Commune de Libreville
La mairie
centrale dans le viseur du général
Jean Boniface Assélé
Le leader du Centre des
libéraux réformateurs (CLR), n'a pas
fait mystère, dimanche dernier, lors
d'un grand rassemblement au Centre
sportif d'Oloumi, de ses intentions
d'être
le prochain locataire de l'Hôtel de
ville.
« LES Librevillois
doivent rompre avec les tabous les pactes non
écrits qui font en sorte que seule les
originaires de Libreville doivent gérer et
conduire les affaires de cette métropole ».
Cette déclaration de Jean Boniface Assélé, le
leader du CLR, faite dimanche soir au cours du
meeting de lancement de la campagne de son parti
au gymnase d'Oloumi, donne le ton de ce que
pourrait être, au sortir des élections locales
du 27 avril, la lutte pour la succession du
maire Alexandre Ayo Barro.
Jean Boniface
Asselé et les siens, pour parvenir à conquérir
la mairie de Libreville doivent remporter 59
conseillers sur les 98 que compte l'ensemble des
six arrondissements de la capitale gabonaise.
Une chose qui n'est pas aisée si l'on s'en tient
à la pléthore des listes en course pour la
future gestion de la métropole gabonaise, dont
les plus en vue sont le PDG, le RPG, l'UPG et
l'UGDD.
Pour le leader du
CLR, la victoire est possible à causer des
réalisations qu'il a initiées dans la capitale
gabonaise et aujourd'hui font la fierté des
Gabonais de tous bords, contrairement à certains
qu'il n'a pas cité, qui ont préféré investir à
l'étranger au lieu d'aider leur pays à sortir du
sous-développement.
"Nous avons pour
ambition de changer le visage triste que nous
offre la ville de Libreville. Et pour que le
visage de notre capitale soit rayonnant, il faut
des hommes nouveaux à la tête de la mairie, qui
mettent leurs moyens financiers au bénéfice de
la construction de la cité", a-t-il déclaré.
Pour Jean Boniface
Asselé, Libreville appartient à tous les
Gabonais. De ce fait, n’importe quel compatriote
issu de n'importe quelle province peut gérer la
capitale gabonaise, l'essentiel est qu'il pose
des actes concrets ainsi que le recommande le
président de la République, Omar Bongo Ondimba.
A l’orée de
l'organisation par notre pays de la CAN 2012,
Libreville doit être un miroir de la sous-région
d Afrique centrale et si nous remportons les
élections et accédons aux commandes de la ville,
nous engarçons des actions visant à améliorer
son environnement, et le cadre de vie de ses
résidents", a promis le général.
S'il est élu maire
de Libreville, le leader du CLR envisage de se
battre bec et ongles pour restaurer le cadre
institutionnel qui interpelle la loi sur la
décentralisation. De ce fait, il souhaite que
les collectivités locales soient dotées de la
personnalité morale avec une autonomie
financière et administrative.
Créer les emplois
aux jeunes avec la mise en route de la police
urbaine, doter des arrondissements des
cimetières dignes de ce nom pour bien honorer
nos morts, aménager des sites pour construire
des logements qui répondent aux aspirations des
riverains, reconstruire la ville de Libreville
afin qu’elle devienne une ville moderne comme
les autres métropoles du monde, tel est
l'ambitieux programme que le CLR compte mener
sitôt installé à la mairie de Libreville.
Avant que le
président du CLR n'esquisse un pan de son
programme, ces jeunes loups, que sont, le 5e
adjoint au maire sortant de Libreville,
Eloi Nzondo, le député du canton Bouenguidi-Moalo
dans l'Ogooué-Lolo, Gaston Midoungani, les 5
autres têtes de listes des le, 2e, 4e, 5e et 6e
arrondissements, dont les plus en vue auront été
Gervais Oniane et Mme Midoungani, ont comme un
seul homme appelé les militants et les
sympathisants de leur parti à voter pour les
listes céléristes pour donner à la capitale
gabonaise un visage rayonnant et attractif.
C'est au rythme des
sons et rythmes de nombreux artistes locaux
parmi lesquels Ndong Mboula et Edingo qu'a pris
fin la présentation officielle des candidats du
CLR dans les communes de Libreville et d'Owendo
pour les élections locales du 27 avril prochain.