MOI, Makaya, je ne sais
pas si cela a jamais j/ consolé quelqu'un de lui
dire qu'ailleurs c'est pareil, voire pire. Le
« gouvrement » a sans doute raison de rappeler,
comme il l'a fait l'autre jour, que la hausse
actuelle du prix des produits alimentaires "est
un phénomène mondial". Mais avoir à constater
dans notre Gabon d'abord ]à que le par de la
ménagère se réduit chaque jour à peu de choses
est difficile à supporter, quoi.
Surtout que le crédit que
s'étaient forgées les autorités en prenant assez
rapidement la mesure de ces augmentations s'est
évaporé. Ouais, alors que l’huile, devenue rare,
avait vu son prix s'en voler, que ceux d u lait
et d'autres produits de base avaient connu la
même courbe, on nous avait sorti une sorte de
mercuriale, un barème des prix pour ces
produits.
Mais quand on fait son
marché aujourd'hui, mes chers frères Makaya
désabusés, on se tient le ciboulot à deux mains.
Tout ou presque est redevenu comme avant. On
voit même d'autres produits, par effet boule de
neige, augmenter! Et ce n'est peut-être pas
fini. Parce que le prix des céréales ayant
augmenté, les secteurs utilisant pour leur
production de blé, mais, avoine et que sais-je
encore vont finir parfaire pareil.
Et là, moi, Makaya,
n'entends plus tellement parler les pontes de la
consommation et de la concurrence. Je les avais
entendu menacer d'amendes et, même, de fermeture
de leurs boutiques, ces commerçants qui n'en
faisaient qu'à leur tête. Ils ne vont pas me
dire que ces marchands sont tous vertueux ! A
moins que tout ça n'ait été que de la poudre (de
lait ?) aux yeux et pour les caméras de télé !
Maintenant, on nous parle
d'un comité interministériel ad hoc qui
proposerait "des solutions immédiates
d'application„. Remarquez, on a soigneusement
évité le terme "commission'; souvent raillé ici
(quand je veux enterrer un problème, eh bien je
créé une commission, que quelqu'un avait dit).
Mais la question reste la même: quid de son
efficacité ?
Pôvres de nous !