MOI, Makaya, j’ai
sursauté l'autre jour en apprenant le d'inscrits
(autour de 64 000) sur la liste électorale dans
un de nos chefs lieux de province, pas connu
pour être très peuplé. Un petit calcul mental,
comme j'aimais en faire lorsque je passais mon
certificat d'études indigènes, m'autorise à dire
que pour obtenir la population globale, on
pourrait multiplier ce chiffre par deux, vu la
proportion des moins de 18 ans partout dans
notre Gabon d'abord-là. Sans parler-parce qu'il
en existe- de ceux qui ne se sont pas fait
inscrire, quoi.
Comment est-ce
possible ? que je me suis écrié. Ouais, comment
se fait-il qu'il y ait tout à coup autant de
monde dans cette circonscription là ? Avec un
tel chiffre, cette commune serait désormais au
moins aussi peuplée que l'Ile Mandji, Masuku ou
Nkum'Ekeigne ! Un vrai tour de force, mes chers
frères Makaya ébahis !
Du coup, j ai pensé
à cette récente colère du "gouvrement" contre
tous ces acteurs politiques qui ont entrepris de
faire inscrire des électeurs à tour de bras. La
loi a beau dire que se faire inscrire est une
démarche purement personnelle, rien n'y fait. On
est candidat quelque part, il faut y amener le
maximum de personnes pour voter en sa faveur.
Peu importe si celles-ci sont déjà inscrites
ailleurs. Peu importe aussi si leur radiation
n'a été faite au préalable.
Alors, le même
"gouvrement" a beau assurer que dans ces cas-là,
c'est la dernière inscription qui est prise en
considération, moi, Makaya, fat peur qu'il n'ait
subsisté des doublons ici et là. C'est
d'ailleurs ce que m'a affirmé le neveu du cousin
de la grand-sœur de la tante de ma bonamie,
c'est-à-dire mon propre "mougoye", s'agissant
d'un quidam dont le nom figure sur les listes de
deux circonscriptions voisines.
Combien ils sont
ces gens qui pourront ainsi voter ici et là le
même jour ? Question à mille dôlès, quoi...