NOS opérateurs
économiques, comme on les
appelle, sont donc aussi peu vertueux ! Ces derniers
mois, on a découvert, abasourdis,
que
beaucoup de patrons d'entreprise ne reversaient
pas
à
Dame Caisse le "miang" qu'ils prélevaient à leur
personnel sous formes de cotisations, quoi.
Vous seriez
encore plus estomaqués, mes chers
frères
Makaya, si vous preniez
connaissance
de la liste de ces
mauvais payeurs, ainsi que du montant de leur ardoise.
Des sociétés
et des organismes
dont les chefs paradent
partout
!
Et
des milliards tondus sur le dos de travailleurs
d'ailleurs pas toujours bien traités.
Comme si cela
ne suffisait pas, voilà qu'on
apprend
que
d'autres –à moins que ce soit les
mêmes-emploient
des étrangers au noir
!
Ouais, le contingent de sans
papiers au rapatriement duquel
viennent
de
procéder les
services de l'immigration est composé essentiellement de
ces
travailleurs clandestins, qu'on peut lire
dans mon
Premier grand quotidien.
Il faut dire qu'il est commode de
tenir ainsi le pôvre bougre
qu'on emploie. Il peut être payé en monnaie de
singe, brimé parfois, il ne bronchera pas.
La peur de se retrouver à la
rue, crevant de faim et à la merci du premier
contrôle de police. Mais cela n'est ni
légal, ni moral.
On ne
doit donc pas laisser une telle situation
perdurer.
Alors, il faut
saluer l'initiative de nos services
de l'immigration
visant à amener ces drôles de patrons à
filer droit.
Mais ce que moi, Makaya, je crains, c'est que
cela
ne
ressemble à de simples incantations, des
rodomontades
et des coups
de menton dont se moquent éperdument
ceux auxquels
ils sont destinés.
Il ne suffit donc pas de dire que
tel pourrait être frappé
d'amende ou
qu'il serait contraint de participer aux frais
de
rapatriement du gars qu'il aurait employé
au noir.
Puisqu'on est devant un cas de violation
flagrante
de la
loi, tous ces
margoulins doivent payer! Au propre comme
au figuré.
Et puis, c'est
tout, quoi...