EST-ce qu'il faut
même encore s'en étonner ? Moi, Makaya, je
réagis comme après avoir lu ce papier hier, à la
"dez'' de mon Premier grand quotidien. « L'achat
de conscience en période électorale a la peau
dure », que relève donc l’écrivassier, citant
une foule d'exemples, quoi.
N'est-ce pas à
chacune de ses rentrées (ou lorsqu'elle tire les
enseignements d'un contentieux électoral), la
Cour constitu... constuti... constitutionnelle
(ouf !) pointe cette attitude chez nos acteurs
politiques assimiler le vote à une forme de
guerre, Eh bien ceux qui pratiquent celle-ci
mettent en avant la formule suivante : à la
guerre comme à la guerre!
Ouais, mes chers
frères Makaya sans illusions, aux yeux des
candidats ceux à œil de leurs équipes de
campagne, tous les moyens sont bons pour
s'attirer nos suffrages. Un petit billet par ci,
un kilo de cotis ou de cuisses de poulet par là,
un groupe électrogène ailleurs. L'électeur
ignore l'ingratitude, qu'ils se disent, quoi.
Il y a même
aujourd'hui une telle surenchère que certains
candidats sombrent dans le mauvais goût. Samedi
anglais, que me rapporte le petit-frère du
cousin de la tante de ma bonamie, c’est-à-dire
mon propre "mougoye"; une tête de liste a mi
bon, à côté d'une petite enveloppe, d'offrir à
nos sœurs... des serviettes hygiéniques!
Je n'ai
spécialement contre ce candidat-là, mais ça
serait bien de lui faire comprendre le jour du
vote que le mieux peut être l'ennemi du bien.
Cela est valable pour tous ceux-là, soit parce
qu'ils sont en panne de projets, soit parce
qu'ils savent que plus personne ne croit en eux,
traitent l'électeur avec autant de
condescendance.
Finalement, on
tient peut-être là l'explication sur l'état de
nos collectivités. Ce n’est pas tant qu'elles
manquent de moyens pour se développer, mais pour
ceux qui arrivent à leur tête, il faut avant
tout récupérer ce qu'on a dépensé au moment de
la campagne, ensuite manger et, enfin, se faire
un trésor pour la... guerre suivante.
Quel pays !