Moi, Makaya, je
donne toujours l'impression de radoter devant la
persistance des problèmes, de notre Gabon
d'abord-là et, surtout, devant leur absence de
solutions. Regardez la question de la sécurité
routière: je presse régulièrement ici les
autorités d'agir à travers des mesures fortes,
qu'elles s'engagent ensuite à faire respecter
scrupuleusement. Mais on dirait qu'elles
freinent des quatre fers, quoi.
A
Libreville-les-dangers, il y a, ces derniers
jours, une multiplication des "askidents" qui
interpellent. Le parc est en train d'exploser,
mais avec beaucoup d'autos en mauvais état. En
revanche, le réseau routier demeure "mbè mbè" ce
qu'il est, c'est-à-dire pas très étendu et fort
dégradé par endroits.
Résultat : une
pagaille chaque jour plus importante dans-nos
rues, avec des automobilistes qui réinventent
les règles de conduite, entre ceux qui se
moquent de la rare signalisation existante et
ceux qui créent des files supplémentaires sur
des voies étroites. Bref, se livrer à des
manœuvres dangereuses paraît être le
comportement le mieux partagé chez beaucoup de
conducteurs.
Face à ça, on fait
quoi ? Rien ! Assez bizarrement, on semble avoir
intégré l'idée que les "askidents" seront de
plus en plus nombreux en exigeant - mais je ne
le condamne pas - de chaque automobiliste qu'il
soit équipé d'une trousse pour pouvoir « ministrer »
les premiers secours. Et la prévention desdits "askidents"
?
C’est à se demander
si le « gouvrement » se rappelle lui-même le
train de mesures qu'il prit il y a quatre ans et
dont seul le port obligatoire de la ceinture est
entré dans les moteurs. Mais c'est vrai que
c'était à la suite d'un drame affreux. On
n'attend tout de même pas qu'il s'en produise un
autre pour les taire sortir du tiroir !
Le téléphone au
volant, les limitations de vitesse, le respect
de la signalisation, celui de la réglementation
en matière de circulation de certains bahuts,
tout cela passe quotidiennement sous les roues
des automobilistes !
Quel pays !