SUITE
à la démission le 28 février dernier de Me
Séraphin Ndaot Rembogo
du PGP, le Bureau national la tendance dont il
était le président a dû procéder, vendredi 4
avril dernier à la désignation du 3e
vice-président, Benoît Wagha, pour assurer les
affaires courantes, pour ne pas dire l'intérim,
avant l'organisation du prochain congrès. Une
décision contestée par certains hiérarques da
parti, en l'occurrence, le secrétaire général de
cette formation politique, Nicaise Sickout
Iguendja.
C'est l'opinion développée, hier, au cours du
point de presse qu'il a tenu dans son QG de
campagne au Carrefour SNI. La désignation de
Benoît Wagha n'est pas conforme aux statuts et
règlement intérieur du PGP issus du congrès
d'octobre 2005. L'article 58 des statuts
stipule, en effet, rappelle l'ex troisième
adjoint au maire du 4e arrondissement de
Libreville, que : "En cas d'empêchement
définitif ou de démission du président dûment
constaté par le Bureau national, les fonctions
de président sont exercées provisoirement par le
président du Conseil national qui doit convoquer
dans les trois mois qui suivent, un congrès
extraordinaire pour l'élection du nouveau
président."
Si l'on s'arc-boute effectivement sur le respect
des statuts, c'est bien le progressiste
Christian-Robert Mougoungou, le président du
Conseil national, considéré comme étant le
Parlement du parti, qui aurait dû occuper cette
fonction de président intérimaire, en lieu et
place de Benoît Wagha.
Nicaise Sickout Iguendja, en sa qualité de
secrétaire général chargé de veiller au respect
des principes d'organisations, de fonctionnement
et de la discipline du parti, invite le
ministère de l'Intérieur,
si tant est que la loi l'y autorise,
à prendre des mesures conservatoire sur le PGP
afin que les uns et les autres mettent lin à la
cacophonie actuelle, marquée parles déclarations
et différentes sorties publiques qui n’honorent
nullement le PGP".
Il interpela également les juges de la Cour de
cassation
« pour qu’ils prennent une décision quelle que
soit sa nature, pour que les uns et les autres
assument".
Aussi, le secrétaire général souhaite-t-il que
les différents protagonistes de la crises du PGP
se réunissent sous l'égide du Conseil national
de la démocratie pour tenter une sortie de crise
en vue de sauver l'œuvre de Me PierreLouis
Agondjo Okawé.