts de
l'institution, qui résulte de la « trop
grande souplesse » exercée dans la création
des organes de presse au Gabon.
A la lumière de
l'évaluation faite par l'organe de régulation de
l'espace médiatique national, le CNC voit deux
pistes pour repenser le champ de la presse
publique et privée locale.
Au plan institutionnel, le
toilettage passera nécessairement parla
"révision" de certaines dispositions de la
loi portant code de la communication. Cela
signifie en clair que le CIVC entend "durcir"
les conditions de création des entreprises de
communication. Il compte proposer au
gouvernement, représenté au cours de cette
audience par le Premier ministre Jean Eyéghé
Ndong et le ministre des -Finances Paul Toungui,
de "relever" de manière substantielle les taux
de redevance, de proposer au gouvernement, la
révision du "statut des chaînes publiques"
afin qu'elles deviennent des entreprises de
communication.
Au plan professionnel, le
Conseil national de la communication se propose
d'encourager le regroupement des organes de
presse pour en faire des entreprises viables et
crédibles, puis de mettre en place un organe
d'autorégulation digne de ce nom, au terme d’un
processus consensuel au sein de la profession
qui jouira de la légitimité et de la confiance
de tous les acteurs de la profession. L'objectif
étant celui de mettre fin à l'atteinte à la
confraternité, à la vie privée, à la dignité et
à la réputation d'un tiers. L'atteinte aux
bonnes mœurs, la diffusion de fausses nouvelles
et l'incitation à la haine.
Le Conseil national de la
communication a donc assuré au chef de l'État,
qu'il "veillera à la stricte application de
la loi" tout en tenant compte de la mission
de promotion de la presse dans notre pays.
Notons qu'en deuxième
heure, le chef de l'État a reçu en audience le
président-directeur général de la société
pétrolière Perenco.